jeudi 25 novembre 2010

Lettre à Madame Irina Bokova



A l’attention de Madame Irina Bokova
Directrice générale de l’UNESCO

Madame,


La 185ème session du conseil exécutif de l’UNESCO vient de se tenir du 5 au 21 octobre 2010.

Lors de cette session, cinq décisions ont été adoptées concernant, je cite, “les Territoires palestiniens et arabes occupés”.

L’une de ces décisions considère, je cite encore, que l’Al-Haram Al-Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al-Khalil/Hébron et la Mosquée Bilal Bin Rabah/Tombe de Rachel à Bethléem sont des sites palestiniens faisant partie intégrante des Territoires palestiniens occupés.

Je suis au regret de vous informer que les Territoires dont vous parlez ne sont pas et n’ont jamais été palestiniens, même si à force de répétition, ce mensonge a été fait vérité.

Afin d’en avoir confirmation, je vous invite à consulter n’importe quelle documentation sérieuse traitant de l’histoire et de la géographie de la région.

Les archives de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation la Science et la Culture pourront faire affaire, à moins que la bibliothèque de l’UNESCO ne soit composée “d’œuvres” comme le Protocole des Sages de Sion, ce que pourraient laisser croire les décisions de son conseil exécutif.

lundi 8 novembre 2010

La terreur de l'Europe

par Alain Legaret

Ce texte date de 2002. Il a été écrit pendant la deuxième Intifada.
Suite à la refonte de plusieurs sites web, il avait pratiquement disparu d'internet. Nous le remettons en ligne ici.



Ah comme ils sont pittoresques nos Corses, nos Basques ou nos Irlandais avec leurs petits chapardages ! Un garde civil par-ci, un gendarme par-là, ou encore un petit incendie de voiture...

Ils font partie, en quelque sorte, du folklore européen. Avec leurs actions d'enfants de chœur, ils espèrent ainsi faire connaître au monde leurs revendications. Quelle naïveté!

Mais faut pas hésiter, les gars, faut être ambitieux : la cruauté on vous dit, il n'y a que ça qui paie!

Allez par exemple vous faire exploser dans les métros, ou au café de Flore, au Cardo, ou encore à Trafalgar Square : là on commencera à vous prendre au sérieux. Poursuivez avec les Jeux olympiques, ou le Mondial de football, où vous massacrerez quelques athlètes sanguinaires. Faites sauter des avions, ou encore quelques petits bus rouges à deux étages, ça, ça nous ferait de somptueux carnages !

Attaquez des églises à Madrid, des crèches à Paris, des écoles à Londres, où vous décimerez des classes entières. Mitraillez à la terrasse du Fouquet's, ou dans les rayons de Harrod's ou de Zara, un jour de soldes.

jeudi 21 octobre 2010

Quand Jimmy Carter planifie la destruction d'Israël

par Alain Legaret




Les symboles sont à utiliser avec précaution.

Aussi, quand des gens se prétendant pour la paix s'égarent tellement par leur antisémitisme jusqu'à pactiser avec l'immonde, il est des moments où il faut leur dire stop.

Cette semaine, l'américain Jimmy Carter et l'irlandaise Mary Robinson ont rendu visite à Khaled Meshaal, à Damas.

Sur le mur, est représentée la destruction d'Israël et son remplacement par un état arabe supplémentaire.

Même si les médias honteux et collabos taisent cette ignominie quand elle sort de la bouche d'Ahmadinejad, on dirait que les occidentaux se sont habitués, et l'idée de la destruction d'Israël ne les choque plus.

lundi 30 août 2010

Alya

par Alain Legaret

alya©le Monde à l'Endroit 2010
Alors comme ça, depuis ton dernier voyage en Israël, tu ne penses plus qu'à aller t’installer là-bas?

Quelle poisse ! Tu as du attraper le fameux virus ! Il est réputé pour faire des victimes surtout en été.

Mais sois rassurée quand même. Car en général, son effet disparaît rapidement. Au bout de quelques jours, on peut reprendre une vie normale.

Par contre, si les symptômes perdurent, tout se complique :

Ca commence par un sentiment de décalage total. D’abord avec les autres, et ensuite avec soi-même. Le corps est là mais la tête est souvent ailleurs. L’obsession se fait permanente. Ça peut durer des mois, voire des années.

Quelquefois on est tenté de tout lâcher mais on s'accroche.
En cherchant des réponses, on ne trouve que des questions :

"Mais quand même, ma famille, mes amis, je les aime, ils sont toute ma vie, je ne peux pas les abandonner comme ça !
Partir et les laisser ? Non, ce n’est pas possible. Ici, on me connaît. Qu’est ce qui m’attend là bas ? Tout recommencer à zéro ? Je ne parle même pas la langue, la vie y est difficile et les Israéliens n’ont aucune manière.

lundi 23 août 2010

Les Twins, Manhattan et Jérusalem

par Alain Legaret

Jérusalem

Il y a à peine 2000 ans, le Temple juif dominait la cité de Jérusalem.

Quand il fut détruit au premier siècle, le Mont du Temple resta quelques temps désaffecté jusqu’à ce que des Musulmans vinrent construire sur le site une mosquée.

2000 ans plus tard :

• les Musulmans creusent sur le Mont du Temple et détruisent des trésors archéologiques qui sont autant de vestiges qui prouvent l’antériorité du Temple juif sur le site.

• Les terroristes et les amnésiques nomment l’endroit "l’Esplanade des Mosquées".

• Ceux qui continuent de parler de "Mont du Temple" en rappelant qu’un temple juif s’élevait ici autrefois, sont considérés comme des fanatiques extrémistes refusant de voir en Jérusalem le troisième lieu saint de l’Islam.


New York

En 2000, le World Trade Center dominait encore l’ile de Manhattan.

Quand il fut détruit l’année suivante, Ground Zero est resté quelques temps désaffecté jusqu’à ce que les Musulmans décident de construire sur le site une mosquée.

mardi 6 juillet 2010

Concert de soutien à Guilad Shalit



Hier a eu lieu aux abords de Gaza un concert de l'orchestre philarmonique d'Israël dirigé par Zubin Mehta. Le concert, intitulé "Cri au Monde", visait à mobiliser l'opinion internationale à la libération de Guilad Shalit.


Si Israël n'avait pas évacué la bande de Gaza en 2005, Il n'y aurait pas de Hamas qui règne par la terreur. Il n'y aurait pas eu de missiles sur Sdérot, pas d'opération "plomb durci", pas de provocation de flottilles, pas de réfugiés du Gush Katif, et Guilad Shalit serait aujourd'hui libre et avec sa famille.


C'est toujours bon de se remémorer comment on en est arrivé là, non? Sans commentaire, quelques photos...




 

vendredi 18 juin 2010

Soutenir Israël : s’il tombe, nous tombons tous

Par Jose-Maria Aznar, Premier Ministre d'Espagne de 1996-2004
Publié dans "The Times" du 17 juin 2010.
Traduction française: Albert Capino

La colère au sujet de Gaza est un leurre. Nous ne pouvons pas oublier qu'Israël est le meilleur allié de l'Occident dans une région agitée.

Pendant trop longtemps en Europe, il n’a pas été à la mode de prendre la parole en faveur d'Israël. Dans la foulée de l'incident survenu récemment à bord d'un bateau rempli de militants anti-israéliens en Méditerranée, il est difficile de penser à une cause plus impopulaire à promouvoir.

Dans un monde idéal, l'assaut par des commandos israéliens sur le Mavi Marmara n'aurait pas fini avec neuf morts et une vingtaine blessés. Dans un monde idéal, les soldats auraient été accueillis avec calme sur le navire. Dans un monde idéal, aucun Etat, encore moins un allié récent d'Israël comme la Turquie, n’aurait parrainé et organisé une flottille dont le seul but était de créer une situation impossible pour Israël: le choix entre renoncer à sa politique de sécurité et le blocus maritime, ou risquer la colère du monde.

mercredi 16 juin 2010

L'autre blocus de Gaza

par Alain Legaret

Prenez un bateau, glissez dans les cales deux poussettes, un baby-foot et des médicaments périmés, et vous avez le prétexte.

Embarquez des touristes las des safaris d'Afrique, des personnalités en mal d'actualité, des paumés en quête de reconnaissance, et vous avez vos boucliers humains.

Ajoutez une pincée d'islamistes en costume humanitaire ou habillés de leurs nationalités occidentales, et le cocktail est prêt.

Il ne se boit pas.

Il est fait pour exploser. Et plus il explose fort, et plus Israël sera coupable.

On gagne à tous les coups.

Molotov mène le monde en bateau.

Le moteur, c'est fini. Aujourd'hui, la tendance est au rétro: ce sont les voiles qui mènent le bal. Sans musique. Et pourtant tout le monde danse.

Un vent de sable du désert envahit l'occident.

Sur les pavés, la plage. Et sur la plage, pas de maillot.
C'est la burqa qui fait fureur. Heil schöne fräulein!

Les pays croixants, ceux dont la croix en berne masque encore le "ss" caché dans le croissant, y ont déjà laissé leur âme.

La mode n'est plus à marcher sur l'eau. Aujourd'hui, ils vont là où les voiles les poussent.
Au moindre vent, à chaque brise de blocus, c'est la grande transat pour condamner Israël.

Occident bien sage, tu auras une image. Mais de caricature, tu t'abstiendras. Pigé?

mardi 15 juin 2010

Le Juif, coupable universel

par Pierre Jourde (publié en janvier 2009)


Depuis l’entrée de Tsahal dans la bande de Gaza, les médias parlent benoîtement d’”importation du conflit”, de “violences intercommunautaires”.

Elles sont tout de même un peu à sens unique, les violences “intercommunautaires”. Cela consiste, en gros, à ce que des jeunes gens d’origine arabo-musulmane s’en prennent à des juifs, manifestant par là leur soutien à leurs “frères” palestiniens opprimés. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux juifs est devenue un phénomène récurrent.


La mort de centaines de femmes et d’enfants palestiniens est un désastre humain qui doit susciter en tout homme l’horreur et la compassion.
En conséquence de quoi, il est légitime d’aller casser la figure à un juif de France qui n’y est pour rien. Sans doute parce que ces gens-là, c’est bien connu, forment un lobby. Tout juif est complice.

Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne ?

Soutiennent-ils le Hamas ? Savent-ils que les textes de référence de ce mouvement n’ont rien à envier à ceux du Parti nazi ? Que son objectif déclaré est de tuer les juifs et de détruire Israël ? Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellement ses missiles sans réagir ? Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté ?

jeudi 3 juin 2010

Ce qui se joue au large de Gaza

par Alain Legaret

Pendant huit ans, près de six mille roquettes ont été envoyées sur Israël à partir de Gaza.
Fin 2008, Tsahal lançait l'opération plomb durci pour faire cesser ces tirs.

L'attitude de la communauté internationale, silencieuse pendant huit ans puis soudain vociférante, laisserait croire que bombarder les localités juives est moral, tandis que vouloir faire cesser ces tirs est immoral.

Depuis plus de quatre ans, Guilad Shalit est otage à Gaza. Depuis trois ans, Israël maintient un blocus sur Gaza, contrôlant les marchandises pour éviter que les convois humanitaires ne transportent des armes.

L'attitude de la communauté internationale, scandalisée dans un cas et muette dans l'autre, laisserait croire qu'empêcher le trafic d'armes est immoral, mais que retenir un être humain en isolement total serait donc moral.

Si telles sont les valeurs que défend la communauté internationale, le devoir exige de s'en démarquer.

Aujourd'hui, la Syrie est en train de transférer des tonnes de missiles au Hezbollah au nez et à la barbe des forces de l'ONU chargées de prévenir ce réarmement.

Dans le même temps, nombreux sont les pays qui ont réclamé d'Israël la levée immédiate du blocus de Gaza.

Autant demander directement à l'Etat juif de se suicider.

Il doit être difficile à certains de voir une nation se plier aux règles démocratiques et résister aux assauts des dictatures alentours.

Alors qu'Israël a arraisonné cette semaine la flottille pour Gaza, déjà un nouveau bateau irlandais se prépare à vouloir briser le blocus.


"Israël toujours coupable" : sur l’unilatéralisme anti-israélien

par Patrick Ravaisson

Ce qui frappe dans le dernier événement de l’arraisonnement de la flottille destinée à Gaza, c’est l’unilatéralité anti-israélienne dans les réactions à travers le monde. C’est toujours la faute d’Israël !

Quoi que fasse Israël, il a toujours tort, et la critique unilatérale trouvera toujours la petite bête à Israël sans jamais parler des crimes de l’autre camp.

Exemples :

- Tsahal tue des « pacifistes » d’un « convoi humanitaire ».
Donc Israël est un régime barbare coupable, au pire, de « crime de guerre», ou, au mieux, d’une maladresse criminelle.

Mais les mêmes accusateurs font silence sur les raisons du blocus de Gaza, sur le régime criminel du Hamas qui bombarde les civils israéliens, massacre les palestiniens du Fatah, est la base terroriste avancée de l’Iran dans la région. Silence sur les liens de l’organisation « humanitaire » avec les islamistes violents, l’Iran, Al Quaïda ; sur leur volonté déclarée de provocation et d’affrontement avec Tsahal ; sur leur refus de tout compromis.

- L’opération à Gaza en 2009 : Israël est coupable de «réaction disproportionnée», de «génocide», de tuer des civils innocents, des femmes et des enfants. Mais rien n’est dit de la tactique du Hamas qui utilise les civils comme « boucliers humains », qui utilise les écoles et les hôpitaux comme bases de tir ; rien sur les raisons de l’intervention, oubliés les tirs longtemps impunis du Hamas sur les civils israéliens.

- La barrière de sécurité : honte à Israël coupable d’édifier un mur, quand l’Europe fait tomber celui de Berlin ; Israël coupable d’Apartheid ; Israël coupable d’inhumanité en séparant des familles ; Israël coupable d’imiter les camps de concentration en enfermant des civils innocents…Mais rien sur les multiples attentats terroristes qui ont ensanglanté Israël et justifié cette protection efficace ; rien sur l’incapacité ou le manque de volonté de l’Autorité palestinienne d’empêcher ces attentats ; rien sur la cruauté de ces « kamikazes » bien plus grave et barbare qu’une simple « séparation ».

En ce triste lundi 31 mai 2010

par Jean-Pierre Lledo, cinéaste algérien

Avec la flottille soi-disant humanitaire, le pire vient de se produire.

Au lieu que la communauté internationale, par l'ONU ou d'une autre manière, séparément ou collectivement, dise clairement aux auteurs de cette initiative que c'était une dangereuse provocation, et qu'ils envoient par exemple une troupe d'interposition avant que la flottille n'entre dans l'espace israélien, ils ont fermé les yeux, et abdiqué leur responsabilité internationale essentielle qui est de prévenir la guerre.


A cette première irresponsabilité majeure, s'y ajoute à présent une seconde :

au lieu de condamner les auteurs de l'initiative de ne pas s'être rendu aux arguments raisonnables de l'armée israélienne - aller à Ashdod, pour que la cargaison puisse être vérifiée, et sa partie réellement humanitaire ajoutée aux 150 gros camions quotidiens qui vont à Gaza à partir d'Israël qui contrairement à la propagande ne fait aucun blocus, sinon celui des armes - et repartir ds leurs pays, la ''communauté internationale'' préfère à présent condamner... Israël !!!


Ainsi aujourd'hui en direct, devant nos yeux est en train de se reproduire le scénario de la guerre de Gaza en 2008-09. Car si durant 8 ans la ''communauté internationale'' avait joué son rôle de prévenir la guerre, elle serait intervenu elle même pour mettre fin aux tirs continuels depuis Gaza sur Israël. Elle aurait évité une guerre, les morts israéliens et les morts gazaouis.
Car Israël n'aurait pas eu besoin de riposter directement.


Ainsi donc, j'en arrive à la conclusion, extrêmement grave et préoccupante, que la véritable guerre faite à Israël, ne l'est pas tant du fait des Palestiniens que de la ''communauté internationale''.

Et d'une certaine manière la ''communauté internationale'' continue la longue tradition doublement millénaire de mise au pilori du (fait) juif, qui en passant par Munich, aboutit à la liquidation de 6 millions d'individus.

Plus que jamais, c'est la légitimité des Juifs à avoir leur propre état qui est contestée.

Plus que jamais, c'est LA QUESTION JUIVE qui se repose.

Plus que jamais, c'est à cette question que la ''communauté internationale'' doit répondre clairement.

Qu'elle affirme solennellement qu'Israël est légitime, non pas seulement du fait de la Shoah, mais du fait de sa longue histoire, et qu'elle joue alors son rôle de garant de cette légitimité, et alors s'ouvrira une ère de paix.

Sinon, ce sera la guerre, car toute négociation avec les Palestiniens, même couronnée de succès, ne serait qu'une étape vers cette guerre.

mercredi 2 juin 2010

Le Piège

par Albert Capino

« On n’y va pas : la dernière fois, ils nous attendaient à dix contre un avec des barres de fer »

Ainsi parlait un officier de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) chargé d’un secteur chaud dans le 93 (Seine St Denis).

« Ils ne respectent plus rien », renchérissait un policier, « ni l’uniforme, ni les sommations. On craint la bavure, un collègue a même failli se faire prendre son arme de service».

Cela se passait à Saint Denis, il y a une dizaine d’années.

Depuis, des territoires entiers sont perdus pour la République. Les trafics en tout genre sont en augmentation : drogue, armes… Ces dernières sont devenues plus dangereuses, leurs utilisateurs ayant délaissé les barres de fer pour l’arme de guerre automatique.

De fait, la police ne pénètre plus dans certaines zones, devenues de non-droit.

Les Israéliens, eux, y sont allés. Après avoir prévenu qu’ils ne laisseraient pas passer des navires vers une destination en état de guerre ouverte contre l’Etat hébreu.

Après avoir fait les sommations d’usage et qu’il leur ait été répondu « Négatif, nous poursuivons vers notre destination qui est Gaza ».

Bien qu’il leur ait été proposé une alternative leur permettant de faire parvenir de l’aide humanitaire supplémentaire après l’avoir déchargée à Ashdod pour contrôle, les organisateurs de la vaste opération de propagande visant à faire gagner Gaza à des militants ont rejeté toute alternative au passage en force.

mardi 1 juin 2010

L'assaut médiatique des humanitaires présumés

par Alain Legaret

La flottille pour Gaza a atteint son but.

Même si l'aide humanitaire aux Palestiniens était la raison invoquée, il est clair que l'objectif premier était la confrontation avec la marine israélienne en vue de la diffusion d'images désastreuses pour l'Etat juif.

Le refus des organisateurs de débarquer le matériel au port d'Ashdod pour l'acheminer vers Gaza par voie terrestre, ne laissait plus de doute sur leur véritable intention.

Tsahal a donc pris le contrôle des bateaux composant la flottille.

Après que les sommations d'usage furent rejetées, les soldats ont du intervenir.

Dès lors, impossible même pour la meilleure armée de monde de contrôler complètement les événements et d'anticiper le nombre de victimes.

Le bilan est à la mesure du comité d'accueil: couteaux, barres de fer, cocktails Molotov et armes à feu composaient le matériel utilisé contre les militaires.

Le monde, conditionné et entrainé par une presse partisane, se déchaine contre Israël.

Israël se retrouve dans la position du coupable, contrainte de se défendre des accusations portées contre elle.

Et pourtant, il semblerait que les rôles sont inversés.

En effet, Israël se justifie alors qu'elle devrait être en droit d'accuser la Turquie d'être à l'origine de ces ingérences.

Car c'est bien la Turquie d'Erdogan d'où sont partis les bateaux, qui a provoqué Israël à travers cette opération.

De plus, Israël avait clairement prévenu qu'elle ne laisserait pas passer la flottille.

Malheureusement, l'islamisme conquérant coutumier des concessions de l'Occident, savait qu'il sortirait forcement gagnant d'une mise à l'épreuve d'un de ses principaux remparts.

C'est même la raison pour laquelle les islamistes font d'Israël une obsession: quand on veut éliminer quelqu'un, on ne lui tire pas dans la jambe.

Dorénavant, puisque l'on sait Tsahal aussi maladroite que les armées russe et chinoise, plus rien n'empêche les tours opérateurs humanitaires pour touristes en mal d'adrénaline, de délester un peu Israël, et d'offrir enfin de nouvelles destinations pour manifester leur solidarité aux tchétchènes et aux Tibétains.

Un convoi humanitaire pour le Kurdistan au départ de Haïfa ?

par Patrick Ravaisson


Selon une source bien informée, une flottille humanitaire se préparerait à quitter le port israélien de Haïfa pour tenter de rallier le port turc de Bodrum.

Ce convoi composé de trois embarcations emporterait nourriture et médicaments à destination des populations kurdes des villages du nord de la Turquie et de l’Irak récemment bombardés par l’aviation turque.

Mis en place par une association humanitaire proche du PKK (Parti communiste du Kurdistan), ce convoi emporterait à son bord une cinquantaine de militants et de sympathisants de ce mouvement de résistance kurde, ainsi que des personnalités européennes et des représentants d’associations de défense des Droits de l’Homme.

Parvenu à Bodrum, ce convoi tenterait de se frayer un chemin par la route à travers la Turquie jusqu’au Kurdistan.

On peut s’inquiéter des réactions des autorités turques à une telle initiative, ainsi que celles de la communauté internationale qui pourrait y voir une provocation israélienne, voire un casus belli à l’encontre de la Turquie.

[Communiqué fictif en réaction aux réactions à l’arraisonnement par la marine israélienne d’un convoi humanitaire parti de Turquie et destiné aux Palestiniens de Gaza]

Le Monde à l'Endroit


Une grande partie de notre civilisation est bâtie sur des mensonges admis.

Aujourd'hui, la vérité n'est plus vraie: elle est ce que croient les gens et non ce qui est réellement.

En espérant que le mot vérité retrouve bientôt tout son sens, le blog "Le Monde Libre" change aujourd'hui de nom pour s'appeler "Le Monde à l'Endroit".

jeudi 6 mai 2010

Appel à la raison aux signataires de Jcall

par Patrick Ravaisson

Vous êtes pour la plupart des intellectuels juifs intègres, plus ou moins sionistes, voire pas du tout. Plus ou moins célèbres. Plus ou moins attachés à la cause palestinienne plus qu’à Israël. Vous êtes autant de personnalités diverses à plus d’un titre. Toute critique ou reproche à votre égard doit donc se faire « ad hominem ».

Pourtant, un trait commun vous rassemble : vous êtes tous de gauche, vous vous revendiquez de gauche, vous votez à gauche. Communistes, socialistes, Verts, gauchistes, anciens ou nouveaux, cette « sensibilité » de gauche vous réunit en cette occasion, peut-être plus encore que votre attachement à Israël. Vous communiez dans cette vieille tradition de « conscience morale » héritée de l’opposition à la guerre d’Algérie et du « soutien critique » à l’Union soviétique.

Sauf que la gauche n’est plus ce qu’elle était, et vous le savez bien. Si la gauche fut largement aux côtés des Juifs contre le nazisme, si la gauche de Mendes-France fut un soutien indéfectible d’Israël, depuis la fin des années 60, la gauche a dérivé de l’autre côté. A l’extérieur, le soutien a glissé au profit des Palestiniens d’Arafat, s’accompagnant d’une violente critique d’un Israël présenté comme « colonialiste et raciste ». Bien sûr, des exceptions existent à gauche, mais pour la masse des militants il suffit d’avoir vu les manifestations populaires se garnir de keffiehs jusqu’à accueillir les banderoles du Hamas dans ses rangs. A l’intérieur, la gauche a choisi de nouvelles victimes privilégiées à défendre avec l’immigration musulmane, refusant de voir la montée d’un violent antisémitisme dans cette même communauté musulmane. Sous le fallacieux prétexte qu’une victime du racisme ne saurait être elle-même raciste. C’est ainsi que la gauche des banlieues a laissé faire une véritable épuration ethnique, en particulier dans les écoles publiques vidées des élèves juifs chassés par la violence de leurs camarades immigrés. La gauche a lâchement cautionné les « territoires perdus de la République » pour ne pas stigmatiser l’immigration musulmane.

La gauche est en échec. En Israël, « La paix maintenant » et le parti travailliste sont plus faibles que jamais, victimes de leur naïveté politique. En France, l’électorat juif a silencieusement déserté la gauche. Car le Juif, même religieux, n’est pas totalement dénué de raison. Il a bien vu qu’en Europe, aujourd’hui, les soutiens visibles d’Israël, les adversaires actifs de l’antisémitisme, ne sont pas les trop discrets leaders de gauche, mais les Sarkozy, Berlusconi, Merkel, et même le très-catholique président polonais, hélas disparu. Ces noms écorchent sans doute la bonne conscience de gauche qui crie à l’imposture. Mais les faits sont là, et les Juifs, de façon très basique, préfèrent juger aux actes plutôt qu’aux déclarations d’intentions et aux beaux discours.

Donc, oui, majoritairement, les Juifs de France sont passés à droite. Non comme des faibles d’esprit sensibles aux sirènes du Likoud, mais pleinement lucides sur la triste trahison de la gauche. Et l’on devine que c’est ce qui menace aujourd’hui les Etats-Unis : si les Juifs américains prennent leurs distances avec le parti démocrate, ce n’est pas à cause d’un soudain abrutissement sioniste, mais à cause des faiblesses d’Obama envers le monde musulman et de ses pressions unilatérales sur Israël.

Alors vous, derniers intellectuels de gauche, levés dans un sursaut résiduel, portés à bout de bras par « Le Monde », le « Nouvel Obs », « Libération » et le parlement européen, ce n’est pas Israël que vous tentez de sauver, mais bien une gauche moribonde, ridicule dans sa grandiloquence morale. Votre appel n’aura aucun écho en Israël ; tout au plus, il crispera un peu plus les Israéliens dans un repli nationaliste contre les ingérences de prétendus amis qui hurlent avec les loups aux moments critiques.

Alors, s’il doit y avoir appel à la raison, c’est plutôt pour sauver la gauche de ses démons qu’il faudrait lancer. Et cesser de faire la morale à la démocratie israélienne, parce qu’on se sait impuissant devant ceux qui veulent la détruire.



Un drôle de messie pour Israël

par Alain Legaret

Dans le Nouvel Observateur du 29 avril 2010, Jean Daniel nous a gratifiés d’un éditorial intitulé "Pour sauver Israël".

C’est parce qu’il a été cité cette semaine lors du lancement du mouvement controversé Jcall au Parlement Européen, que j’ai eu la curiosité de le lire. Et franchement, ça ne manquait pas de piquant.

Jean Daniel, l’homme qui écrit depuis des lustres sans pour autant éclairer, est un spécialiste du sauvetage : il a réussi à préserver le job de sa fille quand elle accusait à tort les soldats israéliens de violer les femmes palestiniennes, en sortant de son chapeau les guillemets qui furent oubliés dans le texte original.

De quoi être méfiant quand il propose sa main salvatrice à Israël, et pour cause.

Car en lisant son texte, on y trouve des arguments surprenants dans la trousse d’un secouriste professionnel. Je cite:

"Cette fédération [l'AIPAC] apporte son soutien inconditionnel non pas à l'Etat d'Israël mais aux fractions les plus extrémistes de cet Etat (Likoud, religieux, etc)."

Traiter le parti de la droite traditionnelle au pouvoir de fraction des plus extrémistes d’Israël, est tout de même fabuleux. Faire l’amalgame avec les religieux de l’Etat hébreu est ahurissant.

Est-ce que Monsieur Jean Daniel aurait qualifié l’UMP de fraction des plus extrémistes de France, ou le compliment n’est valable que pour la droite israélienne?

Monsieur Jean Daniel considère-t-il Mère Thérésa et Sœur Emmanuelle comme des extrémistes, ou la généralisation à "tous des religieux" n’est valable que pour ceux de l’Etat juif?

Pour l’éminent spécialiste, le paysage politique du pays devrait peut-être être composé de la gauche, de l'extrême gauche, et de l'ultra-gauche?

Pour sauver Israël qui ne lui a rien demandé, l’idée de génie serait-elle l’abandon de la religion juive dans l’Etat hébreu?

En généralisant encore un peu, on pourrait penser que ce sont tous les Juifs israéliens qui sont nuisibles à Israël!

Qu’à cela ne tienne !

Car justement, Jean Daniel nous annonce qu’"il y a comme une alliance objective entre les ennemis extérieurs (arabes ou iraniens) et les ennemis intérieurs (juifs israéliens ou américains) contre la sécurité raisonnablement conçue d’Israël".

Sincèrement, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas entendu ça.

L’histoire compte un bon nombre de xénophobes qui ont accusé les Juifs d’être les ennemis de l’intérieur, mais c’est bien la première fois qu’on ose le dire à propos d’Israël.

Si Monsieur Daniel est un ami d’Israël, que laisse-t-il aux antisionistes?

Si Monsieur Daniel est un ami des Juifs, que laisse-t-il aux antisémites?

Croyez vous que se serait écoulée une semaine sans réaction si Monsieur Daniel avait écrit qu’"il y a comme une alliance objective entre les ennemis extérieurs et les ennemis intérieurs (Musulmans français) contre la sécurité raisonnablement conçue de la France ? "

On aurait immédiatement assisté à un raz-de-marée d’indignation.

Quelle est donc cette liberté de parole qui ravage l’Europe dès lors qu'on peut salir Israël et ses Juifs?

Pas étonnant alors que dans une certaine presse, un terroriste qui se fait sauter dans un bus ou dans un restaurant en Israël, est simplement qualifié d’activiste!

Il est vrai que cette presse là n’est pas réputée pour prendre des pincettes quand il s’agit d’Israël.

Une des méthodes consiste à submerger son public de clichés destructeurs. Dans la plupart des cas, ça passe et on a ajouté une nouvelle couche de crasse sur l’image d’Israël.
Dans le cas où on est pris en flagrant délit de mystification, on cherche une pirouette pour s'en sortir, on s’excuse, on dit que c’est une erreur, et quand c’est vraiment grave, on publie un petit rectificatif dans un coin tranquille du journal et le tour est joué.

C’est exactement comme dans les procès où le procureur outrepasse ses prérogatives et lance une accusation tendancieuse à l’accusé, en sachant que l’avocat de la défense va certainement objecter. Mais peu importe, le but est atteint : les jurés ont déjà entendu et le mal est fait.

Le procédé est abject. L’utiliser démontre qu’on ne défend pas une cause juste, mais qu’on est prêt à tous les coups bas pour avoir raison.

Quoi qu'il en soit, Israël n’a pas besoin de tels sauveteurs qui lui proposent ce qui ressemble fortement à une euthanasie.

J’espère sincèrement qu’un jour, ils demanderont pardon.

Un Grand Pardon.

mardi 4 mai 2010

J’m’y call

par Alain Legaret

Parce qu’on ne peut pas laisser un chapitre aussi bref soit-il se terminer sans point, je m’y colle.

Hier soir 03 mai 2010, était donc lancé au parlement Européen a Bruxelles le mouvement Jcall se décrivant dans son « appel à la raison » comme une mobilisation de « citoyens de pays européens, juifs » (et pas « Juifs ». La majuscule, c’est quand on en est fier) qui annonce connaître l’avenir, à savoir « deux peuples, deux états. Nous le savons tous… » mais qui, dans sa grande magnanimité, laisse tout de même le choix aux Israéliens du chemin pour y parvenir.


J’ai donc passé (perdu ?) hier deux heures à suivre les différents intervenants à la tribune de l’assemblée européenne et franchement, il n’y avait pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Quand on épouse une cause, c’est soit pour la servir, soit pour s’en servir.
J’ai eu l’impression de me trouver devant une troupe de vieux acteurs en mal de caméras.

Ce fut confus, mal préparé.
On a vu un ensemble de personnes qui devront d’abord accorder leurs violons avant de pouvoir présenter un « programme commun » acceptable. A suivre les prestations des différents intervenants, on se rend compte que ce n’est pas encore partie gagnée.

Jcall a été lancé par un groupe d'individus de gauche qui ont en commun d’être Juifs, comprenez donc au-delà de tout soupçon, pour faire pression sur Israël qu’ils accusent de faute morale, d’occupation, de colonisation. Rien que ça !

Nostalgiques d’une époque révolutionnaire, ils ont lancé par deux fois leur revendication à la marginalité : « quand on pense tous pareil, on pense plus rien », expliquant ainsi leur désolidarisation de la majorité des Israéliens, mais ne voyant aucune contradiction dans le fait de rejoindre le conglomérat bien plus important des détracteurs d’Israël. Quelle belle progression !!

Ils se sont posés en victimes sans tenir compte de la lâcheté de la méthode qu’ils emploient :

Ils ont osé appeler leur projet « appel à la raison » comme si le peuple israélien était déraisonnable.

Ils ont le courage d’oser pour les autres, mais ne subiront pas les conséquences de leurs erreurs en restant tranquillement dans leurs salons européens.

Ils utilisent leur qualité de Juifs pour participer à l’attaque généralisée en vue de renverser le gouvernement israélien démocratiquement élu.

Ils se servent des Israéliens pour améliorer leur image et se faire mieux voir dans leurs pays respectifs.

Opportunistes, ils rebondissent sur l’effet Obama qui n’a pas fini de faire des vagues désordonnées dont certaines pourraient effectivement se transformer véritablement en tsunamis dévastateurs.

Hier, ce ne fut heureusement pas le cas.

Les défenseurs de Jcall ont tout confondu. Ils ont parlé en tant que Juifs, mais avec des arguments d’Israéliens.
Et quand ils posaient en Israéliens, ils avançaient les positions de la gauche israélienne, trompant ainsi leur auditoire.

Mettre de l’ordre dans tout ça, ne va pas être facile.

A titre d’exemple, nous avons assisté à la prestation d’un David Susskind qui lance « quand est-ce que le peuple juif va s’exprimer avec force en disant: mettons fin à l’occupation ? »
Réduisant à peau de chagrin la mince cloison que le politiquement correct a bien voulu ériger pour différencier l’antisionisme de l’antisémitisme.

David Chemla a lui choisi de citer Jean Daniel et a justifié aussi sa présence à la tribune en évoquant la fatigue des israéliens, comme le faisait naguère l’énergique Ehud Olmert qui a tant donné à Israël….de fil à retordre.

Elie Barnavi a revendiqué le caractère judéo-juif de leur initiative, alors que « l’appel à la raison » comptabilise un nombre important de signataires se déclarant non Juifs.

Nous avons assisté aussi à l’intervention d’un Daniel Cohn Bendit, qui a entamé son numéro par un « je suis un mauvais Juif. Je ne suis pas circoncis. Je n’ai pas fait ma bar-mitsva. J’adore vivre en diaspora et j’adore vivre en Allemagne et en France ». L’ancien trublion arrive tout juste aujourd’hui à provoquer la ménagère de 60 ans.

Comme d’autres se sont octroyés le droit d’égratigner lâchement le sionisme, lui s’est cru obligé d’avancer sa judéité avec dérision afin de séduire l’auditoire, sacrifiant ainsi aux rites de la sacro-sainte laïcité, cette nouvelle religion prosélyte qui ne tolère à ses cotés que l’islam parce que l’islamisme lui fait trop peur pour oser l’affronter.

Enfin, nous avons entendu Bernard-Henri Levy reconnaître de facto l’erreur de trajectoire de Jcall : ils comptent faire pression sur Israël parce qu’ils sont incapables de faire entendre raison au Hamas et au Hezbollah. Que voulez vous, ils sont animés de bonnes intentions, mais ils tapent sur qui ils peuvent !!

La position bancale qu’ils ont adoptée ne va pas leur rendre la tâche facile, pour peu qu’elle se veut aussi honnête.

En marge de cette initiative, il faut noter l’inquiétante absence d’autocritique de la part des soutiens de « l’appel à la raison. ».

Alors que certains d’entre eux figurent en Europe parmi les défenseurs d’Israël attitrés parce que politiquement corrects, il n’y a pas eu l’ombre d’une remise en question pour savoir si le discours convenu qu’ils tiennent depuis des années n’est pas aussi en cause dans l’image dégradée d’Israël aux yeux de l’occident.

De cette mauvaise pièce, je retirerai tout de même une satisfaction personnelle : celle de ne pas avoir eu à entendre Alain Finkielkraut participer à cette représentation affligeante.

Car tout cela manquait énormément de fraîcheur. Aucune idée nouvelle n’a agrémenté la soirée.

Tout semble laisser croire que les pompiers pyromanes n’ont allumé qu’un feu de paille qui aurait pu être le prélude à une nouvelle guerre des Juifs.

Il est peut être temps de tourner la page de cet épisode navrant.

Car en attendant, les centrifugeuses iraniennes n’ont pas arrêté de tourner.



dimanche 25 avril 2010

Et si moi aussi, je virais antisémite ?

par Alain Legaret

Je suis en train de me demander si moi aussi, je ne vais pas virer antisémite. A bien y réfléchir, ça présente pas mal d’avantages…

D’abord, parce que j’aurai plein de copains. J’aurai des copains blancs, des copains noirs, des copains arabes, et même des copains juifs ! Oui, oui, des copains juifs.
Il y en a même qui prétendent que c’est pour aider Israël. Et vous savez quoi, ça marche !!

J’aurai des copains journalistes, des copains pacifistes, des copains cinéastes, des copains philosophes, des copains artistes, j’aurai même des copains haut placés dans la politique.

Bon, c’est sûr qu’avec tous ces copains, il va falloir composer. Par exemple, à chaque fois que je ferai une bouffe, il faudra penser à inviter un Arabe, histoire qu’on ne me confonde pas avec un vulgaire raciste.

Ensuite, il me faudra prendre de nouvelles habitudes. Par exemple, lorsque mes amis diront « ouais, tu as vu encore ces Juiiiiiiiiiiiiiiiiiiisraéliens… », je devrais immédiatement écarquiller les yeux en fronçant les sourcils (essayez, c’est pas facile) en disant «ouais, ouais…oh purée…oh les salauds quand même!»

Vaut mieux ça que de passer pour un sioniste et risquer de se faire refaire le portrait, non ? Préserver ma belle p’tite gueule vaut bien quelques petits accommodements après tout ?

Et puis aussi, l’énorme avantage à être antisémite, c’est que les Juifs, ils sont quand même beaucoup moins nombreux…..
Ca fait d’une pierre d’Intifada, deux coups : moins d’ennemis, et plus d’amis.
Et en plus, si j’ai des choses à vendre, en tapant sur les Juifs publiquement, j’agrandis automatiquement ma clientèle. C’est du marketing en quelque sorte.

Par conséquent, il vaut mieux se positionner contre eux, parce que statistiquement aussi, on court moins de risques. Surtout à quinze contre un.

Et puis il y a un autre avantage, c’est celui de pouvoir faire pression sur eux sans crainte.
On peut, par exemple, leur faire la morale, ou encore les insulter. C’est vraiment plus cool d’insulter un juif plutôt qu’un autre. D’abord parce les Juifs, on les a eus à l’usure :-) : ils sont tellement blasés qu’ils se défendent moins.
Et aussi parce que si tu les insultes, ils vont simplement te répondre en haussant la voix ou en se lamentant la tête contre un mur, et au pire, ils vont saisir l’occasion de faire gagner de l’argent à leur copain avocat en te traînant devant les tribunaux. Ca n’ira généralement pas beaucoup plus loin.

Par contre ceux d’en face, si tu les insultes, fais attention à toi ! Ils ne connaissent pas les tribunaux. Du moins, pas en tant que plaignants.

Eux, si tu dis juste un mot de travers, du genre « désolé, je n’ai pas de cigarette, je ne fume pas », ils vont te mettre direct une raclée que dans les journaux, ils réussiront à caser sur ton avis de décès que c’est de ta faute et que tu l’as bien cherché.

Demande aux Israéliens, ils connaissent bien le problème…

Etre contre Israël, même avec les filles, ça présente d’énormes avantages. On peut les impressionner en leur contant nos aventures de la manif’ tout en sirotant du champagne assis dans un fauteuil alcantara. On relate les dangers auxquels notre groupe a échappé quand on a déjoué l’embuscade d’un sioniste qui nous regardait défiler, le fourbe, dissimulé derrière la vitrine de la boulangerie. On passe pour des héros révolutionnaires, pour la réincarnation du Ché, pour les Zorros du Moyen-Orient défendant les opprimés. Elles en raffolent, les guêpes.

Bon, mis à part les actes de bravoure inhérents à l’antisémite auxquels il faudra bien s’habituer, il y a aussi le caractère personnel des Juifs qu’il faudra dénoncer. Oui, car moi je trouve que les Juifs sont quand même très égoïstes.

C’est vrai qu’ils ont beaucoup contribué à chercher des solutions pour notre monde puisqu’ils étaient nombreux à promouvoir le marxisme, le trotskisme, le socialisme, le communisme et même le capitalisme. Mais on voit très bien que ces régimes là ne tiennent pas la route ! Ils s’effondrent tous les uns après les autres !

C’est quoi alors, leur secret de longévité ? Celui qui leur a permis de traverser les siècles, celui qui les a fait survivre aux Pharaons, aux Babyloniens, aux Romains, aux Grecs, aux Perses, aux Pogroms, a l’Inquisition, au nazisme et à l’antisiomitisme généralisé?! (Est-ce encore de la science-fiction ?).

Quand tu leur demandes leur secret, ils te répondent inlassablement: t’auras, t’auras !! Des promesses qui ne sont jamais suivies d’effet.
C’est bien la preuve qu’ils ne veulent pas partager !! Ou alors oui, si tu deviens Juif.
Et là, c’est encore une autre paire de manches.

En effet, devenir chrétien, ce n’est pas trop compliqué : une petite cérémonie autour d’un bassin et à toi les paters et les avés.

Pour devenir musulman, il n’y a pas de problème non plus. Sauf parfois, si tu veux te rétracter.

Par contre, si tu veux devenir juif, tu te retrouves face à d’inquiétants barbus en kippas qui te regardent bizarrement et te faisant signe de t’en retourner, persuadés d’avoir affaire à un masochiste ou à un fou. C’est bien la preuve qu’ils ne veulent pas partager!!

Et c’est vrai que ça défoule de dire du mal des Juifs, surtout que l’on peut dire ce qu’on veut.
Plus c’est gros, plus ça plait. Plus on invente, plus c’est repris et amplifié. D’ailleurs, si on y a pensé, c’est forcement que ça peut être vrai, n’est-ce pas ?
Comme on dit chez nous : Tout passe, tout lasse, sauf ce qui est vraiment dégueulasse !

Regarde, il y a deux mille ans, on a accusé les Juifs d’avoir tué le petit Jésus, ça a fait un tabac. Aujourd’hui, on accuse les Israéliens d’avoir tué le petit Mohamed et ça fait de nouveau un succès planétaire !

Trop cool !

Voilà pour les faits, et pourtant.

Pourtant, je n’ai pas encore pris ma décision définitive pour devenir antisémite malgré tous les avantages que cela présente.

J’hésite car il y a quand même un ou deux points qui me dérangent dans cette démarche. Parce que d’abord, j’aurai beaucoup de mal à dire Israélien ou sioniste quand j’aurai trop envie de dire Juif.

Mort aux sionistes ! Mort aux israéliens ! Ca ne sonne pas un peu faux, non ?
Ca serait tellement plus sympa de pouvoir lancer un bon « Mort aux.......!» comme à la belle époque.
Enfin, heureusement qu’entre nous, on se comprend.
Et puis croyez moi, au train où vont les choses, le temps nous libérera très vite de cette contrainte.

L’autre point qui me pose problème, c’est celui de ma conscience.
Parce qu’au fond de moi, je sens pertinemment que…
Mais bon, l’enjeu n’en vaut-il pas la chandelle ?
Et puis, le fait de faire partie de la majorité n’est-elle pas une raison suffisante pour faire pencher la morale de notre coté ?
Je suis sûr qu’on trouvera mille façons de s’en accommoder. L’homme possède un instinct de survie qui lui autorise les pires saloperies.

Car vraiment, c’est tellement plus pratique de haïr Israël.

Et c’est si simple.
Il suffit de faire comme les autres.
Il suffit de se persuader que la majorité a toujours raison et d’en faire partie.
Il suffit de fermer les yeux et d’avoir les oreilles sélectives pour se convaincre qu’on est dans le vrai.

Dans la masse on se sent tellement plus fort.
Dans la meute on se sent tellement plus en sécurité.

Et tant pis pour les sionistes ! Enfin, on se comprend, n’est-ce pas ?



jeudi 15 avril 2010

Une famille en or

par Alain Legaret

Il y a des endroits où on a le sens de la famille.
Il y a des endroits où on adore s'éclater en faisant profiter le plus de gens au feu d'artifice.
Il y a des endroits où quand on crie « les femmes et les enfants d’abord », c’est pour mieux se cacher derrière.
Il y a des endroits où on adore jouer avec les enfants, où on leur enseigne très tôt à se mouiller pour les parents.

Il y a des endroits où quoi que l’on fasse de dégueulasse, on n’a qu’à dire que c’est la faute des autres pour que le monde le croit…et le répète.

Voilà une petite vidéo montrant les joies simples d’une famille de ces endroits là.

video

Après les bombes humaines et les boucliers humains, voici donc les jouets humains.
Dans ces endroits là, on n'arrête pas le progrès.

Si un jour on fait la paix, sera-t-on vraiment obligé de leur serrer la main ?


lundi 12 avril 2010

Club Med : la gangrène progresse encore en Europe

par Alain Legaret

Je ne saurais trop vous inviter à lire l’excellent article de Pierre Lefebvre intitulé "Club Med : tous les bonheurs du monde" publié le 9 avril dernier sur le site de Primo, dans lequel il dénonce la discrimination à laquelle se livre le célèbre voyagiste envers les clients qui ont «osé» visiter Israël.

Ce qui est encore plus sidérant, c’est la réponse du directeur de communication du Club Med qui est malheureusement, assez révélatrice de l’état actuel dans lequel se trouvent la France et l’Europe et qui contamine tout le monde occidental.

A force de tolérer l’intolérable et de fréquenter l’infréquentable, on ne se rend même plus compte à quel point on est devenu abject.

Car c’est avec la plus grande sincérité et en toute bonne foi que Monsieur Thierry Orsoni donne des explications…...qui glacent le sang.

Il cite la brochure du voyagiste qui explique que : « Les autorités libanaises n’admettent ni sur leur territoire, ni à bord du Club Med 2, de ressortissants détenteurs d’un passeport avec visa ou tampon israélien. En cas de non respect de ces formalités douanières, relevant de la responsabilité du ressortissant, celui-ci se verra refuser l’accès au bateau le jour de l’embarquement le 16 septembre à Bodrum, et supportera tous les frais en résultant. »

Et il complète en précisant « que le Club Med n’est pas à l’initiative de telles mesures. »

En d’autres termes, Le Club Med ne fait que répercuter les consignes, il ne fait qu’obéir aux ordres.

C’est tout simplement édifiant d’entendre de nos jours, de tels propos dits avec autant de naturel.

Alors que la télévision française a récemment consacré une soirée à l‘expérience de Milgram dans laquelle on analyse le processus de soumission et d’obéissance à l’autorité, on se demande jusqu’où auraient été les responsables du Club Med s’ils avaient été soumis au test.

Apparemment, avoir à trier les Juifs et leurs amis ne leur a pas posé de problème de conscience.

Et si le gouvernement libanais leur avait demandé de dénoncer les détenteurs de tampons israéliens présents sur le bateau, se seraient-ils exécutés ?

Et s'ils avaient poussé encore le bouchon jusqu’à leur demander de signaler par une étoile jaune les cabines occupées par les Juifs et leurs amis, auraient-ils obéi ? Jusqu’où le Club Med est-il prêt à aller dans l’immonde ?

La brochure du célèbre voyagiste précise enfin : « Le Club Méditerranée n’encourra aucune responsabilité pour toute omission, faute ou négligence du ressortissant.»

En d’autres termes encore, si les Juifs et leurs amis ne se plient pas aux lois racistes du gouvernement libanais, ils en seront les seuls responsables.

Absolument abject.

J’ai essayé ce matin de joindre Monsieur Orsoni. Il m’a été répondu qu’il était absent, parti en séminaire pour deux jours.

Peut être que ces Gentils Collaborateurs sont-ils occupés à préparer un voyage en train pour les ressortissants qui ont un tampon juif sur leurs papiers d’identité ?

Aujourd’hui en Israël, on commémore yom aShoah, le jour du souvenir de l’épuration de six millions de Juifs pendant la seconde guerre mondiale.

C’était il y a déjà plus de soixante ans mais l’actualité nous montre que ce n’est pas encore du passé.

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DERNIERE MINUTE : Face à l’émotion suscitée, le Club Med a annoncé dans l'après-midi (après donc la publication de cette réaction parmi de nombreuses autres) qu’il annulait son escale libanaise, ce qui est tout à son honneur.

Le différend avec le Club Med est désormais clos mais l’affaire continue bel est bien, non plus avec le voyagiste, mais avec les instances dirigeantes de pays qui ont laissé s’installer et se développer des atmosphères nauséabondes de haine raciale et antisémite à tel point que des gens biens sous tous rapports peuvent être amenés en toute innocence à prêter leur concours à des entreprises répugnantes parce qu’elles sont dans l’air du temps. Cela rappelle de trop mauvais souvenirs.

J’invite aussi le Club Med à prendre part à ce combat puisque comme l’a rappelé son directeur de la communication « le Club Med a été pionnier dans le respect des cultures et continue aujourd’hui à œuvrer dans ce sens ».

Pour que justement, les mots ne restent pas vides de sens.

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