mardi 25 août 2009

Conte d'été

par Alain Legaret


Marianne, c’est son nom, était une fille gaie et spontanée. Elle aimait profiter de la vie plus que tout, et passait son temps à s’amuser.

Elle fut mariée une première fois. De cette union est né un fils, David, dont elle avait la garde.

Après son divorce, elle traversa une période très difficile. Elle était atteinte de dépression, et la souffrance envahissait son quotidien. Son voisin Helmut profita de la situation pour abuser d’elle, lui dérobant ses biens, son identité et dénaturant jusqu’à son âme.

Marianne avait un oncle dénommé Samuel, que tout le monde appelait Sam. Quand il fut alerté des malheurs de sa nièce, il accourut pour lui porter secours. Il la débarrassa de l’encombrant Helmut et lui fournit l’aide nécessaire pour la remettre sur pied.

La sachant blessée et fragile, Sam accepta de la décharger de tous les problèmes afin de lui permettre de mener une existence sereine. Petit à petit, Marianne reprit goût à la vie.

Elle était même devenue une maman modèle, elle qui se sentait quelque peu coupable de s’être laissé aller dans les bras d’Helmut, au su et au vu de son fils David.
Il en avait beaucoup souffert. Désormais, elle l’entourait d’amour et très vite, les rires de son enfant se mêlaient aux siens. Elle réalisait enfin son rêve, celui d’habiter la maison du bonheur.

L’oncle Sam s’occupant de tout, elle pouvait vivre sans trop se poser de questions. Elle avait un travail, partait l’été en vacances, et menait une existence simple et légère. Elle ne voulait plus d’ennuis, plus de conflits et elle le faisait savoir autour d’elle. Quand quelqu’un l’abordait dans la rue, elle répondait par un sourire. C’est ainsi qu’elle fit la connaissance de Momo.

Un soir, Momo sonna à sa porte. Il avait l’air mal en point, et lui demanda l’hospitalité pour une ou deux nuits. Marianne lui ouvrit sa maison.

Momo s’installa dans le salon. Il dormit sur le canapé. Rapidement les nuits se transformèrent en semaines, puis en mois. Le salon devint officiellement la chambre de Momo. Marianne lui dégagea deux étagères pour qu’il puisse ranger ses affaires, et dans la salle de bains, il y avait dorénavant trois brosses à dents.

Pendant la journée, Marianne était absente, occupée à gagner de quoi faire vivre tout ce petit monde. Momo, qui avait beaucoup de mal à trouver du travail, passait le plus clair de son temps à la maison. Pour se remonter le moral, il parlait de longues heures au téléphone avec sa famille.

Les jeux de David l’agaçaient. Il trouvait l’enfant fatiguant.
Il en parla à Marianne qui lui promit que son fils se ferait à l’avenir plus discret.

L’oncle Sam qui prenait régulièrement des nouvelles de sa nièce, s’inquiéta de cette cohabitation inattendue. Il savait la propension de Marianne à se mettre dans des situations délicates et les pleurs de David résonnaient à son oreille comme autant d'avertissements. Sam se souvenait d’Helmut et ce souvenir le mettait mal à l’aise.

Marianne, toujours avide de nouvelles expériences pour tuer son ennui, fit comprendre à son oncle qu’il n’avait pas à se mêler de sa vie. C’était une grande fille maintenant, et elle n’avait de conseil à recevoir de personne. D’ailleurs Momo avait certainement raison quand il dénonçait l’emprise que Sam avait sur sa nièce.

Evidemment, ce qui devait arriver, arriva. Un jour, Momo quitta le salon pour rejoindre Marianne dans la chambre à coucher. Ils se marièrent et plusieurs enfants naquirent de ce lit.

Bien qu’étant l’aîné, David se mit à subir régulièrement les assauts de ses demi-frères. Il en parla maintes fois à sa mère et à son beau-père qui restaient indifférents : « si tu te fais frapper, c’est sûrement que tu l’as mérité, non ? » Telle était leur réponse.

En fait, Marianne n’osait plus rien dire. Elle commençait à avoir peur de Momo qui la battait.
Bien sur, elle n’en parlait à personne. Elle obéissait aux ordres de son mari en faisant croire que ses faits et gestes étaient le fruit de ses propres décisions. Elle avait sa fierté tout de même !

Et puis, quand elle entendait des récits de violence inouïe dont étaient capables certains membres de la famille de Momo, elle s’estimait contente des taloches que lui assenait son mari. D’ailleurs, quand elle était désagréable, Momo lui disait qu’il allait faire venir ses frères pour qu’ils s’occupent d’elle. Ca le faisait beaucoup rire.

Marianne avait peur de l’affronter et pensait qu’il finirait par avoir pitié d’elle.

Un jour que l’oncle Sam lui rendit visite à l’improviste, il fit remarquer à sa nièce les bleus qu’elle portait sur le visage et sur les bras. Marianne, vexée, le renvoya avec fracas. Elle, qui souhaitait plus que tout au monde que sa maison soit celle du bonheur, ne voulait accepter de voir son rêve brisé. Elle s'était résignée à vivre dans le mensonge car la vérité lui était trop douloureuse.

David, quant à lui, décida de quitter le foyer devenu un enfer. Il se partageait maintenant tantôt chez son père, tantôt chez son oncle.

Marianne vivait désormais avec Momo et ses enfants. Mais elle pleurait tous les soirs en cachette.

Elle se souvenait de sa vie avec David. Elle revoyait son petit, tout sourire dans son lit quand elle allait l’embrasser, tandis qu’il lui glissait à l’oreille « bonne nuit maman. Je t’aime tu sais ».
Elle savait désormais que son fils avait sa vie loin d’elle et qu’il était hors de question pour lui de revenir.

Un soir de grande déprime, Marianne alla se réfugier chez son voisin Helmut. Elle lui raconta ses malheurs et Helmut lui fut d’un grand réconfort.

Momo, prévenu par ses enfants, s’arma d’un couteau et surgit en furie chez son voisin. Il les tua tous les deux.

On enterra Marianne dans le cimetière municipal.

L’oncle Sam fut très affecté par la disparition de sa nièce. Certaines rumeurs rapportent même que la sœur de Momo serait auprès de lui pour le consoler.

David s’est installé définitivement chez son père. Il pleure toujours sa mère. Il réalise qu’il aurait certainement connu le même sort s’il était resté près d’elle.

Quant à Momo, il rencontra quelques temps plus tard une fille venue de son village. Ils se marièrent, et eurent beaucoup d’enfants.

Aujourd’hui, ils vivent heureux dans la maison du bonheur.



jeudi 7 mai 2009

Vue d'Israël

par Alain Mordehaï, le 7 mai 2009


Bonjour,

Aujourd’hui vers 20 heures, je serai au Kotel (Mur des lamentations) avec toute la famille,

Pour voir mon fils Rony, 20 ans.

Il fera partie des deux ou trois cents soldats qui vont prêter serment et fidélité à la nation d’Israël.

Avant de rentrer dans l’armée pour 18 mois, il a étudié à plein temps, jour et nuit, la loi de Moïse : la Bible et le Talmud, dans une yéchiva (école religieuse),

pour avoir des bases solides de justice et de morale,

avant de recevoir une arme.

Il sait qu’il ne s’en servira que s’il n’a pas le choix,

Pour sa survie et celle de son peuple,

Je sais de qui je vous parle, c’est mon fils. Ce sont nos enfants.


Si je suis heureux d’avoir un fils soldat ??............Non.

Je suis inquiet et j’ai la gorge serrée, comme n‘importe quel père.

Mais,

si l’alternative est de finir dans un four ou en savon,

ou comme aujourd’hui, de recevoir des roquettes, tirées volontairement sur la tête des civils et des enfants,

ou encore d’attendre passivement une bombe atomique d’Iran qui jure notre destruction,

et en plus d’être jugé par des gens incompétents pour le faire,

alors oui,

Je suis fier de pouvoir me défendre

Alors oui,

Je serai là mon fils, pour te remercier et t’encourager….

En attendant des jours meilleurs.


lundi 27 avril 2009

Yiskor

par Alain Legaret


Ce soir ont eu lieu les cérémonies du Yom aZikaron, le jour du souvenir.
Demain soir auront lieu les festivités du Yom aHatsmaout, le jour de l’indépendance.
La lumière chassera les ténèbres et les rires succèderont aux pleurs.
C’est ainsi qu’est construite la journée juive qui commence à la tombée de la nuit.

Ce soir donc, Israël se recueille.
Ce soir à 20 heures précises, la sirène a retenti à travers le pays et des millions de vivants ont cessé tout mouvement pendant une minute.
Les drapeaux ont été mis en berne. A la radio, les chansons sont belles et tristes à la fois.
Ce soir, on se souvient des soldats morts au combat et des civils, hommes femmes et enfants, assassinés intentionnellement par les terroristes.

Cette année, 133 familles israéliennes ont rejoint la communauté des endeuillés de la guerre.

Combien de morts inutiles. Combien de vies auraient pu être préservées…

En 1947, l’ONU proposait la création de 2 états : l’un juif, l’autre arabe.
Les Juifs acceptèrent.
Les Arabes refusèrent ce partage en annonçant qu’ils jetteront les Juifs à la mer. Ils essayèrent à plusieurs reprises : en 1948, en 1967, en 1973. Ils ont essayé aussi en menant une guerre d’usure, en n’hésitant pas à massacrer hommes femmes et enfants au cours de milliers d’attentats et de bombardement de populations civiles, ce qui a entraîné les guerres de 1982 et de 2006, ainsi que les opérations en 2002 et en 2008-2009.

L’existence d’Israël est ainsi faite, avec ses milliers de victimes qui jonchent le chemin.
Leur obstination à poursuivre le Jihad a valu à ses voisins aussi, beaucoup de souffrances et de deuils.

Toutes ces morts auraient pu être évitées si les Arabes n’avaient pas préféré leur plan d’extermination des Juifs au plan de partage proposé par l’ONU.

Aujourd’hui, affichant à priori de meilleurs sentiments, ils annoncent être disposés à accepter la paix en exigeant en échange, le retour d’Israël aux frontières de 1967.

En clair, on efface tout et on recommence, comme si le temps était une donnée maîtrisée par l’homme! Malheureusement ce n'est pas si facile.

Nul ne peut continuellement choisir la politique du pire et décider de remonter le temps quand cela l'arrange.
Nul ne peut parier sur la violence, perdre son pari, et exiger de récupérer sa mise après coup.

Nous ne vivons pas dans un jeu de société où l’on peut reculer de 3 cases, sans que cela ne laisse de trace.

En fait, le souhait arabe de revenir à la situation antérieure ne pourra être recevable, seulement lorsqu'ils pourront aussi sécher les larmes des endeuillés, rendre leurs membres aux handicapés et ressusciter les morts, tombés par milliers par leurs choix assassins.


jeudi 26 mars 2009

Sous prétexte qu'ils sont aussi Israéliens

par Alain Legaret (première publication en juin 2004)

A l'approche des élections européennes, chaque liste essaie de récolter le plus de voix. Même les voix juives, bien que minoritaires, sont recherchées. Qu'est ce qui pourrait séduire ces Juifs ? se demande-t-on dans les états-majors.

Si déjà on ne rossait plus leurs enfants à la sortie de l'école, ils seraient heureux. Qu'à cela ne tienne, on se place en tête du cortège d'une manifestation contre l'antisémitisme et on rajoute une ligne au programme disant qu'on s'engage à lutter contre ce fléau. Ca fait bien, c'est consensuel, et ça ne mange pas de pain. On révise son lexique des compassions pour être le premier à exprimer ses condamnations, sa consternation ou son indignation, au cas où. Et on passe à autre chose.

De toutes les façons, les Juifs n'ont pas d'autre choix. On estime qu'ils ne sont tout de même pas assez fous pour aller voter extrême gauche ou Front National. C'est encore mal les connaître.

La lutte contre l'antisémitisme est ainsi menée tel un combat de façade pour rassurer les Juifs de France. Pendant vingt ans, on a cru qu'en endiguant le chômage, on résorberait la délinquance. Puis, on a pu constater que l'analyse était fausse. On nous a fait croire ensuite au fameux " sentiment d'insécurité ", et on a enchaîné sur le " sentiment d'antisémitisme " jusqu'à ce qu'on ne puisse plus nier que le phénomène était bien réel.

Mais il n'y a pas qu'un seul et unique antisémitisme. Pour reprendre une formule à la mode, on peut dire qu'il existe un "antisémitisme en France" et un "antisémitisme de France".

"L'antisémitisme en France" est celui que l'on connaît sous l'appellation générique d'antisémitisme et qui s'attaque exclusivement aux Juifs français. Il provient en partie des nostalgiques d'extrême droite, considérés désormais au même titre que le chômage comme un mal nécessaire, et en partie par une frange de la population qui croit ainsi mener son combat aux côtés du peuple palestinien.

Cet "antisémitisme en France" est celui qui est condamné. Malheureusement et malgré toutes les mesures qu'on pourra prendre pour tenter de le faire disparaître, il est voué à un bel avenir car il est entretenu par l'autre antisémitisme, celui qui se répand tous les jours sous nos yeux et qui jouit de la liberté la plus totale. Ce deuxième antisémitisme ne s'en prend pas aux Juifs français. C'est un "antisémitisme de France" qui se permet de propager les pires insanités sur les Juifs, sous prétexte qu'ils sont aussi Israéliens.

Il n'est pas l'émanation de quelques agités du peuple, mais il provient des élites de la nation et de nos médias les plus prestigieux. Il se présente sous la forme d'une discrimination qui touche exclusivement le seul état juif. Même les Etats-Unis qui pourtant sont loin d'être la nation la plus chérie des Français, ne subissent pas le dénigrement réservé à Israël.

Cela commence par un exposé des faits qui, quel que soit l'évènement, présente les Juifs d'Israël comme les coupables.
Un attentat en Israël ? On nous montre les Palestiniens qui attendent avec angoisse les représailles.

Un bateau palestinien empli d'armes de contrebande? Le Monde et l'AFP nous expliquent qu'Israël complique les négociations et exploite l'affaire.

Le vocabulaire non plus n'est pas anodin: les territoires occupés, l'esplanade des Mosquées, le mur de la honte, l'apartheid, les colons, les collaborateurs et les activistes. France Infos a même qualifié l'armée israélienne d'armée de barbares, montrant ainsi l'ignorance (ou la haine) du journaliste qui n'a certainement pas vu les décapitations de Daniel Pearl ou de Nicholas Berg.

Cela passe aussi par des phrases assassines comme celle de Jean Pierre Elkabbach qui voit la main d'Israël dans les attentats de Madrid, ou par un matraquage qui a réussi à ancrer dans la majorité des esprits qu'il y a eu un massacre à Jenine et que Sabra et Chatila sont l'œuvre de Sharon et de son armée.

Puis viennent les mensonges par omission.
On nous annonce qu'un Palestinien est tué mais on néglige de dire qu'il venait de tirer sur des Israéliens,
on nous parle des maisons détruites mais on oublie de parler des tunnels de contrebande.
On évite aussi de nous parler des terroristes protégés et payés par Arafat,
des enfants palestiniens armés de pierres et servant de boucliers humains à leurs aînés équipés d'armes lourdes,
des ambulances servant au transport de troupes et d'explosifs,
de la corruption au sein de l'Autorité Palestinienne,
de la fortune personnelle de son chef,
de l'appel au martyr à la télévision officielle palestinienne
et de l'endoctrinement des enfants pour en faire de bons kamikazes dans les écoles financées par l'ONU, l'Union Européenne et l'Unicef.

Et enfin, il y a les mensonges directs qui achèvent de diaboliser et de nazifier les Juifs d'Israël, parmi lesquels :
Sylvain Cypel dans le Monde fait son scoop sur le plus gros complot israélien aux Etats-Unis : un faux.
Libération publie en couverture la photo d'un Palestinien ensanglanté menacé par un policier israélien : un faux.
Sara Daniel dans le Nouvel Observateur informe que les soldats Juifs violent les filles palestiniennes pour qu'elles soient exécutées : un faux.
TV5 diffuse le reportage de la Basilique de la Nativité saccagée par les Israéliens : un faux.
Plusieurs médias annoncent le meurtre par des Israéliens d'un prêtre catholique italien : un faux.
France 3 montre un bébé palestinien tué par des balles israéliennes : un faux.
Thierry Thuillier sur France 2 diffuse un reportage dans lequel il montre des soldats juifs sadiques prenant plaisir à tuer trois enfants avec l'approbation du peule israélien: un faux.
Le Nouvel Observateur publie un article de Victor Cygielman dans lequel l'armée israélienne a ordre d'empêcher les soins aux blessés palestiniens : un faux.
France 2 et Charles Enderlin diffusent au yeux du monde l'assassinat du petit Al-Dura par des balles israéliennes : un faux.

Comment se fait-il que les Juifs israéliens soient le seul peuple à subir aujourd'hui des calomnies aussi grossières que celles subies par les Juifs européens il y a 60 ans ? Certains journalistes vont même plus loin pour aider à l'amalgame.

Tel Christian Malar sur France 3 qui, après les attentats d'Istanbul, explique qu'en s'attaquant à la communauté juive, on s'attaque à Israël.

Tel Thierry Thuillier qui, ressentant la nécessité de préciser qui sont les responsables de son meurtre imaginaire, complète son émission par un reportage sur les Arabes israéliens victimes eux aussi de leurs concitoyens.

Qui sont donc ces affreux habitants d'Israël quand on en retranche les Arabes ?

Sauf en suivant les informations tel Ulysse attaché au bateau pour ne pas succomber aux sirènes de la haine, il est impossible de ne pas détester ces Juifs.

Et par conséquent, il est tout aussi normal d'en vouloir à ces salauds de Juifs français qui soutiennent ce peuple sanguinaire.

Qui sont alors les vrais responsables de l'antisémitisme en France ? Sont-ce les imbéciles incapables de faire la distinction entre un Juif français et un Juif israélien ou ceux qui manipulent les esprits et engendrent la haine ?

A ce jour, aucun journaliste ne s'est vu désavoué par sa hiérarchie.
Tous les Israéliens n'ont pas la chance de s'appeler Alain Juppé.

Le CSA reste désespérément muet. Les politiques aussi. Le gouvernement s'engage à combattre le feu de l'antisémitisme en France mais oublie les pyromanes de la maison de la Radio, de France Télévisions, et des rédactions de la presse incendiaire quand ce ne sont pas les animateurs d'émissions de divertissement qui participent au lynchage.

A l'ombre d'une telle propagande, on ne peut que vomir les Juifs, sous prétexte qu'ils sont aussi israéliens. Certains, comme le maire de Seclin, ont suggéré de boycotter les produits israéliens. D'autres réclament la suspension des accords économiques et scientifiques. On en est donc à penser aux lois anti-israéliennes, comme hier on avait voté les lois anti-juives.

Cette semaine, on a même vu le tribunal de Paris relaxer un humoriste surfant sur cette vague antisémite de France, sous prétexte que dans son sketch, il ne nazifiait que des Juifs israéliens. Drôle d'humour et drôle de jugement. Jusqu'où ?

Malheureusement, l'attitude des médias n'est pas étrangère à la politique pro-arabe de la France initiée depuis De Gaulle. Aujourd'hui tout de même, on peut se poser la question du bien-fondé de cette politique si, pour la justifier, on a besoin de l'accompagner de tant de mensonges.

Bien que la thèse officielle française attribue l'antisémitisme d'origine musulmane à une poignée de fanatiques, le monde arabe ne cache pas son aversion pour les Juifs, puisée dans les versets du Coran, ou conséquence d'une propagande continuelle comme celle à laquelle nous assistons en France ces dernières années.

Cette haine du Juif largement répandue dans le monde arabe fait aussi l'objet de censure dans nos médias. En effet, comment la France si juste, si pacifiste, qui vient à peine de se remettre de sa collaboration avec le pire régime du 20ème siècle, peut-elle encore se compromettre aussi rapidement avec des antisémites notoires ?

Et pourtant, lors de la cérémonie d'ouverture du Sommet de la Conférence Islamique en Malaisie, 57 pays représentants, excusez du peu, 20% de la population mondiale ont vivement applaudi au discours antisémite du Premier Ministre malais. Les médias français, y consacrant quelques entrefilets, ne jugeaient pas l'information d'importance pour comprendre le monde qui nous entoure.

Il leur était certainement difficile d'admettre que la poignée de fanatiques islamistes comptait en fait près d'un milliard de personnes. Il a donc fallu attendre qu'un journaliste israélien invective Jacques Chirac pour que les Français soient enfin informés des propos du Premier Ministre malais, soit quatre jours après les faits, lors d'un sujet dénonçant bien entendu l'agression verbale israélienne dont avait été victime le Président français.

Malheureusement, cet antisémitisme dirigé contre les Juifs israéliens, n'est pas une exclusivité hexagonale. Il se répand aussi dans le monde occidental et particulièrement en Europe, laquelle se croit obligée de faire du zèle pour plaire au marché arabe, ou pour ne pas subir les foudres de ses éléments les plus extrémistes.

Le jeu est trop dangereux et la responsabilité de nos gouvernants est immense. Ce n'est pas en falsifiant la vérité, en dissimulant les rapports et en acceptant de financer le terrorisme, que l'Europe sera ce chantre de la paix qu'elle aspire à être.

Elle fut le berceau des malheurs du siècle dernier. Elle n'a visiblement rien appris.


mardi 27 janvier 2009

Disproportionné

par Alain Legaret

Disproportionné : mot utilisé pour manifester sa déception quand il n’y a pas eu assez de Juifs tués.

Exemple : Israël a attaqué de façon disproportionnée à Gaza. Elle a fait plus de 1000 morts alors qu’elle n’avait eu "que" 18 tués.

Par ailleurs,
Les attaques de l’OTAN, quant à elles, n’ont jamais été qualifiées de disproportionnées.
Les attaques de la France n’ont jamais été qualifiées de disproportionnées.
Les attaques de la coalition n’ont jamais été qualifiées de disproportionnées.
Les attentats islamistes n’ont jamais été qualifiés de disproportionnés.
Même les attentats du 11 septembre 2001 avec ses milliers de victimes en quelques minutes n’ont jamais été qualifiés de disproportionnés.

C’est seulement quand Israël bouge, que les pacifistes sournois se lèvent pour crier "Horreur, c’est disproportionné!"

Selon la définition des dictionnaires, disproportionné veut dire hors proportion.

Par conséquent, si Israël suivait les recommandations des frustrés de sang juif, elle devrait répliquer de façon proportionnée, c’est-à-dire en respectant la notion de proportion.

Ca voudrait dire quoi au juste?

Cela voudrait dire qu’étant donné qu’il y a sur terre environ cent fois plus de Musulmans que de Juifs, quand les Islamistes du Hamas appliquant à la lettre certains enseignements coraniques douteux, assassinent 18 Juifs au nom d’Allah, Les Juifs en retour devraient en tuer 100 fois plus, soit environ 1800 Musulmans. Voilà ce que serait logiquement une réponse proportionnée, ce qui ne manquera pas, on s’en doute, de "combler d’allégresse" les pseudos non-violents grands manipulateurs de mots.

C’est-à-dire que d’après ces nouvelles règles de droit instaurées par ceux qui ne savent plus quoi inventer pour accuser Israël, L’Etat Juif aurait donc leur autorisation pour tuer encore 800 Musulmans à Gaza, afin de parfaire le compte.

En poursuivant leur macabre logique, est-ce que réagir de façon proportionné à leur sens, implique aussi qu’en réponse aux derniers attentats islamistes de Bombay qui ont fait 9 victimes juives parce que juives, la sacro-sainte proportion justifierait le droit d’envoyer au cimetière 900 Musulmans supplémentaires avec l’approbation des Nations de façon qu’à la tribune de l’ONU, on applaudisse en disant : "c’est bien, c’est proportionné » ?

Est-ce que réagir de façon proportionnée, implique qu’en réponse à l’Inquisition d’Espagne qui a fait plusieurs milliers de victimes, il revient de droit aux Juifs de raser le Vatican, d’assassiner ses 1000 habitants et de trouver quelque part ailleurs quelques centaines de milliers d’autres Chrétiens à torturer jusqu’à ce que mort s’ensuive pour pouvoir exercer son droit à la proportion ?

Est-ce que réagir de façon proportionnée implique que les Juifs qui ont vu leur peuple réduit de moitié par les Allemands, ont droit, selon encore ces sinistres adeptes de la proportion, de venir à leur tour supprimer la moitié du peuple allemand ? Est-ce que les Juifs ont donc l’obligation d’assassiner 42 millions d’Allemands pour ne pas qu’on les accuse encore de disproportion ?

Je parle bien d’obligation car si on veut vraiment respecter le sens des mots, le terme proportionné ayant une signification mathématique bien précise, la disproportion doit été aussi dénoncée lorsque le nombre de victimes juives est supérieur au nombre de victimes de leurs ennemis.

Or jusqu’à présent,
Pas une fois les attaques portées contre les Juifs ou contre Israël n’ont été qualifiées de disproportionnées,
Pas une fois les fausses accusations portées contre les Juifs ou contre Israël n’ont été qualifiées de disproportionnées.

Rien de tout cela. Le terme "disproportionné" est aujourd’hui réservé : il ne fait l’unanimité que lorsqu’il s’agit d’accuser Israël afin de lui contester le droit de se défendre.

D’ailleurs, contrairement à l’avis des assaillants par mots assassins, les ennemis d’Israël sur le terrain ne s’y trompent pas. Non seulement ils confirment que considérer comme équitable le ratio de un pour un est parfaitement ridicule, mais ils renchérissent même, puisque eux parlent de ratio de un Juif pour mille Arabes. C’est en tout cas le nombre de prisonniers qu’ils réclament en échange de l’otage Guilad Shalit. Qu’aucune plainte de pacifistes ne se soit encore faite entendre, laisserait-il supposer que ce ratio est celui qui à leurs yeux, s’approcherait le plus de proportions acceptables?

En fait, si au fil des siècles les Juifs avaient du répliquer aux attaques qu’ils ont eues à subir en respectant les règles de la stricte proportion , il y a longtemps qu’il n’y aurait plus sur terre ni Chrétiens, ni Musulmans.

Avant de conclure, je souhaiterai attirer l’attention sur deux cas de véritable disproportion qui sont à l’origine de beaucoup de souffrances.

La première disproportion, c’est celle de l’énormité des moyens humains, financiers, matériels et temporels mis en œuvre destinés à traquer le faux-pas d’Israël, alors que dans de nombreux endroits du globe, des personnes meurent en silence par centaines de milliers, dans la plus grande indifférence, par manque de soin et de moyens, assassinées dans l’ombre, loin des projecteurs braqués sur le seul Etat Juif.

La seconde disproportion, c’est l’acharnement du monde à vouloir absolument créer un énième pays arabe sur le confetti juif, alors que les Musulmans, bien que cent fois plus nombreux que les Juifs, disposent déjà de mille fois plus de terres qu’eux.

Et si quelqu’un souhaite évoquer les réfugiés, je lui dirai qu’Israël n’a pas attendu 60 ans pour absorber 600 000 des réfugiés juifs fuyant les pays arabes, soit plus que le nombre total de réfugiés arabes de l’époque.

Et elle a fait cela en silence, sans tirer une seule roquette sur la Libye, sans commettre un seul attentat suicide en Irak, sans faire sauter un seul avion d’Air Algérie, et, sans avoir besoin non plus des milliards de dollars de charité en provenance du monde entier.

Aujourd’hui, sur son confetti, Israël fait cohabiter, entre autres, les réfugiés juifs des pays arabes, mais aussi un million d’Arabes israéliens qui n’ont pas fui en 1948 et qui n’ont pas été massacrés pour autant.

Quant au nombre total de Juifs vivant encore dans le monde arabe, il s’élève de nos jours à moins de 5000 âmes.

Disproportionné, n’est-ce pas ?

Voilà ce que je me devais de dire sur ce mot qui déchaîne les passions antisémites de moins en moins voilées. J’espère que cette mise au point pourra participer à rétablir les faits dans leurs justes…proportions.

Même si aux yeux des fanatiques, cette réponse risque encore d’apparaître comme disproportionnée.




Disproportionate
by Alain Legaret
Original: Disproportionné translated from french by the GAP Team.

Disproportionate: a word used to show its disappointment when there were not enough Jews killed.

Example: Israel attacked Gaza in a disproportionate way. The death toll was more than 1 000, while it sustained 18 dead "only".

Besides,
The attacks of the NATO themselves were never considered as disproportionate.
The attacks of France were never considered as disproportionate.
The attacks of the Coalition were never considered as disproportionate.
The Islamists’ attacks were never considered as disproportionate.
Even on September 11th 2001, the attacks making thousands of victims in just a few minutes were never considered as disproportionate.

It is only when Israel moves, when the sneaky pacifists get up and shout «How horrible, THIS is disproportionate! »

According to the definition of dictionaries, disproportionate means : out of proportion.

Consequently, if Israel followed its recommendations for the spilled Jewish blood, it should answer in a proportioned way, that is by respecting the notion of proportion.

“What would that mean exactly?”

It would mean, by looking at the facts, that there are approximately hundred times more Muslims on earth than Jews; that when the Islamists of the Hamas, applying literally doubtful Koranic teachings, murder 18 Jews in the name of Allah, Jews in return should kill 100 times more. Which is approximately 1 800 Muslims. That is what would logically be a proportioned answer, which we suspect would certainly " delight joyfully " the big word-manipulating non-violent writers.

That is according to these new legal rules established by those who do not know what more to invent in order to accuse Israel. The Jewish State would thus have their authorization to kill another 800 Muslims in Gaza, to even the score.

By continuing their macabre logic, does a proportioned reaction in their sense, also imply that as an answer to the last Islamist attacks of Bombay, which made 9 Jewish victims because they were Jews, the sacrosanct proportion would justify the right to send to the cemetery another 900 Muslims with the approval of the Nations so that in the UNO would applaud and declare : " it's correct, it is proportioned "?

Does it mean that reacting in a proportioned way is an answer to the inquisition which made several thousand of victims in Spain, that it goes back to the right for Jews to flatten the Vatican, to murder its 1 000 inhabitants and to find somewhere else some hundreds of thousand more Christians to be tortured to death, just to be able to exercise its right of proportion?

Does it mean that reacting in a proportioned way, for Jews who saw their people reduced by half by the Germans, that they are entitled, still according to these sinister followers of proportion, to come and kill half of the German people ? Do the Jews have thus the obligation to murder 42 million Germans, so that we can still not accuse them of disproportion?

I really empathise the word obligation, because if we really want to respect the meaning of words, the proportioned term having a very precise mathematical meaning, the disproportion must also be denounced when the number of Jewish victims is superior of the number of victims of their enemies.

But until now, not even once have attacks against Jews or against Israel been considered as disproportionate, not even once have the false charges against Jews or against Israel been considered as disproportionate.

Nothing of that kind. The "disproportionate" term is reserved today: it is used unanimously only when accusing Israel, to dispute its right to defend itself.

By the way, Israel’s neighbouring enemies don’t get fooled, as opposed to assailants using murderous words. Not only do they confirm that considering a ratio of 1 to 1 as fair is perfectly ridiculous, but they go even further by talking about a ratio of one Jew for 1.000 Arabs. That is, however, the number of prisoners they require in exchange for the hostage Guilad Shalit. As no pacifist has made the slightest complaint yet, does it mean that this ratio would represent in their view the closest acceptable proportion?

In fact, in the course of the past centuries, if the Jews had responded to the attacks they had to undergo by respecting the rules of the strict proportion, there wouldn’t have been any Christians or Muslims left on earth for a long time.

Before concluding, I wish to point out on two cases of real disproportion which are at the origin of many sufferings.

The first disproportion is the huge human, financial, material and temporal means implemented, destined to track any stumble of Israel, while in numerous places of the world, people die silently by hundreds of thousands, with the biggest indifference, due to the lack of care and means, murdered in the shadow, far from the spotlights aimed only at the Jewish State.

The second disproportion, is the stubbornness of the world which absolutely wants to create a nth Arab country on the Jewish piece of confetti, while the Muslims, although hundred times more numerous than the Jews, already have one thousand times more land.

And if somebody wishes to mention refugees, I shall say that Israel did not wait 60 years to absorb 600 000 of the Jewish refugees fleeing Arab countries. It is more than the total number of Arab refugees at the time.

And it was done silently, without firing a single rocket at Libya, without committing a single suicide attack in Iraq, without blowing up a single Air Algeria plane, and, neither with the help of billions of dollars of charity from the whole world.

Today, on its piece of confetti, among other things, Jewish refugees of Arab countries coexist in Israel with a million Israeli Arabs who did not run away in 1948 and who were not massacred for as much.

As for the total number of Jews still living in the Arab world nowadays, it totals less than 5 000 souls.
Disproportionate, isn’t it?

That is what I had to say about this word, unleashing anti-Semitic passions always less concealed. I hope that this clarification can contribute to restore the facts in their right proportions.

Even if in the eyes of fanatics, this answer still risks to appear disproportionate.


dimanche 25 janvier 2009

Pauvre Belgique

par Alain Legaret

Vous trouverez ci-dessous deux vidéos extraites des journaux d’informations belges diffusées à un jour d’intervalle, les 12 et 13 Janvier 2009.

La première sur des soldats belges.
La seconde sur des soldats israéliens.

Les premiers ont un visage.
Les seconds n’ont pas de visage.

Les premiers ont des femmes et des enfants.
Les seconds tuent des femmes et des enfants.

Les premiers, on ne voit rien de leurs destructions.
Les seconds, on ne voit que leurs destructions.

Les premiers, on ne voit pas leurs victimes ni leur nombre.
Les seconds, on ne voit que leurs victimes et leur nombre.

Les premiers apparaissent souriants et sympas.
Les seconds apparaissent cyniques et monstrueux.

Pas étonnant que :

Les premiers sont reçus avec les honneurs en Belgique.
Les seconds sont menacés de poursuites en Belgique.

Et pourtant,

Les soldats belges et les soldats israéliens ont fait exactement la même chose: Ils ont bombardé l’ennemi caché au cœur de la population.


Une telle différence dans la présentation de l’information relève de la discrimination.

Heureusement que ce sont des Israéliens parce que si c’était des Juifs, ce serait de l’antisémitisme.

Pauvre Belgique.








mercredi 14 janvier 2009

Gilad Shalit otage depuis 2006




La libération de Gilad Shalit,
enlevé par le Hamas le 25 juin 2006,
doit faire partie de tout accord
ou résolution de cessez-le-feu.

2006 : Suite aux attaques du Hezbollah,
Tsahal a été contrainte de retourner au Liban.

2008 : Suite aux attaques du Hamas,
Tsahal a été contrainte de retourner à Gaza.


Guilad Shalit est à Gaza. L’armée aussi.

ON NE LAISSE PAS DE SOLDAT SUR LE TERRAIN




mardi 13 janvier 2009

Make love not war


par Alain Legaret

«Faites l’amour, pas la guerre !». Combien de fois ne l’avons-nous pas repris ensemble, ce credo, quand nous refaisions le monde pour le rendre plus juste, plus fraternel, plus tolérant !

Lorsque notre idéal était fondé sur la liberté et l’égalité, sur l’amour de son prochain dans la laïcité, sur la vie. Parce que ces valeurs étaient solidement ancrées en nous et que, pour rien au monde, nous n’aurions accepté de les bafouer.

Mais aujourd’hui, mon ex-camarade, pour ne pas faire la guerre, tu as choisi de faire l’amour par lâcheté.

Tu as choisi de faire l’amour à des gens qui veulent t’empêcher de faire l’amour. A des gens qui te promettent sous les pavés, le désert.

Pour ne pas faire la guerre, mon ex-compagnon, tu as choisi de faire l’amour à des gens qui interdisent tout mais surtout pas d’interdire.

Tu fais l’amour à des dictateurs qui souillent les droits de l’homme. A des gens qui enseignent la haine à leurs enfants et qui bientôt l’enseigneront aux tiens.

Pour ne pas faire la guerre, mon ex-ami, tu as choisi de faire l’amour à ceux qui applaudissent quand des avions détruisent des tours à Manhattan. A ceux qui tuent intentionnellement hommes, femmes et enfants avec distinction de race.

Tu as choisi de faire l’amour à des gens qui font la guerre parce qu’ils sont frustrés d’amour, et pour qui l’existence n'est qu'accessoire, surtout la tienne. Ils font l’amour non pour donner la vie, mais pour donner la mort.

Pour ne pas faire la guerre, mon ex-complice, tu as choisi de faire l’amour à des gens ouvertement antisémites, au point que, toi aussi, parfois, en atteignant l’orgasme, tu te surprends à crier «mort aux juifs !».

Tu as choisi de faire l’amour en masochiste soumis à un maître qui te fait jouir en fouettant nos libertés, en insultant nos femmes, en étouffant notre culture et en crachant sur nos démocraties.

Tu as choisi de faire l’amour à une mante tellement religieuse, qu’elle t’en a déjà fait oublier ta chère laïcité avant qu’elle ne décide de te prendre l’âme.

Pour ne pas faire la guerre, tu as choisi, en guise de petit déjeuner, d’offrir mon pays* sur un plateau à ton amant, qui n’en demandait pas tant. Cet amant avec lequel tu t’assembles désormais au point de lui ressembler.

Car enfin, à trop faire l’amour, mon ex-frère, tu as déjà attrapé des maladies totalitairement transmissibles qui te seront à coup sûr mortelles.

Je t’ai perdu, car tu m’as trompé. Tu t’es trompé. Et malgré tous tes efforts pour le séduire, tu resteras toujours un infidèle aux yeux de ton nouvel amant.

Du moins, jusqu’à ce que tu ne reprennes avec lui son credo : «Faites la guerre, pas l’amour !»


*Les premières publications de ce texte datent de novembre 2002, à l'époque où je residais encore en France.

Gaza, ou l’hypocrisie inégalée


par Wafa Sultan
11 janvier 2009
article original sur aafaq.org
Traduit de l'arabe par Chawki Freïha pour pour mediarabe.info

La célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares... En voici les extraits les plus significatifs.

(…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard de sa population l’empêche de se hisser au niveau du gouvernement.

Mais ceci est conforme à l’habitude, puisque, à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de criminels islamistes n’a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.

Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

(…) Depuis le début de l’opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d’autres occasions où la vie était menacée.

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

(…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et devenir martyrs.

Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances, et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite d’être vécue et pleurée.

Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

(…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.

(…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors d’un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l’abri à Damas et à Beyrouth.

(…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalé dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

(…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

(…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d’une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment, au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu’il laisse les musulmans s’entretuer.

(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.

(…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l’idéologisation de la mort.

Les musulmans doivent commencer par se changer, pour prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi, jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?

© MediArabe.info

lundi 12 janvier 2009

Aux promeneurs du samedi et à leurs copains d’une certaine gauche


Par Mohamed Sifaoui

J'observe les esprits s'enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l'émotion l'emporte sur la raison. Je le comprends d'autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu'ils n'arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l'armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd'hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s'exhibent aujourd'hui la larme à l'œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu'un crime contre l'humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu'avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l'État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l'Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l'enfant de Gaza que pour l'enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l'idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l'indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d'Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d'être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D'autres se disaient encore que peut-être le GIA n'était finalement que le fruit d'un complot, d'une manipulation, que l'islamisme ne tuait point, nulle part. D'ailleurs, beaucoup continuent de penser que l'islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d'autres salauds ». Je crois même que c'est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d'islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d'antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m'étonne aussi - et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m'étonne dis-je comment peut-on s'émouvoir lorsqu'est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d'émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd'hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n'ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d'un attentat terroriste ? Pourquoi n'ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d'autres musulmans ? Pourquoi n'ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c'est pour écouter leurs lamentations disant qu'ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l'expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l'appartenance religieuse de l'autre belligérant, Israël en l'occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s'élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d'entre eux ne marchent pas parce qu'ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu'ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l'expression - que la plupart n'ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu'en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l'islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu'il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l'envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d'ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez...À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche...

Seul le Hamas est responsable de la guerre, seuls les Palestiniens peuvent y mettre fin

Par Ralph Peters*
Texte original en anglais sur le New York Post
Traduction française: Jean Szlamowicz pour l'UPJF

Israël n’a tué aucun civil dans la Bande de Gaza. Plus d’une centaine de civils ont péri et les bombes ou les obus israéliens ont peut-être causé leur mort mais ce n’est pas Israël qui les a tués. C’est le Hamas.

Il est temps d’en finir avec les mensonges. Les mensonges du Hamas. Ceux des Nations Unies. Et ceux des médias du monde qui hurlent « sauvez les terroristes ! ».

Il n’y a aucune équivalence morale entre les terroristes du Hamas et les soldats israéliens. Il faut choisir entre blanc ou noir : il n’y a pas de gris. Toute négociation est inutile.

Le Hamas est une machine à tuer les Juifs. Sa vocation est de détruire Israël. Sur quoi pourraient porter des négociations ?

Quand le Hamas ne peut pas tuer de Juifs, il se rabat volontiers sur les civils palestiniens qu’il met au milieu des tirs, vieillards, femmes et enfants. Le Hamas envoie ces innocents dans de soi-disant abris, puis, guide la frappe israélienne sur eux. Ça fait plaisir aux médias en manque de gros titres.

Le Hamas ne se bat pas avec des objectifs politiques en tête. Un « traité de paix » ne serait qu’un instrument dans leurs mains. Leur but ultime est la destruction totale d’Israël, au nom d’un dieu terroriste. A l’abri dans des bunkers enfouis, ou à Damas, les dirigeants palestiniens sont prêts à voir mourir un nombre illimité de leurs civils, ou même de terroristes de base.

Les vies ne sont pour eux qu’un instrument en vue d’une fin. Et les cadavres d’enfants sont le carburant de la propagande.

Tout ce que le Hamas devait faire pour qu’Israël ne lance pas une attaque de légitime défense était de ne pas lancer de roquettes sur Israël. Tout ce que le Hamas doit faire pour arrêter le conflit et épargner la population palestinienne, qu’il est censé représenter, est d’arrêter de tuer des Israéliens et de laisser Israël vivre en paix.

Ni l’une ni l’autre solution n’intéressent le Hamas.

Aujourd’hui, Israël doit continuer son attaque, causer le plus de dégâts possibles au Hamas avant qu’un nouveau président américain n’intervienne. Si Israël s’arrête maintenant, le Hamas pourra crier victoire juste parce qu’il a survécu, malgré ses pertes massives. Même s’il est impossible d’éliminer radicalement l’extrémisme, le seul espoir d’aboutir à une paix, même temporaire, même imparfaite, est de tuer chaque dirigeant terroriste enfoui dans son bunker de Gaza. Cette occasion ne se représentera peut-être jamais.

Et qu’on ne s’inquiète pas de créer un « vide du pouvoir » ! C’est aux Palestiniens de s’en débrouiller. Même l’anarchie vaut mieux pour Israël que le Hamas.

Dans leur grande majorité, les Israéliens, les Américains et les Occidentaux partagent un aveuglement commun : nous restons tragiquement prisonniers d’un modèle de terrorisme dépassé, celui de l’OLP d’Arafat, de l’IRA, des Brigades Rouges ou du Weather Underground. Mais malgré toute leur violence, ces organisations ne se pensaient pas envoyées par Dieu.

Les terroristes d’hier voulaient changer le monde. Ils étaient prêts à verser le sang pour leur cause et, dans des cas extrêmes, le leur aussi. Mais ils ne cherchaient pas la mort en soi. Ils préféraient vivre afin de voir ce que serait le monde meilleur auquel ils aspiraient.

Notre civilisation doit faire face aujourd’hui à des terroristes pour lesquels la mort est une promotion de carrière. Ils croient que tout acte au service de leur dieu est excusable. Et le cœur de leur croyance est que vous et moi, mécréants têtus que nous sommes, méritons la mort.

Leur effroyable dieu ne connaît pas de compromis. Le moindre atermoiement vaut trahison, tant leur dieu leur fait confiance. Et pourtant nous croyons (et même certains Israéliens le croient) qu’il est possible de passer des accords avec eux.

Dans sa recherche de paix, Israël a remis Gaza aux Palestiniens, un peuple qui n’avait jamais eu d’Etat à lui. En remerciement, Israël a reçu les roquettes de la terreur. Et les Palestiniens ont eu droit à la guerre de gangs.

La paix est la dernière des choses que les terroristes et les gangsters du Hamas puissent vouloir. La paix, c’est la fin de leur petit jeu. La paix, cela veut dire qu’ils ont déçu leur dieu. La paix, c’est la fin des prétextes pour faire la guerre. La paix ? Ils ne supporteraient pas ça six mois !

Cette guerre ira jusqu’au bout. Et nous avons peur d’admettre le sens de cette guerre.


ADDENDUM : CE QUI ATTEND GAZA

Tout ce qui se passe n’a rien à voir avec les péchés de l’Amérique ou l’intransigeance israélienne. Le problème est le mal dont souffre une civilisation, celle de l’islam moyen-oriental, et qui ne peut se soigner que de l’intérieur. Tant que les Arabes et les Iraniens n’auront pas décidé de se soigner, il nous faudra nous battre.

Au lieu de cela, nous voulons parlementer. Nous parvenons à nous convaincre, contre toute évidence, qu’en réalité nos ennemis veulent parler avec nous, qu’ils n’attendent que quelques bonnes raisons de le faire, des « incitations » (c’est comme ça que les diplomates appellent les pots-de-vin). Si notre président désigné croit véritablement, comme il le laisse entendre, qu’il est possible de négocier avec des terroristes guidés par la foi, sa naïveté est proprement terrifiante.

C’est certes compréhensible. Toute la carrière de Barack Obama repose sur les mots, pas sur les actes, sur sa force de persuasion, pas sur son pouvoir de décision. Mais tous ses caucus, débats, réunions de quartiers et poignées de mains en coulisses ne lui sont d’aucun secours comme préparation aux « négociations » avec des gens dont l’objectif obsessionnel est la destruction d’Israël — et la nôtre.

Si Obama reprend la même histoire démente du « processus de paix » que ses prédécesseurs, qu’il s’agisse de Jimmy « J’aime avoir un terroriste dans les bras » Carter, Bill Clinton, ou George W. Bush, il se fera dévorer avant de savoir qui l’a mordu.

Combien de fois faudra-t-il que des gouvernements différents refassent la même erreur de croire qu’au fond de chaque terroriste, tueur, ou seigneur de la guerre, il y a un brave type qui veut la paix avec la même ferveur que nous ? Les ennemis d’Israël ne veulent pas un traité qui leur soit avantageux : ils veulent détruire Israël.

C’est quoi que vous ne parvenez pas à comprendre là-dedans ? Ils ne nous le hurlent pas assez fort, peut-être ? Les ennemis d’Israël prêchent la haine du Juif depuis tellement longtemps que même les « modérés » n’arrivent pas à faire volte-face.

Et pourquoi la gauche internationale déteste-t-elle tant Israël ? Pourquoi tant d’entrain à se porter au secours du Hamas ?

Parce que, par son existence - qui doit tout au travail, à l’éducation et à la discipline -, Israël met à mal l’idée d’un peuple impuissant en proie à tous les maux. Israël n’a pas eu besoin de dizaines d’ONG condescendantes et de leur personnel d’accros au malheur.


Parce que les Européens sont encore tout honteux de la Shoah. Ils ont besoin de croire que les Israéliens sont des nazis avec une kippa.

Parce que, bien au chaud dans les cafés et sur les campus, ça fait "cool" de parler de « combattants de la liberté » au lieu de terroristes. On doit se sentir moins coupable quand on va demander du pognon à papa (ou à l’Etat). Et puis, tant qu’on n’a pas à vivre avec les terroristes, ça reste "cool", non ? (Cette dernière phrase n’est pas une citation empruntée à Caroline Kennedy).

Et puis, surtout parce que les racistes autodestructeurs les plus virulents du monde aujourd’hui sont les gauchistes de base. Vous en voulez la preuve ? Ils ont décidé qu’Israël était blanc et donc, consubstantiellement, un oppresseur. Israël est élevé au plus haut rang de notre civilisation et de nos codes juridiques — tout en se voyant refuser le droit à l’autodéfense. Mais, finalement, la gauche pense que les gens à la peau plus sombre sont inférieurs et qu’on ne peut pas exiger d’eux un comportement civilisé. Les gauchistes pensent que les mouvements terroristes, ou les dictateurs africains, doivent forcément se conduire de manière ignoble. C’est la version post-moderne, façon cappuccino avec de la mousse, d’une mentalité qui s’intéresse au sort du « gentil petit frère noir ».

Les pires ennemis des pays en développement sont les gauchistes qui refusent de leur appliquer les mêmes critères d’intégrité et les mêmes exigences de gouvernance qu’aux sociétés occidentales. Il est vrai que la gauche a besoin de l’échec des pays en voie de développement pour prouver que le système est férocement opposé à leur développement.

Or, un peuple pauvre, meurtri, assassiné, a réussi à créer de toutes pièces une démocratie à l’occidentale dans un terrain vague oriental. Voilà une chose qu’on ne lui pardonnera jamais.

Après 60 ans de conflits que les intraitables voisins d’Israël ne cessent de lui imposer, non seulement il n’existe pas la moindre « bonne » solution, mais, grâce à la mentalité du tout ou rien des terroristes islamistes, il n’y a même pas de « mauvaises » solutions (à moins d’y inclure le génocide nucléaire) susceptibles d’apporter une paix durable au Moyen-Orient.

Même l’élimination d’Israël ne suffirait pas. Les terroristes se battraient entre eux, tout en portant la guerre sur d’autres musulmans moins dévots qu’eux.

Tout ce que peut faire Israël, c’est se battre pour durer et s’acheter des intervalles d’accalmie avec le sang de ses enfants. En exigeant un cessez-le-feu prématuré et en insistant pour trouver une issue diplomatique, nous ne ferions que renforcer le monstre et affaiblir ceux qui nous défendent.

Et ne croyez pas un mot de la propagande prétendant que ce conflit rallie les Palestiniens de Gaza derrière le Hamas. Cela ne serait que davantage de condescendance envers le « gentil petit frère noir », comme si les Arabes étaient trop bêtes pour ignorer qui est responsable de tout cela, et qui fait durer la guerre à leurs dépens.

La population de Gaza ne porte peut-être pas les Israéliens dans son cœur mais elle regrette certainement le jour où elle a choisi un bulletin de vote en faveur du Hamas. Car c’est le Hamas qui l’assassine.

© The New York Post

* Ralph Peters est un officier de l’armée américaine à la retraite. Il est essayiste (Looking For Trouble: Adventures in a Broken World) et romancier (Bravo Romeo ; Flames of Heaven: A Novel of the End of the Soviet Union).

dimanche 11 janvier 2009

Huit ans et six mille roquettes

par Alain Legaret

Ces 8 dernières années, 6000 roquettes ont été lancées par les Palestiniens de Gaza sur les populations juives du sud d’Israël.

8 ans, c’est long. C’est presque disproportionné.

6000 roquettes, ça fait beaucoup. C’est certainement disproportionné.
Même si elles sont « artisanales ». Même si une fois en l’air, c’est comme si une main venait les détourner de leur trajectoire pour les diriger vers des espaces inhabités.

Pendant ces 8 ans et ces 6000 roquettes, Israël n’a pas répliqué. Pire, elle a même évacué Gaza complètement en 2005. Depuis 3 ans, il n’y a plus un seul Juif à Gaza !!
Gaza est purifiée !! Achtung !!
De quoi faire rougir de jalousie les Waffen SS !! C’est sur qu’eux ne bénéficiaient pas du support de l’ONU, du Vatican, de la Croix Rouge, de l’Unicef, de l’UNWRA, de centaines d’associations et des millions de dollars venus d’Amérique, d’Europe, des pays Arabes et des organisations internationales!!

Depuis des décennies, tout ce que ce monde compte de diplomates nous assène que la paix mondiale, que le paradis sur terre, que le Nirvana nous seront enfin accessibles lorsque « Israël aura évacué les territoires palestiniens occupés » (sic).
Tous ces supermen de la diplomatie se trompent.
La preuve qu’ils se trompent, c’est que depuis 3 ans que Gaza est purifiée des Juifs, les Palestiniens s’en servent non pas pour créer un état, mais comme base de lancement de missiles sur Israël.

Pendant ces 8 ans de bombardements palestiniens et ces 6000 roquettes, le monde se taisait.
Il a eu tout le temps d’intervenir pour faire cesser ces attaques et pourtant, il dormait.
Seul le bruit des chars israéliens l’a réveillé.

Après donc 8 ans de retenue et plus de 6000 roquettes, et face au silence de la communauté internationale, Israël a entrepris de protéger ses populations en lançant une offensive destinée à faire cesser les attaques palestiniennes. Avait-elle d’autres choix ?

Aujourd’hui, l’offensive de Tsahal fait la une de tous les médias.
Voici quelques titres cueillis au hasard :
« Israël une nouvelle fois accusé de bavures contre des civils » annonce LCI.
Bien sur que c’est la faute d’Israël. Quel journaliste aurait l’idée saugrenue d’oser reprocher aux Palestiniens l’utilisation régulière de boucliers humains ?

« Manifestations planétaires contre les frappes à Gaza » titre France-Info.
Allez, avec un peu d’effort, je suis sur qu’ils vont aussi réussir à dénicher quelques petits hommes verts portant des pancartes indiquant « Israël est coupable ».

Quel réveil soudain !!

Et pourtant, combien de fois pendant 8 ans, les 6000 roquettes palestiniennes lancées sur la population juive ont fait la une des medias ?
6000 fois ? 5000 fois ? 4000 fois ? 3000 ? 2000 ? 1000 ? 500 fois, non ?
100 fois ? Même pas ! 50 ? 20 ? 10 ? 5 ? Une fois ?
Non.

LA BONNE REPONSE EST : ZERO FOIS.
PENDANT 8 ANS, LES MEDIAS N’ONT JAMAIS FAIT LEUR UNE SUR LES 6000 ATTAQUES PALESTINIENNES VENANT DE GAZA SUR LES POPULATIONS JUIVES
.

Le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni hier et a voté une résolution instaurant un cessez-le-feu immédiat et le retrait israélien de Gaza.
Et pourtant, combien de fois pendant 8 ans et 6000 roquettes palestiniennes, le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni pour demander aux Palestiniens de cesser leurs attaques ?

6000 fois ? 5000 fois ? 4000 fois ? 3000 ? 2000 ? 1000 ? 500 fois, non ?
100 fois ? Même pas ! 50 ? 20 ? 10 ? 5 ? Une fois ?
Non plus.

LA BONNE REPONSE EST : ZERO FOIS
PENDANT 8 ANS, LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU N’A JAMAIS VOTE DE RESOLUTION POUR FAIRE CESSER LES 6000 ATTAQUES PALESTINIENNES VENANT DE GAZA SUR LES POPULATIONS JUIVES.

Aujourd’hui, les manifestations se sont multipliées dans le monde aux cris de « mort à Israël » ou encore « Israël assassin ». Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Londres, Barcelone, Paris, Copenhague, Athènes, Milan ou ailleurs.

Et pourtant, combien de personnes pendant 8 ans et 6000 roquettes palestiniennes, sont descendues dans la rue pour protester contre le bombardement des populations juives ?

100 000 personnes ? 50 000 ? 20 000 ? 10 000 personnes ?
5000 au moins, non ? Quoi, moins de 1000 ? 500 ? 200 ? 100 ? 50 ? 20 ? 10 ?
1 seule personne ? Même pas.

LA BONNE REPONSE EST : ZERO.
PENDANT 8 ANS, PERSONNE N’A MANIFESTE CONTRE LES 6000 ATTAQUES PALESTINIENNES VENANT DE GAZA SUR LES POPULATIONS JUIVES.


Pour la communauté internationale, les Juifs bombardés, c’est tout à fait normal.
Heureusement que ce sont des Israéliens, sinon on pourrait croire que c’est de l’antisémitisme.


Une riposte disproportionnée?

par Juda Mac Abey

"11h00 Beyrouth Le Hamas "rejette" la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, estimant qu'elle ne sert pas les intérêts du peuple palestinien, affirme un responsable du mouvement islamiste au Liban.
11h00 Oslo Six personnes dont cinq policiers sont blessées et 31 arrêtées à Oslo à la suite de l'attaque par un millier de protestataires pro-palestiniens d'une manifestation pro-israélienne.
10h00 Rome Un syndicat de commerçants provoque l'indignation en Italie en proposant de boycotter les commerces tenus par des Juifs à Rome pour protester contre les attaques israéliennes sur Gaza.
00h10 Tripoli Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi appelle les Arabes à aller combattre aux côtés des Palestiniens contre Israël
NOUVELOBS.COM | 10.01.2009 | 18:34 D'autres manifestations ont eu lieu à Strasbourg, Colmar, Besançon, Lorient, Saint-Brieuc, Caen, La Roche-sur-Yon, Laval, Albi, Auch, Agen, Angoulème, Pau, Roanne, Le Creusot ou encore Evry
"

En France et dans le monde, dans les médias et dans la rue, s’élève une clameur mondiale contre les massacres de Palestiniens commis par Israël : 800 morts, des enfants, des civils. L’horreur, l’indignation et la colère rassemble les peuples de la planète contre Israël, de Tripoli à Srinagar, de Belfort à La Roche-sur-Yon, de Beyrouth à Oslo, de Paris à Alger. Les pires ennemis se réconcilient pour crier vengeance, les bourgades tranquilles qui n’ont jamais vu de cortège défilent contre la barbarie israélienne.

Comment ne pas admirer ce sursaut exceptionnel du cœur et de la conscience planétaire contre sans doute la pire barbarie que la terre ait jamais portée ?

En effet :

- l’armée jordanienne massacre 10 000 palestiniens (« Septembre noir ») Combien de manifestants à Alger ?

- L’armée sri-lankaise vient de prendre la capitale des rebelles tamouls, pacifiquement sans doute et sans victimes civiles. Qui manifeste à Srinagar ?

- L’armée rouge occupe la Tchétchénie sans qu’aucun crime ne soit commis. Combien de manifestants à Beyrouth ?

- L’armée chinoise occupe le Tibet et pacifie la population, en toute humanité. Combien de manifestants à Belfort ?

- L’armée indonésienne occupe et pacifie tout aussi humainement le Timor oriental. Combien de manifestants à La Roche-sur-Yon ?

- L’armée soudanaise couvre le massacre de 800 000 civils au Darfour. Combien de manifestants à Nairobi ?

- Etc., etc.…

On accuse Israël de riposte disproportionnée. Peut-être.

Ne faut-il pas admettre ici une disproportion entre l’universalité de la condamnation d’Israël et le silence fracassant qui entoure tous les autres massacres à travers le monde ?

Qui expliquera ce deux poids deux mesures évident ?

Je ne vois qu’une explication : aux yeux du monde, la seule vraie victime universelle et éternelle est palestinienne ; et encore faut-il qu’elle soit tuée par Israël. Les millions d’autres victimes ne comptent pas, ou si peu, ni pour la rue, ni pour les médias, ni pour l’ONU.

Là est la vraie disproportion : dans cette unique condamnation planétaire comparée au silence ordinaire qui entoure les massacres…ailleurs.

L’explication est facile : derrière le sentiment et la conscience unilatérale, on retrouve la grande Internationale vert-brun-rouge qui mobilise à travers le monde la rue arabe à l’assaut de tout ce qui est Juif.

Islamistes, communistes, hommes de gauche, chrétiens généreux, humanitaires, anarchistes, néo-nazis : tous unis dans la chasse au Grand Ogre israélien et à ses suppôts Juifs dans le monde.

La mondialisation se fait aussi, hélas, dans la rue, et sur le modèle du terrorisme de la « rue arabe » importée en Europe. Et le Juif reste l’éternel bouc émissaire pour soulager colères et bonnes consciences frustrées.

Triste nouveau millénaire !

La routine à Gaza



Les jolies ambulances de l'ONU qui transportent des gentils Palestiniens en armes.
Si les soldats israéliens ripostent, qui sera accusé de bavure?



Des gentils civils palestiniens armés prenant délicatement des enfants pour se cacher derrière.
Si les soldats israéliens ripostent, qui sera accusé de bavure?



Des gentils civils palestiniens lançant des roquettes au pied d'une école pendant les heures de cours.
Si les soldats israéliens ripostent, qui sera accusé de massacre?



mercredi 31 décembre 2008

Kouchner, vous n’êtes pas le bienvenu

par Alain Legaret


On évoque ces dernières heures, la possible visite de Nicolas Sarkozy au Moyen-Orient afin de mettre un terme aux affrontements entre le Hamas et Israël.
Il souhaite certainement réitérer son succès lors de son voyage qui a permis de stopper la guerre entre la Russie et la Georgie en Août 2008.

D’après les rumeurs, son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner devrait être du voyage. Or si ce monsieur n’est pas coupable de ce qui se passe aujourd’hui dans le sud d’Israël et à Gaza, il en est en partie responsable.
Qu’il se rassure, il n’est pas seul. Il partage cette responsabilité avec tous les membres qui se réclament de la communauté internationale, qui se posent en hommes de bien, mais qui sont restés muets pendant des années, lorsque le Hamas lançait ses roquettes sur la population israélienne.
Si par miracle après plus de 5000 roquettes, il n’y a eu que peu de victimes, il n’empêche que la population juive du sud d’Israël était sous la menace permanente de ces attaques et devait régulièrement courir aux abris dans l’indifférence générale des nations.

Ce silence prolongé de la communauté internationale relève de la « non-assistance à personne en danger ». L’intervention qui n’eut jamais lieu alors, aurait eu pour effet de faire cesser les attaques palestiniennes, de soulager les civils, et d’éviter la riposte israélienne que nous connaissons aujourd’hui avec son cortège de morts des deux côtés.

Mais revenons à Bernard Kouchner car le ministre des affaires étrangères français nous a surpris par son approche particulière des souffrances israéliennes : A l’inaction, il rajoute le cynisme.

Lors d’un voyage qu’il a effectué en Israël en février 2008, il a tenu une conférence de presse au consulat de France de Jérusalem durant laquelle il réclamait avec insistance le passage de camions de ciments vers Gaza pour construire une station d’épuration.
Lorsque Olivier Rafowicz d’Infolive TV lui fit remarquer que « des camions humanitaires ont transporté des explosifs vers Gaza », Bernard Kouchner désinvolte, lui répondit en riant « Oui, ben, ça arrive de temps en temps, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise.. ».
Son rire se glaça et l’arrogance pris le relais quand le Directeur d’Infolive TV stupéfait lui lança «c’est quand même beaucoup d’humour pour une chose très grave pour Israël » (voir la vidéo)

Et il avait fichtrement raison Olivier Rafowicz !! Parce que si Bernard Kouchner avait pris au sérieux à cette époque la contrebande d’armes à destination de Gaza, il n’y aurait pas eu de roquettes, il n’y aurait pas eu de morts et il n’y aurait pas eu de riposte israélienne.

Monsieur Kouchner riait quand seuls les israéliens étaient visés. Le terrorisme contre les Juifs, ça l’amuse.

Par conséquent, la présence de ce personnage en Israël pour venir faire la morale à ses dirigeants et faire son numéro pour regretter les récents affrontements serait totalement indécente.

Nous ne pouvons prendre encore le risque de le voir pouffer devant les populations juives entassées dans les abris.

Quand le Hamas s’armait, Monsieur Kouchner riait, Eh bien qu’il danse maintenant.
Mais ailleurs.

mardi 30 décembre 2008

Liquider le Hamas, et après?

par Alain Legaret

Après de longs mois de retenue, Israël a fini par lancer samedi (27 décembre 2008) sa riposte aux tirs incessants de roquettes palestiniennes sur sa population.
A l’heure où sont écrites ces lignes, malgré le rappel de réservistes, aucune opération terrestre n’a encore commencé.

Depuis longtemps Tsahal n’avait pas été aussi efficace : un service de renseignements qui a bien fait son travail en amont, une campagne d’intoxication qui a permis de prendre le Hamas par surprise, et des tirs qui atteignent leurs cibles avec une précision inégalée.

On peut toutefois déplorer la perte de civils, mais dans une zone densément peuplée comme l’est la bande de Gaza, et malgré les rampes de lancement de roquettes et les dépôts d’armes qui côtoient volontairement les habitations, les dommages collatéraux restent jusque là "relativement" limités. Surtout que les Palestiniens n’ont jamais hésité à utiliser les civils, femmes et enfants de préférence, comme boucliers humains. S’ils pouvaient placer les hôpitaux, les écoles et les mosquées sur la trajectoire des tirs israéliens, ils le feraient.

D’autant qu’au fil des heures, l’offensive israélienne révèle de plus en plus clairement son objectif à savoir, la liquidation pure et simple du Hamas.
Il est évident aussi que la majeure partie de la communauté internationale dont un grand nombre de pays arabes, soutient cette action. Les condamnations quasi-automatiques dès qu’Israël entreprend de se défendre, se sont faites cette fois bien plus modérées qu’à l’habitude.
Seuls quelques coutumiers toujours prêts à saisir l’occasion qu’il leur est donné, sont sortis dans la rue pour crier "mort à Israël" parce qu’il leur est interdit de crier "mort aux Juifs".

De par son soutien au terrorisme aux cotés de l’Iran, du Hezbollah et de la Syrie, le mouvement Hamas dérange beaucoup de monde. Il est devenu la cible de tous ceux qui prônent une certaine stabilité, laissant toutefois aux Israéliens ou aux Américains le soin d’effectuer le sale boulot.
Le Syrien Bachar El Assad, ayant compris assez tôt que sa politique commençait à devenir périlleuse pour son pays, a choisi pour l’instant d’afficher un visage plus conciliant en entamant il y a quelques mois des négociations de paix avec Israël.

Une fois le Hamas liquidé et la Syrie postée dans ce rôle temporaire d’observateur, l’Iran et son satellite le Hezbollah seront alors complètement isolés sur la scène internationale sans même les Palestiniens pour pouvoir attendrir les gauches du monde entier.

Car il est évident aussi que le Fatah de Mahmoud Abbas se frotte les mains de l’offensive israélienne visant à supprimer son dangereux rival le Hamas. Il sera le premier à récolter les fruits de ces violences pour asseoir sa position de leader sur tous les Arabes palestiniens.

Enfin, le gouvernement Kadima aura alors les mains libres pour réaliser son rêve du "petit Israël", en vidant de ses Juifs le Golan, la Judée, la Samarie ainsi qu’une partie de Jérusalem pour créer sur cette terre, pour la toute première fois dans l'histoire, un pays arabe.

Ce sont des plans. La réalité peut être différente.

dimanche 28 décembre 2008

Né pour tuer

(Suite à la multiplication de tirs de roquettes à partir de Gaza et à la risposte israélienne d'hier, remise en ligne de ce texte publié une première fois sur le site de Primo Europe en septembre 2003)

"Nous tendons notre main en signe de paix et de bon voisinage à tous les États qui nous entourent et à leurs peuples, et nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L’Etat d’Israël est prêt à apporter sa contribution au progrès du Proche-Orient dans son ensemble."

C’était le 14 mai 1948, David Ben Gourion lisait la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël. Le lendemain, les armées arabes attaquaient le jeune état à peine né, pour jeter les juifs à la mer.

Aujourd’hui, plus de 55 ans après, Israël envoie des satellites dans l’espace, tandis que ses voisins continuent à vouloir jeter les juifs à la mer.

Pauvres juifs ! Toujours à espérer avoir un état comme un autre, alors qu’on a même été jusqu’à inventer un peuple de toute pièce pour détruire Israël.

Car c’est bien en négation de l’Etat d’Israël, que le fameux peuple palestinien a vu le jour. En effet, je mets au défi quiconque de me raconter l’histoire de ce peuple. Les Palestiniens eux-mêmes en sont incapables. Ils se définissent comme étant :

"l'ensemble des habitants arabes de la Palestine mandataire (Mandat britannique 1922-1948) ainsi que leurs descendants". (http://www.palestine-france.com/palestine/indexpm.htm)

Définition évidemment postérieure à la création de l’Etat d’Israël. En effet, je vois mal les Palestiniens dire : « allez, dépêchez-vous de vous inscrire. En 1948 on clôt la liste ! Vous pourrez alors bénéficier des indemnités chômage à vie, payées par l’ONU ».

C’est à dire que l’équipe des All Blacks, créée en 1905 est antérieure aux Palestiniens. Marilyn Monroe est plus vieille qu’eux. Même moi, j’ai plus d’histoire que ce peuple !!

Il n’est pas étonnant de constater alors que le sol prétendument palestinien regorge de vestiges du peuple présumé colon, et ne révèle rien sur les aïeux du soi-disant peuple légitime auto-proclamé.

Déjà en 1948, ils criaient les juifs à la mer ! Et pourtant, il n’y avait pas de territoires occupés, pas de colonies, pas de réfugiés palestiniens, pas d’incursions de Tsahal, pas de Sharon. La bande de Gaza était occupée par l’Egypte tandis que la Judée, la Samarie ainsi que Jérusalem étaient eux, annexées par la Jordanie.

Les Palestiniens ont-ils alors réclamé Ramallah, Gaza ou même Jérusalem aux Egyptiens et aux Jordaniens? Non, ils étaient complètement indifférents à ces territoires. Même les représentants palestiniens estiment que « la Cisjordanie [alors sous domination jordanienne] n’était pas occupée avant 1967. » *

Ils n’en avaient même rien à faire de Jérusalem. Ce qu’ils ont toujours recherché, c’est de tuer les juifs et s’approprier ce qui leur appartient.

Celui qui ne sait pas ça ne comprendra jamais rien au conflit actuel.

Quelque chose a-t-il changé depuis 1948 ? Oui, Israël envoie des satellites dans l’espace.

Et puis, on peut constater un comportement étrange chez les Palestiniens: la mort d’un des leurs suscite tantôt des scènes de joie, tantôt des scènes de colère.

Quand un Palestinien meurt en fauchant la vie de plusieurs juifs, ils sont heureux. Ils distribuent des sucreries et la rue est le théâtre de réjouissances.

Par contre, quand il meurt seul, ils crient à la vengeance, ils pleurent et montrent le grand malheur qui s’abat sur eux et sur lequel s’apitoient les antisémites du monde entier.

Comment la douleur des Palestiniens peut alors être crédible ?

Est-ce que la mort de juifs efface soudain la souffrance due à la perte d’un des leurs ?

Bien entendu quand on sait que ce peuple a été créé de toute pièce pour détruire Israël.

Tel un enfant qui exulte de joie lorsque son pétard explose et qui ressent tristesse et colère quand le pétard ne fonctionne pas, le Palestinien considère que sa vocation est de tuer du juif. Quitte à sauter avec. Tout autre destin ne peut être que gâchis.

Comment dès lors coexister avec quelqu’un qui préfère tuer plutôt que vivre ?

Comment faire la paix avec quelqu’un qui est né pour vous détruire ?

Alain Legaret

*Note : Leila Shahid, sur France 2 le 30 novembre 2002, nous apprenait que la Cisjordanie n‘était pas occupée avant 1967. Notez qu’elle dit « Cisjordanie » et non pas « Judée Samarie », car ça ferait désordre quand on revendique l’appartenance du territoire. Pourtant, dans le plan de partage de l’Onu [en 1947], on parle encore de Judée Samarie : la Cisjordanie y est inconnue. Par la suite, le terme fut largement repris par ceux qui dénient au peuple juif son retour sur la terre qui porte son nom.

Sur le même sujet : Gaza, une sacrée bande , L’antisémitisme, responsable des derniers combats à Gaza

dimanche 21 décembre 2008

Ce soir à Jerusalem...




C'est lorsque l'on croit la nuit proche, que la lumière jaillit...
Bonnes fêtes




vendredi 21 novembre 2008

Sept questions à un militant pro palestinien

par Alain Legaret

Explique-moi pourquoi tu considères que c’est Israël qui a pris la terre aux Palestiniens, alors que c’est la Jordanie qui occupe 80% de la Palestine?

Explique-moi pourquoi tu considères logique que la Palestine soit aux Palestiniens, alors qu’il ne t’est jamais venu à l’esprit que la Judée puisse être aux Juifs?

Explique-moi pourquoi, tandis qu’un Arabe peut se promener tranquillement à Tel-Aviv et à Haïfa alors qu’un Juif qui s’égare à Ramallah ou à Shehem (Naplouse) fait l’objet d’un lynchage, c’est Israël que tu accuses d’apartheid ?

Explique-moi pourquoi tu trouves normal qu’il y ait des Arabes vivant en Israël mais qu’il t'est impensable qu’un seul Juif puisse vivre dans un état palestinien ?

Explique-moi pourquoi c’est seulement après qu’Israël ait pris Gaza à l’Egypte et la Judée Samarie à la Jordanie, que tu as commencé à les appeler « les territoires palestiniens » ?

Explique-moi pourquoi les Palestiniens n’ont jamais cherché à créer un état dans ces fameux territoires tout le temps qu’ils étaient sous domination arabe?

Explique-moi enfin pourquoi tu dédaignes de répondre à ces questions de peur de comprendre que ton soutien indéfectible à la cause palestinienne contre Israël n’est rien d’autre que l’expression humaniste de ton antisémitisme déguisé?


..

dimanche 21 septembre 2008

Exit Olmert

par Alain Legaret

Aujourd’hui est un grand jour pour Israël.

En effet, depuis son accession aux plus hautes fonctions du pays début 2006, Ehud Olmert a enfin pris sa première mesure en faveur de l’Etat Juif : il a présenté sa démission.

Il ne faut pas se réjouir trop vite pour autant car celle qui lui a succédé à la tête du parti Kadima a toujours encouragé les mesures anti-israéliennes prises par son prédécesseur.

Ceux qui la considèrent comme la nouvelle Golda Meïr sont de fins observateurs qui ont remarqué avec beaucoup de perspicacité que comme Golda, elle appartient à la gente féminine.

La comparaison s’arrête là car pour le reste, tout diffère entre les deux personnages.

Golda Meïr a été celle qui préférait les condamnations aux condoléances, dirigeant d’une main de fer le pays en toute simplicité depuis sa cuisine, tandis que Tsipi Livni a la folie des grandeurs, préférant être acclamée du haut des clochers ou des minarets plutôt qu’à la modeste tribune d’une synagogue.

Espérons qu’elle ne nous fera pas regretter Olmert.

Je tiens aussi à préciser que j’ai la chance de vivre dans un pays démocratique.
La seule démocratie du Moyen-Orient.

Parce que dans les pays alentours, ceux qui font la pluie et le beau temps à l’ONU et dans les rédactions de la presse arabe et occidentale, celui qui oserait écrire ce que je viens d’écrire sur les dirigeants de son pays serait sur-le-champ pendu, égorgé ou passé par les armes puis son corps traîné à travers la ville afin de servir d’exemple. Et s’il a vraiment beaucoup de chance, il sera seulement mis dans un trou jusqu’à la fin de ses jours.

On a un peu tendance à oublier cela quand on habite un pays où la parole est libre.

Je finirais en citant une phrase prononcée la semaine dernière par Benjamin Netanyahou qui résume assez bien la situation :

"Lorsque les Arabes déposeront les armes, il n’y aura plus de guerre,
Lorsque Israël déposera les armes, il n’y aura plus d’Israël".


Emettons le souhait pour la nouvelle année juive 5769 qui s’annonce, que les Arabes déposent enfin les armes pour que le Moyen-Orient puisse devenir un havre de paix pour tous les peuples de la région, et de sérénité pour toutes les religions.


...

jeudi 3 juillet 2008

Ingrid est libre; pensée pour Guilad....



Ce soir, Ingrid Betancourt, prisonnière des FARC en Colombie, a été libérée. Elle va pouvoir bientôt retrouver sa famille.

Ce soir, on ne peut qu'être heureux pour elle et pour ses proches quand on sait le calvaire qu’ils ont enduré.

Ce soir, le Président Sarkozy, entouré des enfants d’Ingrid s’est exprimé sur cette libération.

Ce soir, le Président Sarkozy a rappelé que Guilad Shalit était toujours retenu en otage.

Ce soir, je tiens à souhaiter un bon retour à Ingrid Betancourt.

Ce soir, je tiens à remercier Nicolas Sarkozy.

Ce soir, à Jérusalem, on enterre les victimes de l’attentat à la pelleteuse qui a fait ce matin, 3 morts et près de 70 blessés.

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mardi 1 juillet 2008

Liban II: la guerre perdue de l'Etat d'Israël

par Alain Legaret, 1er juillet 2008


Samir Kuntar a été condamné par un tribunal israélien à une peine cumulée de 542 ans pour avoir massacré la famille Haran lors d’une opération terroriste à Naharya en 1979, au cours de laquelle il fracassa avec grande délectation, la tête de la jeune Einat âgée de 4 ans sur les rochers longeant la mer.

Aucun gouvernement précédent n’a jamais envisagé sérieusement la libération de ce monstre qui n’éprouve aucun remord à offrir de jeunes enfants en sacrifice à son dieu.

Arrive alors le gouvernement Olmert qui en récompense pour ses actes de bravoure, décide de réduire sa peine de 542 à seulement 29 ans et de libérer celui qui sera bientôt reçu en héros chez les adorateurs d’Allah.

Il ne sera pas le seul à être relâché, mais d’autres prisonniers en pleine santé suivront son chemin vers la liberté retrouvée.

Sans surprise de dernière minute, cette libération devrait avoir lieu prochainement dans le cadre d’un accord passé avec la milice chiite - libanaise, qui prévoit qu’Israël récupère en échange les dépouilles des soldats Ehud Goldwasser et Eldad Reguev enlevés vivants le 12 juillet 2006 lors d’un attaque du Hezbollah sur le territoire israélien.

Au-delà de la nécessité de récupérer le corps d’un être cher pour pouvoir en faire le deuil, la loi juive veut qu’il soit enterré conformément à la tradition. Les familles Goldwasser et Reguev pourront ainsi rendre hommage et pleurer leur défunt.

L’intention est louable mais pourquoi diable en payer un prix si élevé ? N’est-ce pas donner carte blanche à l’assassinat de Juifs puisqu’en tuant leurs otages, les assassins obtiennent maintenant plus que ce que tous les gouvernements précédents d’Israël étaient prêts à donner pour récupérer ses citoyens vivants ?

En fait, quand je parle d’assassinat d’otages, c’est pour préserver les âmes sensibles.
Car en réalité, quand on sait les tortures ayant entraîné la mort qui ont été infligées au Juif Ilan Halimi par des jeunes soumis à l’influence de la presse française, on peut imaginer ce que peut donner le traitement opéré sur des soldats israéliens par des miliciens chauffés aux délicats sermons des mosquées libanaises.

Cette décision du gouvernement Olmert est lourde de conséquences. Tsahal devra-t-elle envisager de distribuer à ses soldats des doses de cyanure à ingurgiter en cas de danger pour éviter de mourir dans les pires atrocités puisque la barbarie sur les soldats juifs est maintenant récompensée par Israël ?

Mais revenons à ce 12 juillet 2006. Les hommes du Hezbollah tuent 8 soldats israéliens et enlèvent Ehud et Eldad. Le gouvernement Olmert lance alors des représailles ayant pour objectif de chasser le Hezbollah du sud Liban et de ramener les otages quitte à devoir "retourner chaque pierre du pays du cèdre pour les retrouver".

Mais voilà. 31 jours, c’est beaucoup trop long pour la mémoire défaillante du parti Kadima, puisque le gouvernement israélien approuve le 11 août un cessez le feu dans lequel est complètement ignoré le sort de ses soldats otages. Mais pourquoi ont-ils donc fait la guerre ? Ils ne s’en souviennent plus vraiment.

Mais ce n’est pas tout. Après donc un mois de combats où les soldats de Tsahal sont envoyés sur le front, certains sans vivres et d’autres sans munitions, le gouvernement Kadima lance enfin une offensive d’envergure sur les positions du Hezbollah. Sauf qu’il vient encore d’oublier le cessez le feu qu’il a approuvé voilà quelques heures, et qui doit rentrer en vigueur le lundi 14 août au matin, soit trois jours plus tard.
Les moyens sont enfin là mais le temps n’y est plus : Kadima vient d’inventer le concept de la guerre que l’on perd tout seul.

Ce serait comique si ce n’était pas triste. Combien de morts pour rien ! Un tel niveau d’incompétence n’avait encore jamais été atteint en Israël.

Ah, si seulement on avait osé faire la guerre pour la gagner, Hassan Nasrallah aurait rejoint l’enfer des martyrs tandis qu’Eldad et Ehud seraient peut être revenus en Israël non pas dans de sinistres boites, mais fiers, debout, et escortés par l’unité de Tsahal qui les aurait libérés.

La commission Winograd chargée d’enquêter sur la gestion de ce conflit désastreux, a relevé quelques anomalies mais rien de bien compromettant qui pourrait nuire à la carrière d’Ehud Olmert car elle l’a regardé comme un homme pouvant amener la paix dans la région.
Drôle de motivation pour produire des conclusions complaisantes avec ceux sur qui on est censé enquêter.

Bien sûr que c’est un homme de paix ! Pour plaire aux nations, il a fait des habitants du Gush Katif des réfugiés dans leur propre pays, il expulse les juifs de chez eux, il démolie leurs maisons, il lance sa police montée sur les récalcitrants, il envoie les soldats au casse-pipe, il disloque la terre d’Israël si chèrement acquise pour obtenir quoi en retour ? Le mépris et les larmes. Aucun ennemi d’Israël ne pouvait en espérer autant.

Si aujourd’hui en France, le mot "jeune" est devenu synonyme de "sauvage", en Israël le mot "paix" devient synonyme de "capitulation".

Avec l’assassinat des soldats Goldwasser et Reguev et la libération prochaine de Samir Kuntar la victoire du Hezbollah s’annonce totale. Comble du raffinement, le mouvement chiite s’est même payé le luxe de faire coïncider l’échange des corps israéliens contre son héros pratiquement à la date anniversaire de l’enlèvement des soldats.

"La dernière guerre d’Israël sera celle qu’elle perdra" avait dit Ben Gurion.
Olmert a réussi à le faire mentir.
Sans doute, le vieux lion n’imaginait jamais qu’un jour, l’état juif serait aux mains de dirigeants si peu attachés à la terre d’Israël qu’ils l’abandonneraient avec autant de facilité, si peu soucieux de leurs concitoyens qu’ils récompenseraient ceux qui les assassinent.

Jusque là Israël était fière des exploits de son espion Elie Cohen qui avait infiltré les plus hautes sphères de Syrie, mais le Hezbollah a réussi l’incroyable tour de force de faire en sorte que les dirigeants fatigués d’Israël exaucent le moindre de ses souhaits.

Pour aller au bout de cette mauvaise farce et devant tant de largesses de la part des responsables israéliens actuels, il ne reste plus au parti Kadima, agrégat sans goût ni saveur de personnalités politiques sans convictions et dont la préoccupation essentielle est de conserver leur part de pouvoir, que d’envisager l’intégration officielle en son sein de fidèles du Hezbollah.
Il aurait au moins une petite chance de sortir vainqueur de la prochaine guerre vers laquelle sa paix de dupes nous entraîne.

Heureusement pour nous que les fous d’Allah ne sont pas si fous pour s’embarrasser d’une telle bande de losers.



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dimanche 29 juin 2008

Sarkozy en Israël: entre sincérité et compromis

par Alain Legaret, 29 juin 2008


Commençons tout d’abord par un bref retour sur la visite de George W Bush en Israël que nous pouvons synthétiser ainsi :

Bush croit en Dieu,
Olmert croit en Bush,
Nétanyahou croit en lui. Dommage car ses paroles justes sont étouffées sous un nuage de suffisance.

Poursuivons par un bref survol de la visite de Nicolas Sarkozy en Israël :

Carla a su ravir le cœur des Israéliens,
Sarkozy n’a pas convaincu,
On a pu vérifier une fois de plus que long est le chemin pour gagner la confiance, mais qu’un instant suffit pour la perdre.

Et pourtant, je persiste à croire que le Président Sarkozy est une grande chance pour la France, et qu’il peut l’être aussi pour le monde.
N’oublions pas qu’il y a seulement 6 ans, suite à des décennies d’une politique catastrophique des dirigeants de gauche comme de droite, Le Pen arrivait au second tour des élections présidentielles parce qu’il était le seul à cette époque à oser parler vrai sur l’état de la France, même si son discours était assaisonné au poison.
Et pourtant, les sondages n’ont rien vu venir car en France, la vérité fait peur. On préfère se voiler la face.

Et puis est arrivé le Sarkozy nouveau qui en exprimant tout haut ses convictions, a réussi à reléguer naturellement Le Pen aux oubliettes.

Depuis qu’il a pris ses fonctions comme Président de la République, il s’applique à relancer le moteur du pays après des années où l’on croyait qu’il suffisait d’être passager pour que le bus avance.

Côté émotion aussi, il produit français. Plus besoin d’aller chercher en Angleterre ou à Monaco pour assouvir sa soif de frasques amoureuses que tout le monde critique mais dont tout le monde raffole en cachette. Comment expliquer sinon que les ventes de la presse people soient en progression constante, + 8% en 2008?

Sarkozy est une révolution pour la France. Il va vite, il est jeune et ne le cache pas, il bouleverse complètement les règles vieillottes de ses prédécesseurs.

Pourtant, sa tâche est rude car il doit renverser la vapeur de 40 ans de dérive de la vie politique française.

Je pense que cette dérive à commencé dès 1967, lorsque le Général De gaulle a abandonné la morale pour ses intérêts. Lorsqu’il a lâché Israël pour initier la fameuse politique arabe de la France, politique qui fut reprise par tous ses successeurs.

On dit que « les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Mais est-ce que protéger ses intérêts doit être dénué de morale ?

Je vais aller encore plus loin au risque de surprendre, mais je suis aussi convaincu que De Gaulle a largement été à l’origine du soulèvement de mai 68. En effet, quelques mois plus tôt, et seulement 22 ans après la fin de la collaboration française aux horreurs nazies, De Gaulle décidait de lâcher la jeune démocratie israélienne pour lui préférer le pétrole et le marché arabe, ses despotes et ses dictatures. Loin de toute éthique, le Général mal inspiré envoya alors au peuple français un message en ces termes : « au diable la morale, je fais ce qui est bien pour moi » qui fut l’idée fédératrice sur laquelle reposa tout l’esprit de mai 68 et qui fait des ravages encore de nos jours.

Et c’est à cet esprit corrompu que Sarkozy s’attaque par des notions simples : qu’il suffit de travailler pour ne plus être chômeur, qu’il est aberrant de penser qu’en travaillant moins on va gagner plus, que lorsqu’on agresse une vieille femme, c’est la vieille femme qui est la victime, que le terrorisme ne s’explique pas, il se combat, etc.…

Mais voilà. Cela ne plait pas à tout le monde. Surtout à l’establishment en place.

Quand on donne un coup de pied dans la fourmilière, il n’est pas surprenant que les fourmis ne soient pas contentes, même si c’est pour leur bien.

Dans un pays où par tradition s’applique l’adage « quand on veut mener le peuple, il faut le suivre », il n’est pas étonnant que la presse sentant son pouvoir absolu de faiseuse d’opinion menacé, a largement attaqué le nouveau chef de l’état français.

C’est comme ça qu’après un an au pouvoir, Sarkozy ne bénéficie plus que de 33% d’opinions favorables. Et c’est là où le bas blesse.

Car soudain, le Président et son entourage sont saisis du doute : et si on faisait fausse route ? Et si on allait trop vite ? Et si, et si ?

Le doute s’installant, les convictions s’envolent : le discours se fait plus consensuel, moins convaincant, et remet la France dans sa position traditionnelle du « cul entre deux chaises. »

C’est ainsi que malgré son amitié sincère pour Israël, Sarkozy a raté son récent voyage dans l’Etat Juif en tenant des propos dans la lignée de ceux de ses prédécesseurs, histoire de ménager la chèvre et le chou.

Pourtant, il n’a aucune raison de douter. 40 années de fausse route ne se corrigent pas en seulement 12 mois.
Etre crédité d’un tiers d’opinions favorables quand on a entrepris de remettre la France sur les rails, c’est énorme. Surtout quand toute la journée, d'autres martèlent aux Français « les ratés du Président. »
Il dispose encore de 4 ans devant lui pour changer les esprits soumis à l’emprise néfaste des faiseurs d’opinions pour qui tous les coups sont permis. Ceux qui ont profité de mai 68 pour prendre le pouvoir, et qui s’y accrochent désespérément. Ceux qui font râler les Français sur leur quotidien mais qui critiquent toute réforme, laissant la France dans cet immobilisme qui leur convient bien.

« Il faut rechercher le bien du peuple et non satisfaire à ses désirs », disait David Ben Gurion
Ainsi s’exprime la sagesse des grands hommes qui font l’histoire.

Le doute a toujours été le principal ennemi des hommes de conviction.

J’espère que Nicolas Sarkozy saura le dissiper et reprendre rapidement son combat pour éloigner la France de ses démons qui la rongent depuis des décennies, et ceci, sans tomber dans le piège des sondages favorables à la France qui freine.

J’espère qu’il reviendra bientôt en Israël pour y tenir cette fois les propos d’un ami véritable, sûr de lui, mais pas dominateur.


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lundi 16 juin 2008

Petite histoire d’orientation

Encore un épisode qui illustre la déliquescence de certains médias, leur méconnaissance des subtilités de la langue française, voire pire, leur mauvaise foi.

Il y a quelques temps, je me rendais sur un site d’information en ligne d’une chaîne de télévision publique, non pas pour avoir des nouvelles bien entendu, mais pour savoir comment ces dernières étaient retranscrites par nos journalistes présumés.

Je lis donc:

Un Palestinien a été tué alors qu’il lançait des pierres,

sans plus de précisions.
Encore une belle image qui alimente le mythe « des pierres contre des chars», « du faible contre le fort », « du pauvre contre le riche » si cher à nos amis en quête de clichés pour entretenir la haine et par conséquent, leur gagne-pain.

Je reprends donc les dépêches originales d’agences de presse sur lesquelles, en fait, deux versions s’opposent : d’après les sources palestiniennes d’une part, il lançait des pierres, mais d’après les sources israéliennes, il était armé. Tiens donc. Pourquoi le journaliste a-t-il cru bon d’omettre complètement la version israélienne, pour présenter la version palestinienne comme un fait avéré ?

Je contacte donc le rédacteur en chef et nous regardons ensemble les dépêches des agences de presse à partir desquelles a été tirée l’information. « Ah oui, me dit-il, vous avez raison, nous allons corriger. »

Satisfait d’avoir affaire à un homme honnête, j’attends patiemment la nouvelle mouture. Elle ne tarde pas à arriver. Cinq minutes après je lis :

« un Palestinien a été tué alors qu’il lançait des pierres. L’armée israélienne affirme qu’il était armé »


Je contacte à nouveau mon interlocuteur pour lui signaler que la nouvelle version est encore pire que la précédente.
« Ah, bon ? Pourquoi ? Les deux versions figurent maintenant ? Qu’est ce qui ne va pas ? » Me rétorque-t-il.

Je commence à me demander sérieusement s’il le fait exprès ou s’il le fait exprès (la répétition n’est pas une erreur: elle est tout à fait volontaire. Elle agit comme un décontractant devant ce qui m’apparaît de plus en plus comme de la mauvaise foi).

Lui laissant toujours le bénéfice du doute, j’entreprends de lui compléter les cours d'objectivité qu’il a certainement du rater quand il suivait l’école de journalisme.

« Mais Monsieur, lui dis-je, quand vous écrivez qu’il jetait des pierres sans mentionner votre source en l’occurrence palestinienne, le journaliste objectif que vous êtes sensé être, entérine cette version comme étant la vérité. Par conséquent, la présentation de la version contradictoire israélienne devient forcement un mensonge. »

Là, tout en restant poli, il me fait comprendre que je pinaille, que lui et son équipe essaient d’aller au plus bref, que les deux versions sont maintenant présentes, que leur présentation, à son sens, est identique, et que je devrais en quelque sorte, lui lâcher les baskets.

A ce moment là, je n’ai plus de doute : il le fait bien exprès.

J’ose alors une dernière requête: « Monsieur, puisque vous estimez que la présentation des versions est identique, je vous propose un compromis que nous satisfera tous les deux. Pourquoi n’écrivez-vous pas:


Un Palestinien armé a été tué. Des sources palestiniennes affirment qu’il lançait des pierres ».

Après un bref silence, il se souvient soudain qu’il a une réunion urgente et qu’il doit clore notre conversation.

« Certainement une réunion d’orientation », songeais-je.

La version défavorable à l’état juif restera inchangée.

Certes, ce n’est pas grand-chose.

Une goutte d’eau viciée dans la mer n’a jamais tué personne, mais une mer de gouttes d’eau viciée peut à la longue affecter les capacités de discernement de populations entières.

C’est ainsi qu’à force de boire la tasse, 59% des Européens considéraient Israël comme la « menace la plus sérieuse pour la paix dans le monde ».

Alain Legaret

vendredi 30 mai 2008

1967: et la lumière fut?

Devant l’empressement du parti hybride Kadima à distribuer les terres entre les voisins d’Israël dans l'espoir d'obtenir en échange la fameuse paix tant souhaitée qui, soit dit en passant et sans le refus des pays arabes, serait déjà en vigueur depuis 1948, nous remettons en ligne pour mémoire ce texte paru une première fois sur ce site le 20 septembre 2006.

Non, 1967 n'est pas l'année de la création du monde.

En échange de la paix, les Arabes palestiniens "modérés" affirment vouloir "récupérer la totalité de leurs territoires" conquis par Israël en 1967 à savoir: la Judée-Samarie (appelée Cisjordanie par les révisionnistes), Gaza et Jérusalem Est.

Pourtant, avant 1967, l’ensemble de ces territoires étaient arabes, en l'occurrence, égyptiens et jordaniens (en réalité, ils n'ont jamais été palestiniens, contrairement au mythe largement entretenu par les mêmes révisionnistes pour justifier le "vol de terres" par les Juifs). Donc en toute logique, pour créer "leur état sur leurs territoires" comme l'aiment à le revendiquer les Arabes palestiniens, ils auraient du s'en prendre alors à l'Egypte et à la Jordanie. Que nenni!

Car ils étaient déjà à l'époque, uniquement occupés à s’attaquer aux Juifs de Jérusalem ouest, de Tel-Aviv, de Haïfa, enfin partout où il leur était possible d'en tuer un maximum, exactement comme ils le font aujourd'hui.

A la lumière de ces données vérifiables par tout un chacun, mais étrangement ignorées par la communauté internationale, il est illusoire de penser que donner aux Arabes palestiniens les territoires qu’ils réclament aujourd’hui, mettra un terme à leurs attaques. Et pourtant, cela fera bientôt cinquante ans que cette exigence sert de base à toutes les tentatives qui sont ou ont été faites, au règlement du conflit, avec évidemment le succès que l’on sait.

« Les territoires contre la paix », martèlent sans cesse les amnésiques qui ont aussi oublié comment la seconde guerre mondiale a commencé.

Alain Legaret

lundi 17 mars 2008

Israël a peur de l’opinion mondiale

Par Edward Bernard Glick
Washingtontimes.com
15 mars 2008 - Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Alors que les ennemis d’Israël considèrent le problème de la Palestine, l’Etat juif, avec le premier ministre le plus faible et le plus impopulaire de son histoire, et une armée qui a échoué dans la seconde guerre du Liban, se trouve en chute libre politique, militaire et dans ses relations publiques. Son armée n’intimide pas ni ne défait ses ennemis. Malgré des éliminations ciblées répétées, des barrages et des incursions, les terroristes continuent d’envoyer à leur gré des roquettes et des missiles sur Israël. La raison majeure, selon leur opinion et la mienne, est la peur paralysante d’Israël d’une opinion mondiale négative, et de provoquer des victimes civiles ennemies. Comme Fouad Ajami de l’Université John Hopkins l’a observé, le terroriste : « travaille toujours avec toutes les ficelles de la société qui le couvre ».

Aussi, si l’Etat juif ne maîtrise pas ses craintes et n’inflige pas plus, et non pas moins, de dommages collatéraux sur les lieux d’où provient la terreur, il mourra sûrement.

Ceux qui veulent la destruction d’Israël et y travaillent ne se réduisent pas du fait du meurtre de civils innocents. Ainsi, ils ne sont pas impressionnés par la politique défaillante d’Israël visant à limiter en s’excusant de telles victimes, puis en quêtant le pardon de la part d’un monde qui cache son antisémitisme politiquement incorrect derrière un antisionisme politiquement correct.

Les ennemis seraient plus impressionnés si Israël suivait l’adage de son ancien Chef d’Etat Major Général, le Lt Général David Eleazar. Après un raid de commando en 1973 à Beyrouth, durant lequel une italienne âgée de 70 ans fut tuée, le Lt Général Eleazar exprima ses regrets mais ajouta : « Israël ne s’en tiendra pas aux règles d’une guerre partielle ; les guerres ne sont pas gagnées avec une défense puissante ».

Les ennemis d’Israël se souviennent, même si les dirigeants d’Israël l’ont oublié, que l’Allemagne, l’Italie et le Japon se sont rendus en 1945 uniquement parce que la puissance alliée les a écrasés, et leur a fait perdre la volonté de combattre et d’être dirigés par des perdants, politiques et militaires. Les ennemis d’Israël se souviennent, même si ses chefs politiques et militaires l’ont oublié, que les puissance de l’Axe ont été défaites uniquement parce que les puissances alliées leurs ont appliqué une force supérieure, lentement, mais soutenue au cours de plusieurs années très sanglantes.
Et les ennemis d’Israël se souviennent, même si les dirigeants politiques et militaires d’Israël l’ont oublié, qu’éviter des victimes civiles chez l’ennemi n’a jamais été un sérieux problème pour l’Amérique de Frank Delano Roosevelt, la Russie de Joseph Staline, ou la Grande Bretagne de Winston Churchill.

Israël doit aussi cesser de devenir fou furieux quand l’un de ses soldats ou civils est enlevé. Cela arrive à la guerre. Il doit cesser de libérer des centaines ou des milliers de combattants ennemis contre un ou deux de ses citoyens.

Suivant tous les calculs, il est légitime de sacrifier un soldat pour en sauver 10, 10 pour en sauver des centaines, des centaines pour en sauver des milliers, et des milliers pour en sauver des millions. Du fait de la symbiose entre la victoire et les victimes civiles, Israël doit aussi appliquer ce principe à ses victimes civiles. Au cours de la guerre d’indépendance en 1948, pour établir leur Etat, au moins un pour cent de la population d’Israël – alors de 650.000 – ont donné leur vie. Mais aujourd’hui, alors que la population d’Israël est dix fois plus importante, ses dirigeants se trompent en croyant que les Israéliens ne sauraient pas endurer un pourcentage bien inférieur de morts pour préserver leur Etat.

Les Israéliens doivent cesser de s’inquiéter de l’opinion mondiale. La seule opinion qui compte, et uniquement dans la mesure où elle ne menace pas l’existence d’Israël, est celle de la communauté juive de Diaspora et l’opinion américaine. Pendant la Guerre au Liban en 2006, les Américains, depuis le Président Bush jusqu’à l’homme et à la femme de la rue, espéraient et priaient pour que les Israéliens soient beaucoup plus audacieux qu’ils ne l’étaient et l’emportent victorieusement. Pour survivre, Israël devra combattre selon les règles de ses voisins. La première règle est : « Ne laisse jamais la peur de victimes surpasser ton évaluation militaire ». La deuxième règle est : « Si tu ne remportes pas la victoire sur ces voisins, tu perds, et tu le mérites ».

Edward Bernard Glick, author of "Between Israel and Death," is a professor emeritus of political science at Temple University.

jeudi 13 mars 2008

Des moralistes si indulgents


Quand on tue intentionnellement des civils à New York, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Madrid, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Bali, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Beslan, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Louxor, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Londres, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Casablanca, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Djerba, c’est du terrorisme.

Quand on tue intentionnellement des civils à Moscou, c’est du terrorisme.

Mais quand on tue intentionnellement des civils à Jérusalem, pour des organes de presse comme Libération ou encore Le Monde, ç’est soudain de l’activisme.

C’est vrai qu’assassiner des adolescents juifs en train d’étudier, était aussi considéré par les nazis comme un acte de guerre.

Même le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas condamné cet attentat du 6 mars dernier à Jérusalem où un terroriste palestinien a ouvert le feu dans la bibliothèque d’une école talmudique pour y tuer un maximum d’élèves.

Malheureusement cette complaisance ne nous surprend même plus, mais reste tout de même riche en enseignements :

En effet, quand les moralistes sont aussi conciliants avec la barbarie, devenir leur bouc émissaire représente un véritable gage de respectabilité.

Alain Legaret
13 mars 2008

mardi 4 mars 2008

L’antisémitisme, responsable des derniers combats à Gaza

Israël s’est totalement retiré de Gaza le lundi 12 septembre 2005.
Depuis, les villes israéliennes limitrophes de ce territoire sont constamment bombardées.
Pour tenter de mettre fin à cette situation, l’armée israélienne a pénétré de nouveau dans la bande de Gaza samedi 1er mars 2008.

Immédiatement, le concert des Nations s’est fait entendre pour condamner Israël.
Hommes politiques, responsables de tel organisme officiel et de telle organisation internationale, grands spécialistes et petits journalistes tous unis dans la condamnation unanime de l’Etat Juif. Du seul Etat Juif au monde.

Les voilà qui sortent enfin de leur torpeur. Mais où étaient-ils tous ces épris de paix lorsque pendant plus de deux ans, les habitants de Sdérot étaient bombardés quotidiennement?

Pourquoi aucune voix n’est venue perturber le fracas régulier des missiles palestiniens frappant les maisons et les écoles israéliennes depuis 2005 jusqu’à 2008 ?

Est-ce qu’une situation dans laquelle les Juifs, hommes, femmes, et enfants, sont pris pour cible jour après jour est une situation normale à leurs yeux au point que nul journaliste n’en parle, que nul homme politique ne proteste, que nul responsable de tel organisme officiel ou de telle organisation internationale ne demande que cessent ces tirs sur la population juive ?

Pourquoi toutes ces personnes bien intentionnées ont-elles observé un silence de plus de deux ans quand seuls les Juifs étaient visés ?

Comment les mêmes osent-ils aujourd’hui se lever sans honte aucune, pour condamner en chœur la riposte israélienne alors que durant plus de deux longues années, ils n’ont rien dit ou fait pour dénoncer ou faire stopper les missiles tirés à partir de Gaza ?

Le Juif doit–il accepter d’être assassiné dans le silence des Nations sans que rien ne soit tenté pour le sauver?

Est-il encore si difficile pour le monde de se défaire de ses vieilles habitudes ?

Alain Legaret
4 mars 2008

vendredi 29 février 2008

Yes Comment

« Au proche orient, au moins 8 Palestiniens ont été tués aujourd’hui au cours de 2 raids menés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
En riposte, une roquette palestinienne tirée dans le Sud d’Israël a fait une victime. »

Journal Télévisé de 20H de TF1 du 27 février 2008.


Est-il vraiment necessaire de préciser que c'est plus de 40 roquettes palestiniennes qui ont été tirées ce même jour sur la population juive dont effectivement une seule d'entre elles a fait mouche?


Est-il vraiment besoin de préciser qu'en represailles à cette attaque massive, l'armée Israël a riposté en visant les rampes de lancement pour faire stopper ces attaques de roquettes?


Est-il vraiment besoin de préciser qu'une information objective et de qualité se doit de relater les faits avec précision et sans en inverser la chronologie?


jeudi 28 février 2008

Kadima doit disparaitre קדימה צריכה להתפרק

יצאנו מלבנון, קיבלנו קטיושות על הצפון
יצאנו מעזה, קיבלנו קסמים על הדרום
היום הממשלה רוצה לתת חלק מירושלים הבירה כי הם חושבים שמרכז הארץ יותר מדי שקט .

תוצאות מדיניות קדימה הן ברורות : להכנע לטרור, לתת את ארץ ישראל לערבים ולתת ליהודים למות
הם לא מביאים שלום אלא בושה מוות ומילחמות בכל החזיתות
אלן לגארט

On est sorti du Liban, le Nord du pays a été bombardé de Katiouchas.
On est sorti de Gaza, le Sud du pays a été bombardé de Kassams.
Aujourd’hui, le gouvernement veut donner une partie de la capitale Jérusalem parce qu’il considère que le centre du pays est trop tranquille.

Les résultats de la politique de Kadima sont clairs : la soumission au terrorisme, la terre d’Israël aux Arabes, et la mort pour les Juifs.
Ils n’amènent pas la paix mais la honte, la mort et la guerre sur tous les fronts.

Alain Legaret

vendredi 15 février 2008

Yes Comment

14:58 Espagne : selon un sondage, les socialistes actuellement au pouvoir arriveraient en tête des prochaines élections législatives, prévues pour le 9 mars. Avec 40,2% des voix, ils devanceraient légèrement le Parti populaire qui obtiendrait 38,7%. (Guysen.International.News)

Les sondages en Espagne ne veulent rien dire. On sait très bien depuis les élections qui ont mené au pouvoir Zapatero, que ce sont les islamistes qui décident de la politique du pays.

Jusqu'à nouvel ordre...

lundi 19 novembre 2007

Les USA à Israël : Libérez les terroristes mais Pollard reste en prison !

Extrait de l’interview d’Esther Pollard du 18 novembre 2007 sur la station de radio israélienne Reshet Bet :

« Je voudrais vous associer à ce que je ressens en ce jour terrible. Comme vous devez certainement le savoir, le Premier Ministre se prépare à faire voter le cabinet demain matin pour répondre a la demande des Etats-Unis, à savoir libérer quelques 500 terroristes pour faire un geste envers Abou Mazen.

En vérité, je crois qu’aucun citoyen de ce pays ne comprend comment la libération de centaines de tueurs de femmes et d’enfants peut représenter un pas vers la paix !
Mais laissons cela de côté pour l’instant.

Aujourd’hui, mon mari qui a travaillé comme agent israélien pour la sécurité de ce pays et sur sa demande, entame sa vingt-troisième année en prison. Je voudrais demander : N’y aurait-il aucun député, aucun ministre de l’Etat d’Israël qui aurait un peu de conscience, de droiture, ou de morale ? Comment se fait-il que personne ne se lève et ne crie :

Ce n’est pas acceptable que Pollard reste en prison !
Ce n’est pas acceptable que les Etats-Unis nous demandent de relâcher un tas de tueurs de femmes et d’enfants sans que notre Premier Ministre ne tape pas du poing sur la table et dise : avant que vous ne commenciez à nous demander un geste quelconque, libérez Pollard !
»


Elle a raison Esther Pollard de demander la libération de son mari Jonathan, emprisonné depuis plus de 22 ans.

Il est inconcevable que le gouvernement américain fasse pression sur Israël pour libérer des centaines de prisonniers et refuse de libérer le seul prisonnier qui fut au service d’Israël.

Il est inconcevable que le gouvernement israélien ne se préoccupe uniquement de la libération de Palestiniens mêlés à des meurtres tandis qu’il oublie ses enfants Jonathan, Guilad, Eldad, Ehud et Ron qui croupissent dans les geôles américaines ou quelque part au Moyen-Orient.

Il est inconcevable que les différentes ONG, la Croix-Rouge, les gouvernements et l’ONU ne fassent pas pression pour la libération ou ne serait-ce seulement pour n’obtenir qu’un signe de vie des otages israéliens alors que leurs ravisseurs sont connus de tous, et même aidés par certains d’entre eux.

Il est inconcevable que seul Israël doive faire des gestes.
Il est intolérable que son gouvernement ne cède.

Alain Legaret

jeudi 1 novembre 2007

Qui se sent morveux…censure

Un internaute outré que l’on nommera Y.M., nous a adressé le message qui a été censuré (« modéré » en langage diplomatique) dans le forum du Nouvel Obs.

Il n’y a vu aucun caractère injurieux ou diffamatoire qui justifierait la censure.
Il nous a demandé notre avis sur son texte. On vous le soumet aussi.

A un article qui proposait une journée sans Sarkozy dans les medias, voici donc ci-dessous la réaction de notre internaute :

«Mieux qu’une journée sans Sarko…

...une journée sans medias.
Voire plus.

Les gens commenceraient alors à réfléchir par eux-mêmes sans passer par le prisme des mâcheurs et déformateurs de faits.

Ils commenceraient à discuter de LEURS points de vue et pas de ceux qu'on leur suggère.

Il faudrait alors réfléchir au lieu de répéter ce que dit tel ou tel canard que l'on cite pour prouver le sérieux de ses propos farfelus.

Ne rêvons pas, le quatrième pouvoir n'accepterait jamais de le perdre, et donc, de se perdre.

Ce serait trop beau. »


A le lire, on se demande nous aussi pourquoi le Nouvel Obs a-t-il supprimé le message ?
Notre internaute aurait-il touché dans le mille?


PS : Nous avons vérifié par nous même les dires de Y.M. puisque nous avons publié à notre tour le message à 19h34 ce 1er novembre 2007.
Et à 19H43, il a été en effet retiré du forum.

Voici les copies d’écran avant et après la suppression du message

samedi 27 octobre 2007

Pour Patrick Saint-Paul du Figaro, l’Etat Juif sera toujours le coupable

Ainsi, dans Le Figaro du 27 octobre 2007, on peut lire le titre suivant:

ISRAEL INFLIGE DE NOUVELLES SANCTIONS A LA BANDE DE GAZA
De notre correspondant à Jérusalem PATRICK SAINT-PAUL
L'asphyxie économique pour que cessent les tirs de roquettes peut aussi provoquer une nouvelle escalade.

Pour Patrick Saint-Paul, ce ne sont donc pas les roquettes palestiniennes quotidiennes qui provoquent l’escalade, mais c’est bien la tentative non-violente israélienne pour faire cesser ces tirs qui serait responsable.

Curieuse façon de voir les choses.
Est-ce du mauvais journalisme ou du vulgaire militantisme?

Après un tel titre, inutile de perdre son temps à lire l’article qui s’annonce comme un tissu de propagande qui ne peut qu’alimenter les délires des antisionistes et des antisémites de tout poil.

Donc, selon la logique de Patrick Saint-Paul, ce serait parce qu’il a fait quatre ans de prison que Bertrand Cantat a tué Marie Trintignant.

C’est ça ou alors changer l'ordre des choses n’est permis que pour accuser l'Etat Juif?

Alain LEGARET

dimanche 12 août 2007

GUILAD, EHUD ET ELDAD, ON NE VOUS OUBLIE PAS




lien vers le site Habanim

dimanche 6 mai 2007

Le cynisme au pouvoir

Aux premières heures de la renaissance de l’Etat Hébreu, David Ben Gourion proclamait : « L’État d’Israël ne sera jugé ni par sa richesse ni par son armée, mais par son image morale et ses valeurs humaines ».
Aujourd’hui, la Commission Winograd, dans ses conclusions préliminaires met en lumière, sans aucune équivoque, les graves erreurs et l’incompétence coupable du gouvernement israélien dirigé par Ehoud Olmert au cours de la deuxième guerre du Liban.
On se souvient des propos martiaux du Premier Ministre, lorsque le Hezbollah envoyait des centaines de missiles sur le nord d’Israël, de sa promesse de ramener sains et saufs les soldats kidnappés et de sa détermination à ne pas céder au chantage des ravisseurs.
Neuf mois après, les soldats israéliens sont toujours détenus, les prétentions des ravisseurs sont sans limite et Israël a perdu une partie de son pouvoir de dissuasion.
Au plus bas dans les sondages, accusé de malversations, le Premier ministre déclare avec arrogance qu’il ne démissionnera pas, estimant être le mieux placé pour corriger la situation. Il est sans doute un bon avocat pour plaider la cause des coupables, est-il toujours bien placé pour défendre celle d’Israël ?
La moralité et la décence exigent sa démission et de nouvelles élections.
Toutes les mères et les pères d’Israël, ne veulent plus laisser entre ses mains le destin de leurs enfants qui sont sous les drapeaux.
L’erreur est humaine, certes, mais persévérer serait diabolique. Israël, pour sa survie, ne peut se payer ce luxe.

Roland Y. DAJOUX
Jérusalem

samedi 10 février 2007

Schizophrénie palestinienne

9.02.2007 - Tout comme l’accueil triomphal réservé à Arafat à son retour de Camp David parce qu’il n’avait “rien cédé”, l’annonce du gouvernement d’union faite depuis La Mecque a déclenché des manifestations de liesse dans la rue palestinienne.

“Le Hamas et le Fatah s'accordent à La Mecque
Mahmoud Abbas, Ismaël Haniyeh et le leader du Hamas, Khaled Mechaal, sont parvenus, hier, à un accord de gouvernement d'union censé mettre un terme aux violences qui ont tué 90 personnes depuis décembre. Haniyeh, du Hamas, prend la tête du gouvernement, avec 8 ministères pour son parti contre 5 pour le Fatah. Les ministères des affaires étrangères et de l'intérieur seront confiés à des indépendants. Le texte ne reconnaît ni Israël ni les accords israélo-palestiniens et le Hamas a refusé de renoncer à la violence. A Gaza, l'annonce a été saluée dans les rues par des feux d'artifice. Abbas doit retrouver Olmert et Rice le 19 février pour relancer le processus de paix.”

Or, qu’y a-t-il de si réjouissant dans cette “accord” ? À sa lecture, on croit rêver: aucune ouverture, aucune évolution. Rien qu’une volonté d’enfermement politique schizophrène. À croire que les Palestiniens aiment se réjouir des situations sans issue.

“Relancer le processus de paix” ? Mais avec quelles propositions: l’absence de reconnaissance de son interlocuteur ? Le refus d’entériner les accords passés ? Le renforcement de la violence ?

L’UE “hésite à prendre position” sur la déclaration commune pour reprendre son financement. Quant à l’Arabie saoudite, qui a hébergé et produit cette mascarade, elle continue à se jouer du peuple palestinien, comme elle le fait depuis 60 ans. Étonnant de constater comment un peuple fier et réputé intelligent réussit encore à se laisser manipuler aussi facilement. Le seul peuple au monde à avoir obstinément refusé toute solution viable au problème de ses réfugiés.

Outil politique pour les uns, pantins à bon marché pour les autres, les leaders palestiniens se suivent et se ressemblent, privilégiant toujours le sacrifice des leurs plutôt que d’envisager la moindre concession à leur obsession mortifère.

Trop de jeunes sont morts de part et d’autre et j’éprouverais certainement plus de compassion s’ils n’étaient pas aussi nombreux dans leur constance à entretenir le culte de la haine et de la violence. Depuis le jardin d’enfants jusqu’aux ceintures explosives.

Pour sortir de cette impasse, il faudra bien qu’un jour un homme ou une femme visionnaire se détache du rang et, tel un Anouar El Sadate, prenne le chemin de Jérusalem avec l’âme sereine et la paix dans le coeur.

Le peuple Palestinien ne pourra faire des projets, bâtir un avenir pour ses enfants et s’échapper de cette spirale infernale qu’en acceptant de sortir de la dépendance névrotique dans laquelle il s’est lui-même enfermé.

Il lui faut pour cela cesser d’endoctriner ses enfants, reconnaître son voisin, s’ouvrir au dialogue, plutôt que de compter sur l’aide internationale et la bénédiction de ses “frères”, qui les regardent s’étourdir dans une sarabande absurde qui fête déjà ses nouveaux “martyrs”.

Albert CAPINO

Schizophrénie : psychose menant à la rupture du contact avec la réalité.

mercredi 7 février 2007

Négociations, ou obsessions saoudiennes?

6.02.2007 - Des négociations très âpres s’annoncent pour les semaines à venir. Peut-on même employer le terme de “négociations” quand on analyse les éléments ?

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a annoncé, dans une missive adressée au président américain:

  • que le sommet qui doit se tenir aujourd’hui à Riyad “satisfaisait la plupart des objectifs que s’étaient fixés la diplomatie américaine”.
  • que le gouvernement d’union palestinien serait mené par une personnalité neutre à la place d’Ismaïl Hanyeh et que les portefeuilles principaux iraient au Fatah ou à des indépendants.

À la clef, et sans attendre les réactions des Américains, Abdallah a déjà annoncé que si l’embargo économique n’était pas levé à l’issue du sommet, l’Arabie saoudite se substituerait pour le financement de l’administration palestinienne, à hauteur d’un milliard de dollars.

Le gouvernement saoudien mène un grande campagne de séduction à l’intention des membres du quartette, qui ont reçu une copie de la lettre adressée au président Bush, mais veut aussi faire pression sur Israël pour accepter de dialoguer avec le Hamas.

On s’étonne de la tonalité optimiste du contenu de la “médiation” saoudienne, quand on sait qu’elle s’accompagne d’un refus de reconnaître les accords antérieurs: “le nouveau gouvernement n’acceptera pas les accords antérieurs, y compris les accords de paix que l’OLP a signés avec Israël. Le nouveau gouvernement formé à l’initiative de La Mecque ‘respectera’ uniquement ces accords, mais sans les accepter”.

Cette nuance est révélatrice d’un marché de dupes qui ne devrait tromper personne. On ne peut plus parler, dès lors, “d’initiative de paix” désintéressée, mais d’une forte pression interventionniste de la part des Saoudiens.

Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert doit rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans la semaine du 19 février, à l'occasion d'une visite dans la région de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, a annoncé mardi Miri Eisin, porte-parole du chef du gouvernement israélien.

Les discussions sont destinées à “relancer le processus de paix pour tenter de parvenir à un accord final et à la création d'un Etat palestinien indépendant”. (AP)

Compte tenu des auspices sous lesquelles se présente “l’initiative de La Mecque”, et du fait que des responsables palestiniens sont attendus cette semaine à Washington pour préparer cette rencontre, on peut légitimement prévoir que la prochaine entrevue avec Olmert sera assortie d’une proposition musclée de la part de Condoleeza Rice. [ voir la transcription de sa conférence de presse à Londres le 18 janvier dernier ]

Par ailleurs, les activités nucléaires de l’Iran ne semblent pas émouvoir outre mesure les membres du “quartette”, parmi lesquels la Russie et la France se refusent toujours à considérer le Hamas et le Hezbollah comme des organisations terroristes.

On entrevoit clairement que si une pression internationale faisait le forcing pour qu’aboutisse un tel “deal”, cela signifierait qu’un gouvernement d’union palestinien adoubé par l’Arabie saoudite verrait un nouveau financement s’ajouter à celui de l’Iran. Cela laisserait la main libre au Hamas pour intensifier un effort de guerre au sein du nouveau gouvernement et entamer un conflit régional depuis Gaza, coordonné avec le Hezbollah depuis le Liban, tous deux agissant par procuration pour l’actuel gouvernement iranien.

La Syrie, quant à elle, mène de front des approches souterraines dans la perspective d’une éventuelle issue pacifique tout en se réarmant massivement auprès des Russes. Assad se donne donc toute latitude pour agir dans des directions radicalement opposées, en fonction d’où viendra le vent...

L’Europe ne peut se permettre d’adopter une conduite qui serait dictée par ses seuls intérêts économiques ou pétroliers, sans tenir compte des risques géo-stratégiques auxquels elle s’exposerait. Les circonstances ne sont pas aujourd’hui les mêmes que celles qui ont conduit l’Empire britannique à se dégager de son mandat en Palestine il y a soixante ans, dans des conditions largement influencées par la fourniture de pétrole saoudien à bon marché.

La paix a certes un prix, mais la survie d’Israël ne peut ni ne doit être bradée en tirant profit d’un moment où la direction du pays est particulièrement fragilisée par les scandales qui l’agitent.

Les conséquences seraient lourdes, car ce sont les dispositions qui régissent la sortie de crise au Moyen-Orient qui détermineront le futur niveau de sécurité et d’indépendance en Europe. Il serait absurde et dangereux de croire qu’en pressant Israël d’accepter “l’initiative saoudienne”, le vieux continent recevrait un “certificat de bonne conduite” permettant d’assurer à ses populations un avenir serein.

La poursuite du programme nucléaire iranien, le réarmement du Hezbollah et l’entreprise de camouflage que représente l’intégration du Hamas au sein d’un gouvernement d’union palestinien, constituent autant de démentis criants.

Albert CAPINO

lundi 5 février 2007

Des Palestiniens blessés dans les combats entre le Hamas et le Fatah sont soignés en Israël

ASHKELON, Israël (AP) - Des victimes palestiniennes du violent conflit entre partisans du Fatah et du Hamas dans la Bande de Gaza reçoivent actuellement des soins médicaux dans des établissements hospitaliers en Israël, leur ennemi traditionnel.
Au total, dix personnes blessées dans les affrontements sont venues en Israël pour y être soignées, dont huit dans le centre médical Barzilai à Ashkelon. La ville côtière se trouve à cinq kilomètres seulement de la Bande de Gaza, où 31 personnes ont été tuées et plus de 230 blessées en cinq jours lors des plus récents combats entre militants de factions rivales.
S'ils expriment de la reconnaissance pour ces soins, les Palestiniens en convalescence au centre médical Barzilai ont encore des difficultés à accepter que des médecins israéliens s'occupent de leurs blessures.
Par le passé, des Palestiniens ont été évacués vers des hôpitaux israéliens pour y être soignés, mais en général, il s'agissait de personnes gravement blessées dans des attaques de soldats israéliens ou souffrant de problèmes de santé ne pouvant pas être soignés dans la Bande de Gaza.
D'après Shlomo Dror, un porte-parole de l'armée, des milliers de Palestiniens sont autorisés chaque année à entrer en Israël pour y bénéficier d'un traitement médical..
Mais c'est la première fois, semble-t-il, qu'Israël soigne des victimes d'affrontements interpalestiniens, un symbole de l'ampleur qu'a pris le conflit dans les Territoires.
"L'hôpital où j'étais à Gaza n'était pas sûr. Il y avait des combats près de l'hôpital. Il y avait même des combats à l'intérieur de l'hôpital. Nous aurions pu être touchés par balles", témoigne Taoufik Ladou, un comptable de 23 ans.
Khaled Radi, porte-parole du ministère palestinien de la Santé, précise que des médecins locaux ont envoyé les blessés les plus graves en Israël, où les soins médicaux sont supérieurs. Les noms des personnes concernées sont transmis aux autorités israéliennes, qui doivent donner leur feu vert avant l'entrée des blessés.
Le Dr. Shimon Scharf, directeur médical à Barzilai, souligne qu'aussi longtemps que l'établissement disposera de lits vacants, ses équipes soigneront des Palestiniens blessés, quel que soit leur état.
"Nous ne demandons" rien, "nous ne faisons pas de différences. Mon souci concerne le budget, pas le nombre de victimes", dit-il. AP

Crédits photos: ASSOCIATED PRESS PHOTOGRAPHS




mardi 30 janvier 2007

La dernière trouvaille du Hezbollah: les ballons israéliens au gaz toxique !!

Un lâcher de ballons en Israël a provoqué la panique au Liban le 28 janvier. Les ballons servaient à une promotion publicitaire. Lâchés à la frontière nord, le vent les a emportés jusqu’à Tyr et Nabatiya, où des habitants auraient été hospitalisés, en affirmant avoir respiré un gaz sortant des ballons.

L’Orient Le Jour cite l’ambassadeur italien Gabriele Cecchia, reçu hier à Beyrouth par le secrétaire général du palais Bustros, Hicham Dimachkiyé, pour une visite protocolaire : “Interrogé sur les ballons de gaz lancés par Israël au Liban-Sud, Gabriele Cecchia, qui était dans la région la veille, a évoqué « un spectacle » en Israël qui serait à l’origine de la présence de ces ballons, soulignant qu’il ne dispose pas d’éléments pouvant infirmer ou confirmer la présence de gaz toxiques. « Dans tous les cas, cette question est du ressort de la Finul ; elle seule a les prérogatives nécessaires pour la traiter », a-t-il affirmé.”
L’agence de presse israélienne Guysen précisait que les forces de la Finul avaient vérifié l’information qui s’est révélée infondée.
Et voilà comment un banal lâcher de ballons publicitaire se voit transformé en attaque aux gaz toxiques par les bons soins de la propagande du Hezbollah.
Plus grave, cette monstrueuse intox est relayée comme “l’affaire des ballons” dans certains media et suscite des questions orientées au “point presse” du Quai d’Orsay:
« Des ballons israéliens toxiques ont été lancés au sud du Liban où plusieurs personnes ont été hospitalisées après avoir inhalé leur contenu » (affirmation sans aucun autre fondement que les délires du Hezbollah)
« Considérez-vous cela comme une violation de la résolution 1701 et du droit humanitaire à laquelle le Conseil de sécurité doit réagir ? » (on part donc du principe que c’est vrai...!)
« L’armée israélienne a assuré qu’il s’agissait d’une campagne simplement publicitaire. Croyez-vous à cet argument israélien ? » (l’armée israélienne ne peut couvrir cette horreur que par des mensonges)
Réponse:
« Faute d’informations précises, pour l’heure, sur la nature exacte de ces ballons qui ont été retrouvés au sud Liban, il m’est impossible de me prononcer » en ajoutant « Je note que les forces de la FINUL analysent actuellement des échantillons prélevés sur ces ballons. En fonction des résultats de ces analyses, il conviendra de voir quelles éventuelles conséquences pourraient être tirées ».
J’espère seulement que les résultats des “analyses” seront publiés et qu’il sera fait autant de bruit sur l’inocuité de ces ballons publicitaires que sur cette “affaire” montée de toutes pièces. À une date aussi proche de la commémoration de la Shoah, la perversité tendant à faire croire que les Israéliens pourraient utiliser des gaz toxiques n’a décidément plus de limites !

Ballons toxiques suite
Ou comment créer une psychose:
Détail intéressant: on y apprend tout de même qu’il s’agit “selon les media israéliens” d’une campagne publicitaire pour le journal Ha’ir...

Notez le F-16 et le drapeau israélien en illustration. LibaNews ne précise pas si ce sont les chasseurs bombardiers qui ont été utilisés pour le lâcher de ballons !

Les commentaires qui figurent sur les réactions des lecteurs sont à hurler de rire:

Rédigé par: frenchy le 27 janvier 2007 à 17:40 A titre vraiment perso. Je ne pense pas que ces ballons contenait des matériaux toxiques encore un piege ou on tombe droit dedans, par contre je pense qu'il font des essais avec tout leurs matériels sophistiqués et électroniques et ça c'est pas bon du tout.c'est le calme avant la tempete.

Rédigé par: hihi le 27 janvier 2007 à 19:04 C'est une partie du terrorisme Israelien. Je n'ai jamais vu une armée aussi lache, qui vise la population civile en envoyant ces ballons. Pour les personnes qui trouvent cette information etrange, il n'y a vraiment pas quoi ce casser la tete, ce sont des actes de terrorisme pur et simple. Comme les bombes a sous munition.

Allez on en rajoute un:

Rédigé par: capino le 30 janvier 2007 à 11:40 Moua je sai que lé juif y sont males faisans. Les balons, cé le maime coup que les matza au sang des nouvo né chrétien. Cé un crime rituelle terroriste sioniste et anti-arabe. Cé kom ça qu’ils vont nous éliminé !

Le pire, c’est tout de même la réaction des “diplomates”, qu’ils soient français, belges ou italiens: ils attendent les “résultats des analyses” avant de se prononcer.. Ben ouais, on ne sait jamais, hein !

Albert CAPINO

Un "résumé" éloquent du "Monde"

Raid israélien après un attentat-suicide à Eilat
Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur hier soir après quatre jours d'affrontements entre le Hamas et le Fatah, Tsahal a mené ce matin un raid contre un tunnel creusé entre Gaza et Israël. Cette attaque, qui rompt la trêve instaurée fin novembre, intervient après la mort de trois Israéliens tués par un kamikaze dans une boulangerie d'Eilat. L'attentat a été revendiqué par le Djihad islamique et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au président Abbas. Washington soupçonne Israël d'avoir utilisé au Liban des bombes à sous-munitions de fabrication US.


Si on lit bien cette news LeMonde/AFP, ce sont le Djihad islamique et les brigades Al Aqsa qui revendiquent les 3 morts d’un attentat commis en Israël, mais, c’est bien Israël
  • qui rompt la “trêve”
  • qui détruit un tunnel (on se demande bien pourquoi)
  • qui est soupçonné d’avoir utilisé des sous-munitions au Liban (on voit bien le rapport direct avec l’attentat...)

Bref, une fois de plus, si l’Etat hébreu se défend des attaques menées contre ses civils, la rédaction des dépêches du “Monde” ou de l’AFP trouvera toujours un moyen de le présenter comme coupable...

de vouloir vivre ?

Albert CAPINO

lundi 29 janvier 2007

Traduction? Vous avez dit rupture?

La campagne présidentielle va bientôt devoir s’accompagner de sous-titres...

Ou bien Marie-Ségo-Becassine ne sait pas débrayer et passe systématiquement de la 1ère à la marche arrière, ou bien, elle plagie Sarko.
"Nou ké cassé ça": un député PS de Guadeloupe dénonce une traduction inexacte.
"C'est faire preuve d'ignorance et d'inculture crasse que de faire croire que le mot +kacé sa+ en créole veut dire +casser la République+ alors que cela veut dire +changer les choses+", écrit le dirigeant PS ultramarin.
Un petit coup de griffe à l’UMP en passant (la meilleure défense étant l’attaque):
"l'UMP ne connaît rien aux départements antillo-guyanais" Il estime "scandaleux que l'UMP qui, cinq ans durant, a abandonné l'Outremer, qui a tout cassé au sens premier du terme et tout abîmé, n'a pas financé le logement social, a fait perdre 600 millions d'euros au budget de l'Outremer et, pour tout dire, pratiqué un cartiérisme honteux et un largage insidieux, s'en prenne aujourd'hui à Ségolène Royal".
Hou! Les méchants-pas-beaux qui osent s’en prendre à l’égérie du PS ! Tiens: même l’AFP s’y met en donnant sa propre traduction.
Selon le journaliste de l'AFP en poste depuis de nombreuses années en Guadeloupe, l'expression créole "nous ké cassé ça" peut être traduite par "nous allons changer ça" et, dans son acception la plus extrême, par "nous allons entrer en rupture".
Rupture ? Vous avez dit rupture ? Ce n’est pas Sarko qui parle de “rupture” ? Dans un cas comme dans l’autre, c’est une bien piètre performance. Ferait bien mieux de se mettre au tambour.
Nou ké cassé tam tam ?
Albert CAPINO

jeudi 11 janvier 2007

Le Monde: la presse en lambeaux

Aujourd’hui, je vous fais faire des économies de temps et d’argent.
Je vais la jouer prétentieux, genre grand journal de référence qui s’octroie le luxe d’écrire des grosses bêtises tout en faisant sérieux.

Ainsi, grands veinards, vous n’aurez pas à supporter la prose du reportage paru dans le journal Le Monde du 11 janvier 2007, article que vous pourrez retrouver si vous êtes vraiment masochiste et que vous y tenez absolument, en cliquant sur ce lien . Faites vite tout de même, car d’ici peu, l’accès au texte sera payant et je vous assure, je vais vous le faire en plus court et gratuit !

Le titre de l’article: "les deux Palestine: l’unité en lambeaux".

Déjà, voir deux Palestine d’entrée pourrait indiquer que l’auteur, Monsieur Benjamin Barthe, n’était pas très sobre au moment ou il a pris sa plume, ce qui constituerait à son endroit des circonstances atténuantes.

Donc, le texte pour occuper ceux qui ont un long trajet en métro et qui veulent paraître intelligents, peut se résumer en quelques mots : "les méchants Israéliens et les gentils Palestiniens".
Voilà, c’est dit, c’est résumé en moins de temps qu’il n’en faut pour arriver à la prochaine station, et vous pouvez maintenant prendre votre crayon et vous concentrer sur votre sudoku si vous ne souhaitez pas que l'intelligence ne soit qu'affaire d'apparence.

Pour ceux qui pensent que j’exagère, je me permets de citer une phrase extraordinaire de notre grand penseur du Monde: "les Palestiniens ont, pour ainsi dire, élu les représentants du Hamas pour appliquer le programme du Fatah".

Il a osé l'écrire et ils ont osé le publier. Que ne faut-il pas sortir comme inepties et je suis poli, pour déculpabiliser ses petits protégés !

En suivant le raisonnement de Monsieur Benjamin Barthe, on comprend, bon sang mais c’est bien sûr, que Jacques Chirac a été élu, pour ainsi dire, pour appliquer le programme de Jean-Marie Le Pen et que si on veut voir appliquer le programme de Ségolène, il faut voter pour Sarkozy.

Quand les références cèdent de la sorte, c’est tout un pays qui plonge.

Peut-être bien que la presse aussi aurait besoin d’un petit coup de kärcher.

Alain Legaret

lundi 1 janvier 2007

Le premier janvier

Il n’y a pas si longtemps encore, tout calendrier édité jusque dans les années 1960 indiquait que la "Circoncision" était l’événement célébré au premier janvier, soit huit jours exactement après la fête de Noël.
Mieux que ça, le début de l’année a été fixé ce jour en particulier, justement parce qu’il commémorait l’entrée de l’enfant de Bethlehem dans l’alliance hébraïque.

Cette précision ne laissait aucune place au doute quant à la judéité de Jésus.

Mais voilà. Lorsque la religion ne fit plus recette, la fête de Noël est devenue celle de la gastronomie et des cadeaux, tandis que le premier janvier fut rebaptisé "Jour de l’an".

La brèche étant ouverte, certaines belles âmes militantes ou devenues très perméables au marketing proche oriental, ont trouvé le moment opportun pour tenter d’avancer que Jésus était......Palestinien.

Rien n’est trop gros face à une Europe jusque là judéo-chrétienne qui décide, afin d’acheter la paix sociale, de s’inventer des racines musulmanes.

Exceptionnellement, la fête de l’Aïd-el-Kebir coïncide avec ce début d’année 2007.

Espérons que cela ne donnera pas d’idée à nos Daladier de service pour venir rebaptiser le Jour de l’an.

Bonne année.

Alain Legaret

mardi 26 décembre 2006

Le monde est fraternité


Dou-houce nuit, be-helle nuit...

Ben oui : vous ne saviez pas ?

Il suffit qu’Ehoud et Mme Olmert aient reçu Abbas dans leur chez eux (au fait, Jérusalem, est-ce bien chez eux ?), pour que cette image d’Epinal fasse couler du miel dans toutes les rédactions.
C’est le « miracle de Noël » ! Même Michel Sabah y va de sa petite ritournelle, de retour du tombeau de Rachel en “terre palestinienne”…
Olmert propose d’envoyer un acompte de 100 millions de $ au Fatah, des armes automatiques à ses troupes (vous savez: celles qui ne tuent que les membres du Hamas, pas les Juifs...), Peretz parle de libérer Barghouti, mais pas un mot sur les soldats israéliens captifs, la cessation des tirs de Qassam sur Sdérot, la reconnaissance d’Israël, l’abandon de la violence et l’acceptation des négociations antérieures (notamment la renonciation définitive à l’asphyxie que provoquerait inévitablement le “retour des réfugiés et de leurs descendants”).
Pendant les offres de Noël (la Syrie parle maintenant de paix), les livraisons continuent (celles des missiles au Hezbollah), Assad est allé faire son petit shopping à Moscou (un demi-milliard de $ quand même…) et construit des « villages » à la frontière sur le modèle breveté par Nasrallah (nids de missiles sous habitations), agrémentés des derniers engins russes anti-chars (Kornet et Metis).

Les « sanctions » du Conseil de sécurité n’ont pas tout à fait eu l’effet escompté sur le petit Führer de Téhéran : ce dernier a décidé d’augmenter sa capacité en centrifugeuses et de doubler leur production en vue d’enrichir de l’uranium (mais non, Mahmoud : les sanctions c’est pour que tu di-mi-nues !).
Allez : profitez-en vite, la braderie de Noël, l’état de grâce, ça ne dure qu’un temps.
Après, il faut souffrir pendant 2.000 ans (demandez à J. de Nazareth : si c’était à refaire…) Allez: joyeux Noël !
Albert CAPINO

vendredi 15 décembre 2006

Olmert et le nucléaire israélien

Cette semaine lors d'une interview à la télévision allemande, Ehud Olmert aurait laissé transpirer que son pays disposait de l'arme nucléaire. Beaucoup se posent des questions à propos de ce "lapsus". Les pays arabes, quant à eux, ont réagi violemment.

Ce qui est clair en tout cas, c'est qu'Israël est le seul pays où la population ne doit pas confier les secrets d'état au chef du gouvernement car il est capable de les répéter à tout le monde.

mardi 5 décembre 2006

Nouvelle donne au Moyen-Orient et dans les pays du Sud

L’Iran d’Ahmadinejad a beau proclamer qu’il a signé le traité de non prolifération et compte le respecter, il en est déjà à proposer aux « pays amis » de partager ses connaissances sur la technologie nucléaire avec eux.
Jusqu’à présent, la France a feint d’ignorer les conséquences en dehors des applications « civiles » de ces technologies, en gardant une attitude d’apaisement et de neutralité bienveillante.
L’Algérie maintenant ?
À l’instar de l’Iran, 4è producteur mondial de pétrole, quel besoin l’Algérie aurait-elle de se nucléariser ? Qu’en est-il exactement de l’Algérie ?
Ce grand producteur de gaz, qui fournit aujourd’hui 11% des besoins en gaz de l’Europe, couvrira 40% de ce marché en 2015.
En 2009, l’Algérie prévoit d’exporter de l’électricité vers l’Europe.
Les deux gazoducs qui relieront l’Algérie et l’Europe, Medgaz et Galsi, seront complétés chacun par la pose de lignes de communication en fibre optique et de câbles afin de transporter de l’électricité produite en Algérie vers le marché européen, selon le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil.
Ce discours sur le développement économique algérien prend toutefois une tonalité plus inquiétante depuis la nouvelle déclaration du petit Führer de Téhéran, au cours de laquelle le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que son pays était prêt à partager avec Alger son expertise dans le domaine nucléaire.
Nouvelle donne
Une nouvelle carte du monde géopolitique est donc en train de se dessiner.
Au Moyen-orient, une volonté pan-islamiste dirigée par l’Iran étend sa zone d’influence avec l’aide de la Syrie, du Hezbollah au Sud-Liban, et du Hamas dans les territoires palestiniens.
Par ailleurs, le rapprochement Irano-Irakien est la cerise sur le gâteau : l’Iran émerge comme une puissance régionale incontournable. Et ce sont les Américains qui en font doublement les frais : ils y ont perdu plus de 2.000 hommes et investi près de 550 milliards de dollars en trois ans.
En Amérique du Sud, la gauche “progressiste” gagne du terrain et l’on voit l’avènement de nouveaux Castro au Venezuela, au Pérou, en Bolivie, en Equateur. La Colombie et surtout le Mexique sont également agités de graves soubresauts.
Un prêté pour un rendu: marché de dupes ?
De son côté, le Département d’Etat Américain semble manquer de cohérence. Il vient de lever les sanctions à l’encontre de l’avionneur russe Sukhoi, qui va pouvoir livrer 24 appareils pour constituer la nouvelle force aérienne vénézuélienne en remplacement de ses F-16. Mais peut-être cette décision n’est-elle pas étrangère à un marchandage: faisant suite à une déclaration de Sergei Lavrov qui allait jusqu’à soutenir vendredi dernier des sanctions contre l’Iran, le ministre russe de la défense, Sergei Ivanov, n’a-t-il pas demandé le 3 décembre à Téhéran de stopper son programme d’enrichissement d’uranium afin que des pourparlers puissent reprendre ?D’après les dernières informations qui ont filtré, Moscou serait prêt à se joindre aux sanctions préconisées par les autres membres des six réunis aujourd’hui 5 décembre à Paris, à l’exception toutefois du bannissement des déplacements pour les dignitaires iraniens, du gel des avoirs à l’étranger. Les Russes seraient toutefois d’accord pour que des mesures soient prises en vue d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires et des missiles balistiques, à condition, bien entendu, d’éviter toute mention de la centrale de Busheir: celle-ci n’est destinée qu’à des applications “civiles”...
Dans le même temps, le domaine sous la responsabilité de Condoleeza Rice subit de plus en plus d’assauts sur le plan intérieur pour sa politique en Irak. Les conclusions de la commission Baker/Hamilton préconisent l’ouverture d’un dialogue direct avec la Syrie et l’Iran à l’inverse des néo-conservateurs qui prônent la fermeté. Une question importante n’a pas encore reçu de réponse: la levée récente de sanctions concerne-t-elle aussi la société russe Rosoboronexport ? Le Département d’Etat ne précise pas s’il maintient sa décision prise à l’encontre de cette société, dans le cadre de “l’acte de non prolifération iranien” datant de 2000. L’industrie russe fait l’objet d’une demande de clarification sur l’exportation d’équipements vers l’Iran, frappés par une restriction en raison de leur “caractère lié à des armes de destruction massive”. [Jane’s Defence Industry Digest du 29.11.2006]
Et l’UE ?
En Europe, le Président Français a mis sur pieds une alliance avec les chefs des gouvernements Italien et Espagnol, pour un dialogue qui va dans un sens « apaisant », favorisant l’islamisme rampant, au contraire des positions de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, réalistes et bien décidés à y résister.
Le « dialogue » Nord-Sud risque fort de prendre une tournure résolument différente si, dans quelques années, devait s’instaurer un nouveau round de négociations avec des pays dont le régime se radicalise. Cela devient d’autant plus inquiétant si les Etats-Unis, tout comme l’UE, ne se préoccupent pas dès maintenant de les empêcher de se doter de vecteurs nucléaires capables d’atteindre à l’avenir Washington depuis Caracas et Paris depuis Alger. Cette menace risque de ne pas être utopique dans le cas où la seule réponse apportée à la nouvelle donne iranienne demeurait la politique de “l’apaisement”.
D’où l’importance fondamentale de l’attitude qu’il convient d’adopter face aux ambitions nucléaires d’Ahmadinejad. Cruciale pour notre avenir, elle est loin de ne concerner que le devenir de « l’entité sioniste »…
Albert CAPINO

lundi 4 décembre 2006

Ségolène au Liban : le PS a trouvé son champion

Quand Ségolène Royal a remporté les primaires au PS, j’ai éprouvé un soulagement.

En effet, compte tenu du climat d’antisiomitisme et de république bananière qui règne dans l'hexagone, il est préférable qu’un président qui étouffe les affaires, touche des pots-de-vin même pas français ou qui consomme sept cents euros par jour de "frais de bouche", ne soit pas juif.

Après la prestation de Ségolène au Liban, il est clair que le Parti Socialiste s’est enfin trouvé un leader à son image qui, en l’état actuel des choses, peut le mener à la victoire.

C’est comme ça. On commence par rencontrer beaucoup de monde, faire tous les plateaux de télévision, écouter les gens sans toujours les comprendre, dire des paroles simples qui font plaisir à ceux qu'on a en face, et une fois élu(e), on se retrouve à vendre des TGVs et des Mirages à des pays exotiques, ou encore à proposer des matelas sur un stand de la Foire de Paris.

A ce jeu, Ségolène a toutes les chances de gagner.

Car elle est mignonne. Elle est très mignonne et tellement consensuelle.

C’est Madame de Fontenay qui va être contente.

Alain Legaret

mardi 28 novembre 2006

Russie: le retour

La Russie est de retour sur la scène internationale et ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Achèvement de la centrale de Busheir en Iran, livraison de 29 Tor M-1 qui risquent fort de verouiller le ciel Iranien à des attaques aériennes, élimination d’opposants et de journalistes: bref, Poutine nous rappelle les heures les plus sombres du KGB. Il faut dire qu’il en est issu, on ne doit donc pas s’en étonner.

Pire encore, ce n’est pas sans en avoir conscience qu’il joue avec le feu: une déclaration du commandant en chef des forces aériennes russes va dans le sens des craintes occidentales.

Vladimir Mikhailov a notamment déclaré mercredi que “l’utilisation de missiles nucléaires par des Etats voyous est une menace réelle, avec une probabilité qui augmente de la part de pays instables, dont le régime n’est pas démocratique. Les Etats Unis, la Russie et l’Europe ont à craindre de ces pays, ainsi que d’organisations terroristes ayant accès à ces technologies”.

Etonnant quand on sait que la Russie arme ces pays/organisations.

Leur raisonnement serait-il: “quitte à les armer, autant que ce soit nous. En attendant, on leur pompe des $$$ et au moins, nous connaîtrons les forces de nos adversaires lorsque nous devrons les combattre le moment venu. ” ? Ou bien le calcul est-il de penser neutraliser l’axe Iran/Syrie/Hezbollah/Hamas en leur apportant un soutien ?

À ce jeu dangereux, personne n’est sûr de gagner. Mais les Russes ne sont-ils pas les inventeurs de la roulette qui porte leur nom ? Ils ont prouvé par le passé qu’ils n’étaient pas à quelques millions de vies près.

Albert CAPINO

jeudi 9 novembre 2006

La lobotomisation en marche


Le 28 octobre dernier, dans un article intitulé "le Nouvelle Hobs, jador!", en clin d’œil au nouveau style djeun’s du magazine, nous faisions part de la tendance d’une certaine presse à faire du zèle dans la traque à la faute juive.

En effet, bien qu’on massacre aux quatre coins du monde, ce qui mobilise nos propagandistes, c’est de pointer du doigt l’agressivité et la méchanceté d’Israël, même si les faits ne sont pas toujours vérifiés. Ainsi, vu que les correctifs, quand il y en a et c'est loin d'être toujours le cas, ne bénéficient jamais de la même visibilité ni du même impact que l’accusation, le message de la "sauvagerie israélienne" passe tout de même auprès du public.

Ce procédé répété sans cesse et sans scrupule par plusieurs médias, et accompagné d’une présentation de la réalité quasi-systématiquement orientée de façon à faire peser la culpabilité des faits sur l’Etat d’Israël, entraine la lobotomisation (que nous dénoncions déjà ici) de la population d’un pays qui sort convaincue que les Juifs [israéliens] sont la source du mal.

Poussée à l’extrême, on en arrive même à ce que la ministre de la défense, dont le cerveau n’est pas plus qu’un autre à l’abri du matraquage, fasse une fixation sur l’attitude des avions israéliens qu’elle juge menaçante, alors que le Hezbollah qui a lancé la dernière guerre du Liban, est tranquillement en train de reconstituer son arsenal de guerre en totale violation de la résolution 1701 de l’ONU sur laquelle repose le cessez-le-feu du 14 août dernier. Et tout ceci se passe ouvertement dans le dos des soldats de la FINUL qui sont occupés à scruter avidement Israël, espérant l’improbable signe d’agression que leur ont fait miroiter les journalistes.

Donc, le 28 octobre dernier, au sujet du contenu tendancieux du Nouvel Obs, nous émettions des réserves en ces termes :

« …Ensuite, vient un article sur de mystérieux scientifiques qui auraient relevé des traces de radioactivité au Liban et qui suspecteraient Israël d’avoir utilisé des bombes à base d’uranium. Notons que tout l’article est au conditionnel et vu la propension qu’a le journal à se tromper régulièrement au détriment d’Israël, il devrait se contenter de rapporter des faits avérés plutôt que de continuer à jouer les apprentis OSS 117 traquant la faute juive… »

L’exercice étant facile, nous ne retirons aucune gloire à avoir eu le nez creux. Aujourd’hui, une dépêche AFP, reproduite ci-dessous, vient confirmer nos craintes sur les propagandistes qui ont effectivement fait passer leur fantasme avant la réalité.
Mais il est trop tard car le mal est fait : le lecteur lobotomisé du Nouvel Obs est déjà persuadé que les Juifs [israéliens] sont des salauds.

Alain Legaret

Note: la question qui se pose est de savoir le pourquoi de cet acharnement contre Israël.
Dans les années 30, on sait que la propagande nazie était antisémite, mais là?

Pas de présence d'uranium au Liban après le conflit de l'été
Agence France-Presse
NAIROBI
Les experts en munitions du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) au Liban n'ont trouvé "aucune trace" d'uranium ou de matériaux radioactifs à la suite du conflit de cet été entre Israël et le Hezbollah, assure le Pnue mardi."Les échantillons prélevés par les scientifiques du Pnue ne montrent aucune trace d'uranium appauvri ou d'autres matériaux radioactifs. Ni éclats de munition à base d'uranium, ni autres résidus radioactifs, n'ont été trouvés", indique le patron du Pnue, Achim Steiner, dans un communiqué publié à Nairobi, siège du Pnue."L'analyse des échantillons prélevés ne témoigne pas non plus de la présence d'uranium enrichi supérieure à la présence naturelle de l'uranium" dans les sols, ajoute-t-il.
Le quotidien britannique The Independent avait affirmé le mois dernier qu'un laboratoire du sud de l'Angleterre avait découvert des traces d'uranium dans deux cratères de la région de Khiam (Liban sud).
bur-ach/bb/aub
Mardi 7 novembre 2006

mardi 7 novembre 2006

La Gay Pride a Jérusalem

Première partie
Comment peut-on tomber si bas pour vouloir ressembler aux autres? Comment peut-on être à ce point aveugle pour ne pas voir la provocation dans cette parade à Jérusalem ?

Ce n’est pas une question de religion, c’est une question de convenances. De la même façon qu’il est indécent de parler fort dans une bibliothèque ou dans un musée, de danser dans un cimetière ou de rire lors d’un enterrement, de cracher à table ou de faire ses besoins sur la moquette du salon, de coucher le bébé dans la niche du chien, de hurler au théâtre ou dans un cinéma, de se goinfrer devant ceux qui ont faim ou de se moquer d’infirmes et de malades du sida, il est tout aussi indécent d’organiser la Gay Pride a Jérusalem.

Cela s’appelle simplement "le respect de l’autre" et n’a aucun rapport avec quelque ségrégation ou tolérance quelles qu’elles soient.

Je précise que cette indécence n’est pas exclusivement réservée aux gays et lesbiennes. Il est clair qu’un défilé de chars avec brésiliennes en string et dansant la samba est à sa place à Rio mais serait aussi malvenu à Jérusalem.

Si la communauté homosexuelle recherche par ses défilés à obtenir le respect, elle doit commencer par respecter les autres.

Et si elle ne conçoit la reconnaissance que dans la provocation, elle doit alors oser rechercher cette reconnaissance auprès du plus grand nombre : Qu’elle ait le courage d’organiser la Gay Pride au Vatican ou encore à la Mecque, en Arabie Saoudite.

Quant aux survivants s’il y en a, il n’y aurait alors aucune objection à les voir parader à Jérusalem. Car cette fois, ils le feront en respectant le caractère de la ville sainte, les yeux tournés au ciel pour le remercier de les avoir épargnés.

Deuxième partie
1944 : la seconde guerre mondiale touche à sa fin. On découvre l’horreur des camps. Le Juif adulte pèse en moyenne 40 kilos.
Et c’est justement à ce moment ou il parait si faible que l’incroyable se produit. L’exil long de près de 2000 ans est sur le point de se terminer.

1948 : l’Etat d’Israël est créé sur la terre promise à Abraham, Isaac et Jacob. Il sera le refuge des Juifs du monde entier. Religieux et non-religieux sont côte à côte pour lutter contre l’invasion des armées arabes, pour bâtir les villes, assécher les marécages et faire fleurir le désert. Ensemble, ils repoussent les Arabes et gagnent les guerres qui auraient du être fatales au petit Etat juif. Le pays devient un écrin de verdure au milieu du désert.

1967 : en voulant prendre aux Juifs Tel-Aviv, Haïfa et Beer-Sheva les armées arabes donnent à Israël la partie Est de Jérusalem.

Jérusalem, autrefois capitale du royaume de David et Salomon, est aujourd’hui de nouveau la capitale réunifiée de l’Etat d’Israël. Les Juifs affluent du monde entier pour venir se recueillir sur les lieux les plus saints du judaïsme, à proximité des vestiges du temple sur le mont Moriah surplombant le Kottel. Ce lieu retrouve sa splendeur passée et redevient le centre spirituel du peuple Juif.

2005, tout bascule : Une nouvelle race de dirigeants, ayant quelque peu oublié la singularité de ce pays et sa destination, voit le jour en Israël. Ils seront ceux qui galvauderont le mot Kadima, ce cri de ralliement signifiant « en avant » qui a fait la fierté et l’union des généraux et des soldats de Tsahal.

Goush Katif : ils expulsent des Juifs de leur foyer, ils les chassent de leur propre terre. Ils en font des réfugiés dans leur propre pays. Le cauchemar que l’on croyait faire partie du passé redevient réalité. Ce devait être pour avoir la paix, on connaît la suite.

Amona : Ils envoient ensuite leurs cavaliers sur des enfants juifs attachés à leur terre.
Ils évacuent manu-militari ceux qui représentent l’avenir du pays. Le sang juif est versé par des Juifs.

Mars 2006 : le nouveau parti Kadima remporte les élections. Le soir même, le futur premier ministre fait un discours surprenant. Extraits : « nous sommes prêts (…) à abandonner des parties de notre terre (…) à évacuer les Juifs (...) afin de créer les conditions vous permettant de vivre dans un état à côté de nous ».

On est en droit de se demander depuis quand la présence de Juifs gênerait la création d’un état? Parle-t-il des Israéliens ou se prend-il pour le roi des Juifs ? Serait-il prêt à évacuer des Juifs français ou américains ? En effet, bien qu'il ait été prononcé par un Premier Ministre d’Israël, ce discours contient tous les ingrédients du discours antisémite.

Les scandales de corruption et de mœurs se multiplient au sein de la direction du pays. Pendant que certains sont affairés à savoir comment garnir leur lit ou leur compte en banque, les dirigeants du pays envoient pères, maris et enfants faire la guerre au Liban. Ils sont sensés ramener les soldats faits prisonniers par le Hezbollah.
« Kadima à droite, Kadima à gauche, Kadima au centre ! » crie-t-on au soldat qui se retrouve au front sans manger, sans boire, et parfois même, sans munitions.

La seconde guerre du Liban se solde par un échec total. Les prisonniers sont toujours prisonniers, et Tsahal qui défaisait autrefois plusieurs armées arabes en quelques jours se casse les dents sur une organisation terroriste.

Les corps enterrés des soldats morts pour défendre l’état juif, ne sont pas encore redevenus poussière, que les dirigeants d’Israël autorisent la tenue de la Gay Pride dans la ville sainte de Jérusalem.

Et soudain remontent à l’esprit des interrogations depuis longtemps enfouies:
Est-ce que les sectes juives ultra-orthodoxes qui ne reconnaissent pas l’état d’Israël n’auraient-elles pas finalement raison ? Et les fanatiques islamistes qui prétendent que les Juifs actuels ne sont que des usurpateurs qui salissent la terre promise n’auraient-ils pas raison eux aussi?

Non !! Pourquoi devons nous en arriver à se poser ces questions-là à cause de dirigeants qui sont une véritable catastrophe pour le pays.

Depuis leur arrivée au pouvoir, l’état d’Israël accumule les scandales et les échecs.

Depuis leur arrivée au pouvoir, l’état d’Israël, soucieux de reconnaissance internationale, n’a cessé de monter les Israéliens contre les Juifs.

Depuis leur arrivée au pouvoir, l’état d’Israël soucieux de concéder la paix aux Arabes, a déclaré la guerre au peuple juif.

En tout juste un an, ils présentent le triste palmarès d'avoir réussi à abandonner des territoires pour obtenir en retour la guerre, à avoir jeté des milliers de Juifs sur les routes, à avoir eu deux conflits ouverts, l’un au nord et l’autre au sud avec les Arabes, et à avoir semé la zizanie entre les Juifs. En attendant de souiller bientôt Jérusalem...

Il est grand temps que ces dirigeants de l’état d’Israël partent.

Qu’ils aillent s’installer à Sodome où ils se sentiront libres de se livrer à leurs occupations favorites et organiser des défiles homosexuels tous les jours s’ils le veulent.

Jérusalem, quant à elle, restera à jamais la capitale du peuple juif.

Alain Legaret
06/11/2006

A l'heure où ont été écrites ces lignes, la Gay Pride à Jérusalem a été autorisée par les autorités israéliennes et doit avoir lieu le vendredi 10 novembre prochain.

samedi 28 octobre 2006

Le Nouvelle Hobs, jador !

J’aime bien aller de temps à autre sur le site du Nouvel Obs.

Non pour recueillir des informations, mais pour avoir rapidement une image globale du niveau de déclin de la France à travers sa presse.

Et ce samedi soir, je peux dire que je ne suis pas déçu ! Ou plutôt, oui, très déçu.

D’abord la Une porte sur un sondage du CSA qui donne la clé imparable pour propulser son champion à l’Elysée puisque, comme l’indique le Nouvel Obs, "56% des Français voteraient pour un candidat issu de l’immigration" !

Je me souviens alors du slogan lors du choc pétrolier des années 1970 : "En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées". Bien que depuis, les Français se soient habitués à un Président pour qui les idées relèvent plutôt du ministère des affaires étrangères, choisir son Président en fonction de son origine sans se soucier de ce qu’il pense est un signe des plus inquiétants. La peur de paraître raciste en France prendrait-elle le pas sur la raison ? Le résultat de ce sondage ne soulève-t-il pas aussi le problème d’un véritable racisme anti-Français-de-souche ? Ou alors, est-ce que le Nouvel Obs, emporté par son élan, n’aurait pas voulu plutôt dire que "56% des Français ne trouveraient pas gênant de voter pour un candidat, même si celui-ci est issu de l’immigration" ?, ce qui n’est évidemment plus la même chose.

Ensuite, vient un article sur de mystérieux scientifiques qui auraient relevé des traces de radioactivité au Liban et qui suspecteraient Israël d’avoir utilisé des bombes à base d’uranium. Notons que tout l’article est au conditionnel et vu la propension qu’a le journal à se tromper régulièrement au détriment d’Israël, il devrait se contenter de rapporter des faits avérés plutôt que de continuer à jouer les apprentis OSS 117 traquant la faute juive.

Enfin, viennent les perles de ce samedi soir dont vous trouverez ci joint des copies, (cliquez sur les images pour les agrandir) parues dans ce grand magazine et qui confirment une fois de plus que le français continue à perdre du terrain dans l’hexagone.


Je n’ai pas été naviguer plus loin sur le site, considérant que la semaine commençait déjà assez fort.

Alain Legaret

vendredi 27 octobre 2006

Alliances, stratégie & gros sous

Lors de son voyage à Moscou, Olmert a été en mesure d’apporter la preuve à Poutine que des missiles de fabrication soviétique ont été utilisés par le Hezbollah. Il s’agit notamment des Kornet AT-14 et des redoutables Metis AT-13 antichars. Certains étaient encore dans leur emballage d’origine, affichant leur provenance et leur numéro de série. Ces missiles ont été exportés en Syrie en 2002. Il semble qu’ils aient été ensuite commandés par l’Iran à la Syrie pour être livrés au Hezbollah. Malgré l’irritation que ces révélations lui procurent, Poutine n’entend pas prendre de sanctions à l’encontre de la Syrie. Pas plus qu’il ne compte ralentir les ventes d’armes à destination de la Syrie et de l’Iran: “La coopération avec Téhéran et Damas, y compris dans les domaines du gaz, du pétrole et du nucléaire, rapporte des dividendes à la Russie et pas seulement matériels. La Russie joue un rôle unique d’intermédiaire [AU MOYEN-ORIENT]”. (Sources: world Tribune et BBC News )

--THALES, fabricant français de pointe dans l’industrie aéronautique, a été choisi pour équiper les MIG 29 d’un système baptisé HMSD TopSight-E. Il permet au pilote d’avoir tous les contrôles et informations sous les yeux, sans avoir à consulter la planche d’instruments, ce qui augmente la sécurité et l’efficacité lors de missions tactiques (source: Defence Talk)

C’est Thomson-CSF (appartenant au même groupe THALES) qui participe à la fabrications des rampes de missiles sol-air ASTER 15 avec FINMECCANICA que le gouvernement italien de M. Prodi s’apprête à livrer au Liban pour empêcher les patrouilles de l’aviation israélienne.Pendant ce temps, on ne parle ni des violations de la résolution 1701 qui permettent d’alimenter le trafic d’armes Iran/Syrie/hezbollah, ni du désarmement de la milice chiite. Il est vrai qu’au-delà de la coopération dans les domaines du gaz, du pétrole et du nucléaire, les agences de presse officielles auraient tendance à oublier de citer celle dans l’armement: avec un chiffre d’affaires de 20 milliards d’Euros, générant un revenu de 10,3 milliards d’Euros pour 2005, le carnet de commandes de THALES a atteint un niveau record. (source: Defence Talk)

Albert CAPINO

jeudi 19 octobre 2006

Gaza, une sacrée bande

Il est grand, le visage allongé avec un sourire accroché aux lèvres. La vie, il l’aime et ça se voit. Doron, jeune entrepreneur israélien est né avec la bosse du commerce. Il partage son temps entre son travail, sa compagne et ses enfants. Quand le vent est favorable, il prend sa planche de surf et s’en va flirter avec les vagues.

Et pourtant, le monde ne lui avait pas réservé le meilleur accueil. "Voilà le quartier ou je suis né", me dit-il lorsque nous passons pas très loin de la gare routière de Tel-Aviv. "Ca s’est un peu amélioré depuis, mais il y a toujours de la drogue qui circule en quantité, de la prostitution et des vols".

Quelques instants plus tard, nous sommes sur le chemin de l’aéroport. Il conduit sa voiture automatique lorsqu’il embraye sur la situation au Moyen-Orient, vue à travers ses yeux d’homme d’affaires.
"Regarde la bande de Gaza, me dit-il. Ca fait plus d’un an qu’on est parti. Et qu’est-elle donc devenue ? Un désert où règnent les gangs et le chaos, où ils s’entretuent et d’où ils envoient tous les jours des missiles sur nos villes. Tu sais les entreprises qu’ils pourraient créer là-bas, s’ils le voulaient ?".

Et le voilà qui poursuit avec l'enthousiasme qui le caractérise: "Ils pourraient construire des infrastructures, des industries, une centrale électrique et une usine de traitement d’eau pour ne plus être dépendants de nous, ce serait formidable ! Ah, s’ils décidaient de travailler et de faire quelque chose de cette terre qui possède en plus une ouverture sur la mer, on verrait les capitaux étrangers y affluer en masse en provenance du monde entier, afin de prendre part à cette réussite. Ils pourraient en faire le Hong-Kong de la Méditerranée !
Mais au lieu de cela, que font-ils ? Ils utilisent l’argent qu’ils reçoivent pour acheter des armes. Encore et toujours des armes pour nous attaquer et nous faire la guerre. C’est la seule chose qui les motive. Pourtant, on est parti de là-bas. Qu’est-ce qu’ils veulent de nous maintenant? Pourquoi font-ils ça ?"

Et de laisser tomber : "Gaza, c’est une sacrée bande d’imbéciles !"

Alain Legaret
19 octobre 2006

jeudi 5 octobre 2006

AFP, Elkabbach, même combat

On se souvient de la question assassine de Jean-Pierre Elkabbach à Ruth Yaron, porte-parole de l’armée Israélienne le vendredi 12 mars 2004, au lendemain des attentats qui ensanglantaient Madrid et changeaient le cours de l’histoire espagnole.
"Ne vous sentez vous pas une part de responsabilité dans ce qui vient de se passer à Madrid ?" lança le journaliste à l’adresse de la militaire. Que venait donc faire Israël dans cette galère ? Est-ce que JP Elkabbach insinue que tous les tués de la terre le sont par la faute des Juifs?


Aujourd’hui, l’AFP emboite le pas à notre célèbre journaliste :

"Un drone belge (ce n’est pas une blague) s’écrase à Kinshasa, tuant une femme et blessant deux enfants", c’est en résumé l’information rapportée dans la dépêche ci-jointe datée du 3 octobre 2006. Nous avons donc un drone belge qui tue en République Démocratique du Congo.

Et pourtant la seule photo que l’AFP trouve appropriée pour illustrer ce drame est celle…. d’un drone israélien atterrissant dans le sud de Tel-Aviv!

Que vient donc faire encore une fois Israël dans cette galère?


Décidemment, il n’y a plus guère qu’à la météo où l'état hébreu n'est pas soupçonné d’être à l’origine d’éventuels problèmes climatiques de la planète. Tout du moins pour l’instant . Car il n'est peut-être pas si loin le jour où l’on entendra : "Aujourd’hui, le temps est maussade, encore un coup des Juifs".

Alain LEGARET avec Albert CAPINO

mardi 3 octobre 2006

Pourquoi Israël est responsable du conflit au Proche-Orient

par Joseph FARAH
worldnetdaily du 5 septembre 2006
Adaptation française: Aaron BAHAR et Alain LEGARET

Si ce texte avait été rédigé par un Juif, il aurait été traité de colon-sioniste-fanatique-extrémiste.
Mais voilà, ces lignes ont été écrites par un grand monsieur, Joseph Farah, journaliste Arabe-Américain qui ajoute sa voix à celles des Chrétiens et Musulmans, chaque jour plus nombreux, qui s’évertuent à secouer le peuple juif afin de le sortir de sa torpeur.



Beaucoup de gens prétendent qu'Israël est à l’origine du conflit au Moyen-Orient. Dans le passé j'ai défendu l'Etat Juif contre cette thèse. J'ai constaté, en effet, qu’Israël est prêt à beaucoup de sacrifices pour parvenir à la paix. Mais en agissant ainsi, ne serait-il pas en train d’aggraver la situation ?

C’est ce que je pense. En réalité, Israël a fait beaucoup trop de concessions. Il n'a pas exercé de représailles assez fortes. Et sa population arabe est la plus libre du monde arabe.

Curieusement, je ne suis pas seul à penser cela. Les adversaires d'Israël les plus farouches - ceux qui veulent détruire l'Etat Juif à tout prix - sont d'accord avec moi. Et je peux vous en apporter la preuve.

Qui considéreriez-vous comme l'ennemi le plus implacable d'Israël ? Conviendriez-vous qu’il s’agit d’Al-Qaïda ? - le groupe terroriste qui après avoir attaqué les Etats-Unis le 11 septembre 2001, est en train aujourd’hui de s'installer sous nos yeux à Gaza ?

Quelle serait votre réaction si je vous disais qu'Al-Qaïda est convaincue que Dieu a donné aux Juifs "la terre promise" en héritage? Diriez-vous que j’ai perdu la raison ?

Et si je vous disais qu'Al-Qaïda pense que le pacte passé entre Dieu et les Juifs a été abrogé uniquement parce qu'Israël n'a pas fait preuve d’assez de détermination pour défaire ses ennemis trahissant en cela l'injonction divine?

Cela changerait-il votre avis sur le Moyen-Orient si vous appreniez qu'Al-Qaïda est persuadée que les compromis et les concessions d'Israël au profit de ses ennemis rendent les Juifs indignes de l'engagement de Dieu à leurs côtés ?

Je ne vous donnerai pas mon avis à ce sujet, mais celui d’Al-Qaïda. Toutefois avant cela, permettez-moi un petit rappel :

La "faute" d'Israël est dans l’absence de la crainte de Dieu, dans le fait qu'Israël manque de ferveur dans son combat pour la terre que Dieu lui a donnée en héritage.

Les Juifs sont disposés à prendre des libertés avec la promesse de Dieu en abandonnant la terre morceau après morceau. C'est ce qu'Al-Qaïda pense, selon un rapport qu'elle a publié il y a tout juste un an, en juillet 2005. Voici quelques extraits traduits de l’arabe de ce rapport dans lequel l'organisation terroriste menace l'Etat Juif d'attaques imminentes :

"- Dieu décida de mettre à l’épreuve les Hébreux quand ils étaient un peuple opprimé et captif en Egypte. Dieu chercha à les mener sur le chemin de la foi et de la victoire en les enjoignant de conquérir la terre d'Israël. Mais les Hébreux n’étaient pas prêts à faire les sacrifices nécessaires pour atteindre ce but.
- Jusqu’à ce jour, les Juifs n'ont toujours pas compris que Dieu accorde la victoire seulement à ceux qui luttent pour l’obtenir.
- A toutes les générations, les Juifs, contrairement aux Musulmans, ont prouvé qu'ils ne craignent pas Dieu ou du moins ne le reconnaissaient pas comme la puissance universelle de l'univers. Au lieu de cela, ils se sentent davantage préoccupés par ce que pensent les hommes.
- C’est pour cette raison que les Juifs rompent facilement le pacte conclu entre Dieu et Abraham attribuant pour toujours la terre d'Israël au peuple Juif. (Genèse 15:18)".


Dans le magazine internet " Zerwat Al Sanam ", littéralement "le haut de la bosse du chameau," l'auteur de ce texte, Al-Baghdadi d'Abu Zubeida membre d'Al-Qaïda, conclut que le désir d'Israël de se compromettre avec ses ennemis procure aux Arabes l’opportunité d'être l’instrument de Dieu pour détruire les Juifs.

Le rapport poursuit en suggérant la meilleure stratégie pour lancer des attaques contre Israël afin d'accomplir la volonté de Dieu. Il précise également que le vrai ennemi, au delà des Juifs, est l'occident. Cette analyse est en totale conformité avec les versets du Coran, qui énoncent, Sourate 5:20 [et 21] :

"(Souvenez-vous) lorsque Moïse dit à son peuple : "Ô, mon peuple ! Rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous, lorsqu'Il a désigné parmi vous des prophètes. Et Il a fait de vous des rois. Et Il vous a donné ce qu'Il n'avait donné à nul autre aux mondes.
Ô mon peuple ! Entrez dans la terre sainte que Dieu vous a accordée. Et ne revenez point sur vos pas [en refusant de combattre] car vous retourneriez perdants".


Les voix de la communauté internationale prônant l'apaisement continuent de conseiller à Israël de concilier avec des ennemis qui cherchent à détruire les Juifs ainsi que la civilisation occidentale. Cela n'a pas marché et cela ne marchera pas. En fait, comme les théologiens pervertis d'Al-Qaïda le montrent, ils obtiendront le contraire du résultat recherché. Chaque concession d’Israël sera toujours interprétée par ses ennemis comme un signe de faiblesse, une marque de désobéissance à Dieu et d’infidélité et à Ses promesses, favorisant ainsi sa destruction prochaine.

Et c'est pourquoi moi aussi je suis convaincu qu’Israël est lui-même, son ennemi le plus redoutable. C'est ainsi qu’Israël continue d'aggraver le conflit au Moyen-Orient, à rendre inévitable l'escalade de la violence, à engendrer plus de mépris et de haine de la part de ses ennemis.

Comment ?

En désobéissant à Dieu - en faisant fi des promesses divines qui ont fait de lui une nation et en plaçant sa confiance en l'homme plutôt qu'en le créateur de l'univers. Si Israël veut vraiment comprendre ses ennemis, s’il veut réellement gagner leur respect, il s’y prend de la plus mauvaise des façons.

Le tabou violé de la guerre

par Angelo PANEBIANCO
Corriere della Sera du 29 septembre 2006
Traduit de l'italien par Albert CAPINO

Comme beaucoup d’autres par le passé, Adriano Sofri (dans la Repubblica*), a également souhaité polémiquer avec moi sur une question que j’avais choisi de soulever, à la barbe de la courtoisie politique, devant l’opinion publique : la question de l’insuffisance des règles de procédure normales de l’Etat de droit en présence d’un état de guerre.

À la différence des autres, Sofri est une personne de qualité qui mène la polémique sur un ton civil. Mais la civilité du ton ne peut cacher, à mes yeux, la grande faiblesse de son raisonnement.

Je ne m’attendais pas à trouver (et en fait je ne l’ai pas trouvée) beaucoup de sagesse politique chez un Gian Carlo Caselli ou chez Franco Cordero, pour ne citer que deux de mes critiques les plus enflammés. Je m’attendais en revanche à la trouver chez Sofri. Ce n’a pas été le cas.

Sofri dédie quelque chose comme deux cents lignes à discuter d’un pseudo-problème et seulement trois lignes, quasiment en passant (2), à la fin de son très long article, pour parler du vrai problème : l’existence ou non, aujourd’hui, d’un état de guerre (Naturellement Sofri, nie qu’un état de guerre existe).

J’estime que c’est une grave erreur, qu’il ne se rende pas compte que c’est réellement ce point qui crée une dissension entre moi et tous mes critiques, lui compris. La raison devrait être évidente : si aucune guerre n’est en cours, comme le prétend Sofri, rien de ce que j’ai écrit sur l’état d’exception, sur les pouvoirs d’urgence, sur l’inévitable chevauchement de l’Etat de droit et la raison d’Etat, n’a de sens.

S’il n’y a pas de guerre, tout ce que nous devons faire est de renforcer cette institution typique des temps de paix qu’est l’Etat de droit (dont, entre autres, la réalité est souvent très éloignée : l’usage de la prison pour faire parler les gens n’est-il pas de la torture ? L’interception d’un pauvre type pris, sans le savoir, à téléphoner à un suspect, n’est-elle pas une violation de ses droits constitutionnels ? Traiter les avocats de l’accusation comme s’ils étaient des « juges », n’est-ce pas nier l’essence même de l’Etat de droit libéral ?) et , pour le reste, soyons tous heureux !

Mais c’est justement la grande fracture qui divise l’Europe aujourd’hui : celle qui sépare ceux qui nient et ceux qui affirment qu’une guerre sainte contre l’Occident a été déclenchée par l’Islam politique.

Si quelqu’un vous a déclaré la guerre, il n’y a que deux possibilités : se soumettre ou combattre. Il me paraît évident qu’il existe une volonté de reddition dans une vaste partie de l’Europe et rien ne le prouve plus que son obstination à nier, contre toute évidence, qu’une guerre est en cours.

Sur « La Repubblica », les raisons ont été magistralement traitées par Mario Pirani (3) il y a quelques jours. Peut-être Sofri pense que je divague, que je veux éluder le problème de la torture, que « je me retire » comme, selon lui, je l’avais déjà fait sous le feu des critiques. Je ne divague pas et je ne me suis jamais défilé. Au contraire.. Face à la courte vue de celui qui regarde son doigt au lieu de la lune, j’ai répété que la guerre provoque l’urgence de l’état d’exception avec lequel l’Etat de droit doit cohabiter, s’il veut en sauvegarder le noyau essentiel. Ce n’est pas pour me plaire, au contraire, cela me fait horreur, mais je pense décrire les choses telles qu’elles sont.

Tous mes critiques ont sorti de leur contexte mes références à la torture (dans la série : donnez moi une phrase et je pendrai n’importe quel homme). En écrivant aussitôt après la découverte d’un possible attentat contre dix avions (avec plus d’un millier de victimes potentielles) j’avais déclaré : imaginons qu’il apparaisse que plus de mille personnes aient été sauvées grâce à l’extorsion d’aveux par la force sur des conspirateurs. Je disais que la guerre nous met évidemment face à des dilemmes éthiques qui n’existent pas en temps de paix. Singulièrement, aucun de mes critiques n’a déclaré qu’il aurait été content d’apprendre le sauvetage d’un millier de passagers innocents. Ce qui prouve que je ne suis certainement pas le plus cynique et moralement insensible en ville, le plus indifférent à la souffrance humaine. Le tabou que j’ai délibérément violé n’est pas celui que Sofri décrit. Qu’il réfléchisse : il possède les outils culturels et, je crois, l’honnêteté intellectuelle pour le faire. J’ai violé le tabou selon lequel nous vivrions toujours dans un état de paix, avec tout ce que cela comprend.

Pourquoi ceux qui sont tellement intéressés à nier un état de guerre sont-ils si nombreux en Italie ? Une des raisons est que si une guerre a éclaté, il est inévitable que cela pèse également, au-delà de tant d’autres choses, sur l’équilibre du pouvoir entre les différentes institutions de l’Etat, en particulier entre l’ordre judiciaire et le pouvoir exécutif.

Un quelconque changement, aussi minime soit-il, d’un tel équilibre du pouvoir déclenche, sur le plan politique comme dans le débat culturel, une fin du monde.

Dans notre désaccord radical, il y a au moins un point sur lequel Sofri et moi pouvons nous entendre facilement. C’est sur le fait que dans n’importe quelle discussion publique sur les grands événements de l’histoire et de la politique, il y a toujours une façon infaillible d’identifier l’idiot de service : c’est celui qui proclame (en y croyant) que le choix que nous sommes amenés à faire est toujours entre le Bien et le Mal. Mais, pour notre malheur, ce type de choix ne se présente quasiment jamais (les plus pessimistes diront résolument jamais) dans les événements humains. Le choix est plutôt entre le mal et un autre mal, et notre responsabilité d’hommes face à l’Histoire est d’identifier et de choisir le moindre mal.

C’est de cela, et pas d’autre chose, dont je me suis occupé.


Notes:

* quotidien italien de tendance marquée à gauche

(2) en Français dans le texte

(3) La démocratie entre pacificsme et défense. Extrait de la jaquette du livre de Mario Pirani :

Avec la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, la configuration concrète et idéale qui a empêché l’exposion de conflits internationaux pendant cinquante ans s’est évanouie. À partir des années 90, nous assistons à l’éclatement de heutrs locaux de grande intensité, avec la réapparition de génocides sur une base ethnique – comme en Yougoslavie ou au Rwanda – dont on croyait qu’ils ne se reproduiraient plus jamais, mais par-dessus tout à l’invasion d’un terrorisme portant la marque de l’islamisme et du et fondamentalisme.

Après l’attentat des tours jumelles de New-York, tragique ligne de partage des eaux dans l’histoire récente de l’humanité, une série d’attaques terroristes de Bali à Casablanca, d’Istambul à Tashkent et aux massacres du 11 mars 2004 à Madrid ont ensanglanté le monde. Le spectre de la guerre, avec ses horreurs et ses atrocités, s’est donc imposé en réapparaissant sur la scène internationale, avec des moments d’une intensité inconnus jusqu’alors, provoquant des mutations profondes dans la politique de défense des Etats, en particulier celle de l’Administration américaine qui, se sentant une cible privilégiée des terroristes, a choisi la voie de l’intervention unilatérale avec le conflit en Irak.

Les outils de la politique, de la diplomatie, du dialogue semblent impuissants face à un état de guerre permanent, qui se profile de plus en plus comme un événement « normal », avec lequel nous sommes destinés à vivre longtemps.

Cette constatation est le point de départ que Mario Pirani emprunte pour proposer une relecture des conflits de ces dernières années, mettant l’accent sur le débat apparu en Italie sur les thèmes de la paix, de la guerre, du terrorisme, de l’antisémitisme, de la mondialisation. La première guerre du Golfe, le long conflit israélo-palestinien irrésolu, la guerre au Kosovo et celle en Irak constituent non seulement l’occasion pour réfléchir sur les contradictions de la gauche italienne en ce qui concerne la politique étrangère, sur le mouvement pacifiste et anti-mondialisation, sur les événements tourmentés au Moyen-orient, sur le rôle de l’Union européenne dans les nouveaux équilibres internationaux et sur le courant néo-conservateur aux Etats-Unis, mais aussi pour dialoguer ou polémiquer avec des signatures connues de la culture et du journalisme de notre pays, de Pietro Ingrao à Sergio Romano, d’Adriano Sofri à Barbara Spinelli.

Une idée raisonnée et récurrente semble unir la complexité des arguments qui s’affrontent et des points de vue rapportés dans ces pages : la conscience que nous nous trouvons dans un choc des civilisations et que, peut-être, la troisième guerre mondiale a déjà éclaté.

Le "Merci Docteur" de Wafa Al-Bass

Après l'interview courageuse de Wafa Sultan mise en ligne fin septembre, voici une vidéo sur une autre Wafa, mais cette fois dans un registre complètement différent.

Wafa Al-Bass est le nom d'un de ces monstres qui se parent d'un visage humain pour tromper ses victimes. Tandis que les commanditaires, tapis dans l'ombre, continuent à être aidés, financés et protégés par des pays dits arabes et des pays en voie de le devenir.

Quand on a perdu à ce point le sens de l'humanité, on n'a plus sa place au milieu des hommes.

vendredi 29 septembre 2006

Interview de Wafa Sultan

Al-Jazeera Tv (Qatar), 21 février 2006
MEMRI TV PROJECT
Wafa Sultan
Psychologue, Arabe-Américaine
Film sous-titré en français
Vérités et évidences dans la bouche de Wafa Sultan.
Une grande dame.

jeudi 28 septembre 2006

Intimidation de l'Occident - de Rushdie à Benoît XVI

par Daniel Pipes
New York Sun
26 septembre 2006
http://fr.danielpipes.org/article/4003
Version originale anglaise: Intimidating the West, from Rushdie to Benedict
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Les violences des Musulmans en réaction aux remarques du pape s'inscrivent dans un schéma qui prend forme et s'accélère sans cesse depuis 1989. Six fois depuis lors, des Occidentaux firent ou dirent quelque chose qui déclencha des menaces de mort et des actes de violence dans le monde musulman. L'observation de la série d'épisodes permet de dégager des enseignements utiles.
1989 – le roman de Salman Rushdie Les Versets sataniques incite l'ayatollah Khomeiny à émettre un arrêt de mort contre lui et ses éditeurs sous le prétexte que l'ouvrage est «opposé à l'Islam, au prophète et au Coran»; les émeutes qui s'ensuivent font 20 morts, essentiellement en Inde.
1997 – la Cour suprême des États-Unis refuse de supprimer une frise de sa principale salle d'audience réalisée dans les années 1930 et montrant Mahomet en législateur; le Conseil des relations américano-islamiques monte l'affaire en épingle, provoquant des émeutes et des blessés en Inde.
2002 – le leader évangélique américain Jerry Falwell qualifie Mahomet de «terroriste», à la suite de quoi des églises sont brûlées et au moins dix personnes perdent la vie en Inde.
2005 – un article erroné de Newsweek prétendant que des enquêteurs américains de Guantanamo Bay «jetèrent un Coran aux toilettes afin d'ébranler des suspects» est pris au vol par le fameux joueur de cricket pakistanais Imran Khan et déclenche des protestations dans le monde musulman qui coûtent la vie à au moins 15 personnes.
Février 2006 – le quotidien danois Jyllands-Posten publie douze caricatures du prophète Mahomet dont se sert un imam palestinien de Copenhague, Ahmed Abdel Rahman Abu Laban, pour dresser l'opinion musulmane contre le gouvernement danois. Il réussit si bien que des centaines de gens perdent la vie dans les troubles qu'il provoque, pour l'essentiel au Nigeria.
Septembre 2006 – le pape Benoît XVI cite l'avis d'un empereur byzantin selon lequel l'Islam n'a rien apporté de nouveau sinon «des choses mauvaises et inhumaines», déclenchant l'usage de bombes incendiaires contre des églises et le meurtre de plusieurs Chrétiens.
Ces six séries d'événements révèlent un quasi doublement constant de fréquence: huit ans entre la première et la deuxième série, puis cinq ans, trois ans, un an et six mois.
La première occurrence – le décret de Khomeiny contre Salman Rushdie – fur une surprise totale, car personne n'aurait imaginé alors qu'un dictateur musulman pourrait dire à un citoyen britannique vivant à Londres ce qu'il était et n'était pas en droit d'écrire. Dix-sept ans plus tard, les appels à l'exécution du pape (y compris depuis la Cathédrale de Westminster à Londres) ont un aspect familier. Ces comportements scandaleux sont devenus routiniers, presque prévisibles. À mesure que s'enflamme la sensibilité musulmane, celle des Occidentaux tend toujours davantage au flegmatisme.
Les incidents dont l'origine se trouvait en Europe (Rushdie, caricatures danoises, pape Benoît XVI) ont pris beaucoup plus d'ampleur que ceux issus des États-Unis (Cour suprême, Jerry Falwell, Coran aux toilettes), indiquant que l'agression islamiste est plus efficace contre les Européens que contre les Américains.
Les islamistes ignorent les nuances. Le réalisme magique de Rushdie, l'intention positive de la frise de la Cour suprême, l'inexactitude manifeste de l'affaire du Coran jeté aux toilettes (avez-vous déjà tenté de faire passer un livre par les toilettes?), le caractère inoffensif des caricatures danoises ou les subtilités du discours de Benoît XVI – rien de tout cela n'a eu d'importance à leurs yeux.
Ce qui agite les foules musulmanes et ce qui les laisse froides est plutôt imprévisible. Le roman de Rushdie Les versets sataniques n'était de loin pas aussi offensant pour la sensibilité musulmane qu'une foule d'autres écrits médiévaux, modernes et contemporains. D'autres évangélistes américains ont dit des choses bien pires que Falwell sur Mahomet (Jerry Vines qualifia le prophète musulman de «pédophile possédé par le démon et qui avait douze femmes» sans provoquer de réactions violentes). Pourquoi le cas du prêcheur norvégien Runar Søgaard traitant Mahomet de «pédophile désorienté» resta-t-il un débat local alors que celui des caricatures danoises prit des proportions mondiales?
Une explication possible est que des islamistes d'envergure mondiale (Khomeiny, CAIR, Imran Khan, Abu Laban) jouent généralement un rôle déterminant dans le passage entre un sentiment général de malaise et les débordements de rage. Si les islamistes n'agitent pas l'opinion, les choses restent relativement calmes.
L'étendue des violences est plus imprévisible encore – personne ne pouvait s'attendre à ce que les caricatures danoises fassent le plus de pertes de vies humaines, tandis que la citation du pape en a fait le moins. Et pourquoi tant de violence en Inde?
Ces incidents mettent aussi en lumière une totale absence de réciprocité des Musulmans. Le gouvernement saoudien interdit les Bibles, les croix et les étoiles de David, alors que les Musulmans publient régulièrement d'infâmes caricatures de Juifs.
Aucun complot ne relie ces six épisodes de colère et d'agression, mais observés ainsi en rétrospective, ils se fondent pour former une seule et même campagne prolongée d'intimidation, qui promet de se perpétuer. Le message central – «vous autres Occidentaux n'avez plus le loisir de dire ce que bon vous semble sur l'Islam, le prophète et le Coran: vous aussi êtes soumis aux lois islamiques» – va se répéter encore et toujours jusqu'à que les Occidentaux se soumettent ou que les Musulmans réalisent que leur effort a échoué.

© New York Sun

Commémorer un massacre en aidant à préparer le suivant ?

26 septembre 2006 : L'Ukraine s'apprête à commémorer le massacre de Babi Yar... et à livrer le système antiaérien le plus redoutable à la République islamique d’Iran !

29 septembre 1941: 33.771 hommes, femmes, enfants, furent rassemblés au bord d'un ravin, forcés à se déshabiller et à se séparer des valises qu'on leur avait demandé de prendre avec leurs biens et effets personnels. Ils furent tous massacrés en 48 heures..

Pendant deux mois, 100.000 personnes, Juifs en majorité mais aussi tsiganes, résistants, prisonniers de l'Armée rouge, y furent systématiquement exterminés.

Ce massacre n’est commémoré que depuis quinze ans.

On ne peut s’empêcher de rapprocher la commémoration de ces événements tragiques des déclarations du Président iranien, visant à nier la Shoah.

À cette négation du passé, il faut ajouter l’inconscience ou le cynisme de ceux qui, d’un côté, commémorent cette tragédie et, de l’autre, seraient sur le point de livrer des systèmes sophistiqués de détection anti-aérienne à un régime qui déclare haut et fort ses intentions pour un nouvel Holocauste.

L’Ukraine a en effet conclu un contrat avec la République islamique d’Iran, dans le cadre duquel elle s’apprête à livrer un système de détection avancé, baptisé « Kolchuga ».

Le « Kolchuga » est capable de détecter le décollage et la formation de groupes aériens avec une portée bien plus longue que les radars existants. Il sait déterminer le parcours et la vitesse des cibles, tout en les calant à l’intérieur du système de défense aérienne. Il peut enfin identifier les cibles aériennes à travers leurs émissions, les types d’avions et leur armement.
[ source: Jane's Defence Weekly - 21 September 2006]

« Kolchuga » est bien évidemment destiné à renforcer le système de défense anti-aérien de la République islamique, en vue de neutraliser toute tentative de bombardement de ses installations nucléaires. Son antenne passive détecte des avions furtifs à une distance de 800 km, rendant les bombardiers furtifs et AWACS américains (600 km de portée de détection) inutiles et obsolètes. De plus, étant passif, le système ne peut être repéré et rend vulnérables les avions visés, sans qu’ils aient le moyen de détecter et de détruire le système “made in Ukraine”...




À l’heure où l’Ukraine vise l’intégration Euro-atlantique, il est important de protester vivement auprès des intéressés sur ce problème particulièrement sensible. « Kolchuga » verouillerait l’espace aérien au-dessus des installations nucléaires iraniennes dont la principale, Busheir, doit être achevée par les russes dans six mois !

Albert Capino


Coordonnées:
QG de l’OTAN
Centre national de l’intégration Euro-atlantique de l’Ukraine
Président ukrainien, Viktor Yuschenko

mardi 26 septembre 2006

Procès des caricatures ou caricature de procès ?


La publication des caricatures de Mahomet conduit Charlie Hebdo devant le tribunal.
Le procès se tiendra le 7 et 8 février 2007. Les plaignants sont l’UOIF, la grande mosquée de Paris ainsi que la ligue islamique mondiale. Rien que ça.

Dans les pays où on cultive les analphabètes, on coupe la tête à ceux qui en ont. Dans les pays où on cultive les eunuques, on veut les couper à ceux qui en ont encore.

Bon courage donc, à Charlie Hebdo et à son rédacteur en chef dans ce procès caricature. Que la guillotine nouvelle ne vienne pas leur ôter des attributs nécessaires à l’exercice de leur profession mais par trop gênants pour pratiquer avec brio à la fourberie journalistique.

Car il serait temps d’arrêter de se focaliser sur ce qui n’est en fait que diversion. La conscience toujours en quête de mea culpa ne doit pas occulter les attaques meurtrières subies sur tous les fronts et particulièrement, celle qui est en préparation par le régime de Téhéran. Voilà le véritable enjeu et l’authentique menace qui pointe. En comparaison de ce qui nous attend, les violentes réactions aux caricatures du prophète ou aux propos du Pape tout comme l’attaque du Hezbollah sur Israël et l’effondrement des tours du World Trade Center le 11 septembre feront à nos yeux pâle figure.

Espérons aussi qu'il est proche le jour où la vérité, l’honnêteté et la justice auront plus de valeur que les ventes d’armes, les contrats commerciaux et l’approvisionnement en pétrole. Ce jour là certainement, les grands et petits patrons de la presse ainsi que les directeurs de chaines de télévision et de radio mais aussi les personnages politiques représentatifs, en somme, tous ceux qui plongent le pays dans le chaos et sa population dans le mensonge, devront à leur tour répondre devant un tribunal des dizaines de milliers de véritables caricatures de Juifs qu’ils ont colporté avec bonne conscience ces dernières années, sous prétexte qu’ils étaient aussi israéliens.

Alain Legaret
25 septembre 2006

lundi 25 septembre 2006

Les excuses d'un Arabe

par Emilio Karim DABUL
paru dans le NEW YORK POST du 12 Septembre 2006
Adaptation française de Simon PILCZER, volontaire de l'IHC.
Qu'ils soient tous deux remerciés de nous prouver qu'il ne faut désespérer de rien.


Eh bien nous y voilà, cinq ans plus tard, mais c'est exactement pareil ici : des excuses d'un Arabe américain pour le 11 septembre. Non, je n'ai pas aidé les tueurs à s'organiser, ni contribué en aucune manière à leur terrible cause. Cependant, j'ai été l'un des millions d'Arabes américains qui ont fait l'indicible pour le 11 septembre : Rien.

La seule fois où j'ai élevé la voix pour protester contre ces hommes qui ont tué des milliers d'innocents au nom d'Allah, ça a été derrière des portes fermées, dans la sécurité d'amis et de ma famille. J'ai écrit à un moment donné un essai au vitriol condamnant ces actions, mais la crainte de devenir un autre Salman Rushdie m'a toujours gardé de tenté de la publier.

Eh bien, j'en suis malade de ne dire la vérité qu'en privé - que des Arabes à travers le monde, dont des arabes américains comme moi-même, doivent commencer de tenir notre culture pour responsable des actions folles et violentes que nos extrémistes ont perpétrées dans le monde entier.

Oui, nos extrémistes, et notre culture.

Chacun des pirates de l'air du 11 septembre était un Arabe et un Musulman. Les défenseurs (y compris le Président Bush) ont essayé de nous rassurer sur le fait que le 11 septembre n'avait rien à voir avec l'Islam, mais que c'était la déformation d'une grande et noble religion. Avec tout le respect qu'on lui doit, lisez le Coran M. le Président. Il y en a assez là, pour celui aux tendances extrémistes, pour trouver la voie du jihad mondial.

Il y en a aussi suffisamment dedans pour quelqu'un avec un état d'esprit différent, pour trouver le chemin des lumières et de la paix. Lui encore, Rushdie l'a trouvé en 2001 : cela a vraiment à voir avec l'Islam. Un Chrétien qui au nom de Dieu, place une bombe dans une clinique où se pratiquent des avortements, est encore un chrétien, au moins selon son interprétation ; et dire autre chose n'infirme pas le fait qu'il a passé beaucoup de temps à réfléchir à sa version de la seule et bonne chose à faire.

Les hommes qui ont tué 3.000 de nos concitoyens le 11 septembre sont morts selon toute probabilité en prononçant des prières à Allah, et c'est en soi, selon moi, l'une des plus horribles choses ce jour-là.

Et alors que mes grands-parents n'ont jamais mené de jihad, leurs attitudes envers les Juifs n'étaient pas si différentes de celles de Mohammed Atta. Non, ils n'étaient pas partisans de l'Holocauste, mais ils pensaient que les Juifs étaient une source de troubles de nombreuses manières différentes, et ces sortes de croyances m'ont été transmises avant même que je n'aie jamais rencontré vraiment un Juif.

Je suis désolé pour cela, pour avoir un jour cru que quelque chose que mes grands-parents ou d'autres familiers avaient à dire sur les Juifs ou Israël, sur cette question, avait la moindre ressemblance avec la vérité. Il m'a fallu des années pour réaliser que j'avais été abusé, pour croire les généralisations et les stéréotypes auxquelles adhèrent des millions de gens dans le monde arabe : que les Juifs, l'Amérique et Israël sont notre principal problème.

Celui qui observe un régime arabe moyen devrait nous alerter sur le fait que le problème, cher Ahmed, ne se situe pas outre-mer ou à la porte à côté à Tel Aviv, mais il repose sur les despotes brutaux et corrompus que nous avons élevés d'un pays à l'autre au Moyen- Orient, à travers toute l'étendue de l'histoire. Cette histoire, et sa dévastation économique correspondante, est la principale raison pour laquelle je réside sur la rive occidentale de la ville de New York - New Jersey - et non pas celle près de Tel Aviv. Le plus noir de mes jours, je suis satisfait de cela. Je préfère être ici que là-bas, et j'apprécie la liberté et les opportunités sans limites qui étaient essentiellement inconnues pour tant de générations de ma famille au Moyen-Orient.

Aussi longtemps que je vivrai, l'image de l'effondrement de ces tours, alors que je les regardais avec horreur et incrédulité depuis le coin de la 40ème rue et de la 5ème avenue, sera pour moi mon Pearl Harbour, car à cet instant, je m'aperçus que non seulement notre ville était attaquée - mais aussi notre liberté.

Cela l'est encore. Et cela continuera dans les années à venir. Et la menace ne vient pas de l'intérieur, mais provient des fascistes islamiques qui veulent désespérément détruire la liberté et les opportunités que des millions de gens dans le monde recherchent encore.

Cinq ans après ce jour horrible, il est temps pour tous les Arabes américains, et pour les Arabes autour du monde, de protester contre le fascisme islamique, d'élever leurs voix - et là où c'est nécessaire, nos bras - contre ces tyrans, jusqu'à ce que leur épidémie de terrorisme ait été éradiquée de la face de la terre pour toujours.

Emilio Karim Dabul est un écrivain indépendant et un consultant en relations professionnelles vivant dans le New Jersey.

Terroristes, intégristes, modérés et amalgame

Actualité oblige, remise en ligne d'un texte paru une première fois en décembre 2002, sur le site www.reinfo-israel.com.

Le monde musulman est complexe. Alors que l’on considère que les terroristes sont issus des milieux intégristes, fondamentalistes ou islamistes - c’est selon -, il est clair qu’ils peuvent aussi être recrutés parmi l’ensemble de la population musulmane.

L’idée que tout musulman puisse être une menace est présente dans beaucoup d’esprits, malgré les avertissements multiples et divers qui nous sont régulièrement lancés.

Car si les risques d’amalgame sont dénoncés sans cesse, ils restent non convaincants parce que le flou est entretenu par les musulmans eux-mêmes.

Les familles des terroristes « présumés » ou qui sont passés à l’acte, sont surprises par l’évolution de leur proche, même si elles lui avaient reconnu un retour vers la religion.

Si les parents, frères et sœurs du futur terroriste, n’ont pas perçu le danger, comment les occidentaux peuvent-ils affirmer sans se tromper que la grande majorité des musulmans est modérée et pacifique ? Et d’abord de quel droit se prononcent-ils en lieu et place des principaux intéressés ?

« Les terroristes ne sont qu’une poignée parmi le milliard de paisibles musulmans.» Voilà comment nous est présentée la situation pour nous enjoindre d’éviter l’amalgame.
Peut-être est-ce vrai, mais ce n’est pas suffisant.
Tant que l’on avancera cette thèse sans prouver sa légitimité, la méfiance et le racisme persisteront. Ainsi qu’une certaine délinquance, qui est le premier pas vers la haine de l’Occident.

Car si un grand nombre de musulmans ne sont pas prêts à devenir terroriste au nom d’Allah, beaucoup ont intégré les concepts de l’Islam enseigné par des imams douteux, qui appellent à la guerre contre les « juifs et les croisés », et insistent sur la parenté des juifs et des chrétiens avec les singes et les cochons.

Dès lors, le respect et l’intégration tant espérés sont inévitablement voués à l’échec.
Voler un téléphone portable, ou un sac, à un singe, à un cochon, ou à un ennemi de l’Islam, n’est dès lors plus considéré comme un délit par celui qui le commet, mais le sera peut-être comme sa part de Djihad.

Il serait d’ailleurs intéressant de consulter à ce sujet les statistiques des Renseignements Généraux, pour savoir si les délinquants issus de l’immigration s’attaquent, dans les mêmes proportions, à leurs coreligionnaires.

Et réciproquement, louer un appartement à un musulman peut être perçu comme une source de problèmes, si le locataire est susceptible d’éprouver envers le propriétaire les mêmes sentiments qu’il éprouve envers un infidèle.

Les occidentaux pourront continuer à appeler à ne pas faire d’amalgame, ils ne seront pas crédibles tant que les masses musulmanes ne se prononceront pas.

Elles qui sont si promptes à se rassembler par milliers, ici ou ailleurs, pour réclamer des papiers ou des logements, pour soutenir les Palestiniens, pour empêcher la guerre en Irak, ou pour brûler les drapeaux américain et israélien, ne peuvent-elles pas, une seule fois, faire preuve de la même énergie pour se désolidariser des terroristes, condamner les attentats-suicide, proscrire les actes antisémites et manifester leur désir de vivre en paix et dans le respect avec les juifs et les chrétiens ?

Il est naturel que leur silence puisse être interprété comme un soutien et un encouragement de terroristes, qui se considèrent comme étant les authentiques porte-parole de l’Islam.

Mais si les musulmans, la majorité qualifiée de modérée, se lèvent enfin pour s’opposer clairement aux actes commis par la poignée de fanatiques et désavouer ceux d’entre eux qui veulent les mener vers une guerre de civilisations, leur impact sera sans équivoque et contribuera à mettre fin au terrorisme, au racisme, et à la défiance.

N’est pas modéré qui veut. Il faut le mériter.

Alain Legaret
03 décembre 2002

jeudi 21 septembre 2006

L’introuvable Islam moderé

par Angelo PANEBIANCO du Corriere della Sera
19 septembre 2006
traduit de l'italien par Albert CAPINO

Si certains, dans le monde islamique, se déclarent satisfaits des précisions du pape sur son discours de Ratisbonne, d’autres exigent des excuses, et beaucoup d'autres continuent à montrer leurs muscles avec des manifestations de violence et des menaces de mort.

En commentant l'événement, Vittorio Messori, sur le Corriere hier, a émis des idées qu’on peut partager mais il a péché par optimisme. Messori a raison lorsqu’il dit que la phrase extrapolée du discours du pape a seulement été un prétexte pour incendier les masses islamiques. Tout comme le furent les caricatures sur Mahomet. Dans les deux cas, l'extrémisme islamique s'est mobilisé pour éprouver sa capacité d'hégémonie sur le monde musulman, montrer combien il était fort et, parallèlement, combien faible et effrayé était l'Occident.

À l'époque des caricatures, l'Europe a subi la plus sensationnelle agression à la liberté d'expression depuis le temps des totalitarismes triomphants et, en somme, l'événement s'est conclu avec la victoire de l'agresseur. L'Europe a tacitement accepté que la liberté de satire, à partir de maintenant, vaut pour tout sauf pour l'islam, face auquel, il semble, l'autocensure est exigée. À présent ils nous mettent de nouveau à l’épreuve avec un objectif plus ambitieux : frapper le coeur religieux de l'Occident, nous forcer à accepter que le pape ne soit plus libre de réfléchir à haute voix sur la spécificité du christianisme ou sur ce qui le différencie de l'islam.

Où Messori pèche peut-être par optimisme est de croire que ce qui arriva en son temps avec le marxisme ne se répétera pas avec les européens, croyants compris. Si l'Europe flirta avec ce judéo-christianisme laïc qu’était le marxisme, elle ne pourra pas le faire, pense Messori, avec le fondamentalisme islamique. En raison de son incompatibilité avec la pensée "politiquement correcte" dominante. Je crains qu’il se trompe. Non seulement parce qu'il y a divers européens qui flirtent déjà avec l'extrémisme islamique, conscients de partager avec lui les ennemis principaux que sont les Etats Unis et Israël. Rien ne prédispose plus à la solidarité qu’un ennemi commun. Mais surtout parce que l'Europe a peur, elle est effrayée à mort, et la peur pousse plus qu’un quelconque autre sentiment céder à l'autoritarisme, à lui donner raison pour le garder bienveillant. Oriana Fallaci parlait d'Eurabia. Il suffit de voir les réactions occidentales au discours du pape pour comprendre qu'eurabia, est peut-être déjà parmi nous.Je ne parle pas tant des théologiens improvisés qui ont expliqué à Ratzinger qu'est-ce que devrait vraiment être le christianisme (même dans les situations les plus tragiques, l'homme est en mesure de donner vie à des interludes d'un comique irrésistible). Je parle de tous ceux qui ont accusé le pape de ne pas s’auto-censurer. En regardant autour de soi, on partage le pessimisme de Bernard Lewis qui prévoit une Europe défaite et soumise.

Il y a un rapport entre la peur européenne et la capacité d'hégémonie que l'islam politique, l'islam qui utilise la religion à des fins politiciennes, sait exercer, dans les moments de crise, sur le monde musulman. Une hégémonie si forte à rendre faibles, presque inexistantes, les voix musulmanes raisonnables. Les implications politiques sont nombreuses et les hommes d'Etat le savent.

Le Premier ministre italien Romano Prodi, par exemple, a annoncé qu'il rencontrera à New York le président iranien Ahmadinejad, en raison du rôle qui l'Iran joue au Moyen Orient. Est-il licite d'inviter à la prudence dans nos rapports avec un régime qui veut détruire Israël et qui est en première ligne (avec Al Qaïda) pour exciter les masses islamiques contre le Pape ?

Original sur : http://www.corriere.it

Chirac l'Iranien prend de court la communauté internationale

Il milite pour un refus des sanctions contre Téhéran et n'exclut pas une reprise de l'enrichissement d'uranium après les négociations.

Par Jean-Pierre PERRIN
QUOTIDIEN : Mardi 19 septembre 2006 - 06:00

L'évolution de Paris est du pain béni pour Téhéran, dont la stratégie de division de la communauté internationale, alternant menaces et propositions conciliantes, a payé. Elle signifie que Téhéran est en passe de gagner son pari nucléaire, et que le régime islamique n'est pas prêt de se plier à des menaces de sanctions, d'ailleurs improbables en raison des politiques conciliantes des Russes et des Chinois.

l'article complet sur le site :
http://www.liberation.fr

mercredi 20 septembre 2006

1967: et la lumière fut?

Non, 1967 n'est pas l'année de la création du monde.

En échange de la paix, les Arabes palestiniens "modérés" affirment vouloir "récupérer la totalité de leurs territoires" conquis par Israël en 1967 à savoir: la Judée-Samarie (appelée Cisjordanie par les révisionnistes), Gaza et Jérusalem Est.

Pourtant, avant 1967, l’ensemble de ces territoires étaient arabes, en l'occurrence, égyptiens et jordaniens (en réalité, ils n'ont jamais été palestiniens, contrairement au mythe largement entretenu par les mêmes révisionnistes pour justifier le "vol de terres" par les Juifs). Donc en toute logique, pour créer "leur état sur leurs territoires" comme l'aiment à le revendiquer les Arabes palestiniens, ils auraient du s'en prendre alors à l'Egypte et à la Jordanie. Que nenni!

Car ils étaient déjà à l'époque, uniquement occupés à s’attaquer aux Juifs de Jérusalem ouest, de Tel-Aviv, de Haïfa, enfin partout où il leur était possible d'en tuer un maximum, exactement comme ils le font aujourd'hui.

A la lumière de ces données vérifiables par tout un chacun, mais étrangement ignorées par la communauté internationale, il est illusoire de penser que donner aux Arabes palestiniens les territoires qu’ils réclament aujourd’hui, mettra un terme à leurs attaques. Et pourtant, cela fera bientôt cinquante ans que cette exigence sert de base à toutes les tentatives qui sont ou ont été faites, au règlement du conflit, avec évidemment le succès que l’on sait.

« Les territoires contre la paix », martèlent sans cesse les amnésiques qui ont aussi oublié comment la seconde guerre mondiale a commencé.

Alain Legaret
20 septembre 2006


Ci-dessous une vidéo très instructive et rafraichissante.

lundi 18 septembre 2006

Réponse à un écrivain arabo-israélien envieux, Yossi Lapid

Article paru en 2002 dans Migdal Mag.

Vous trouverez, ci-dessous, la réponse de Yossi Lapid * à un article d’Anton Shamas, auteur arabo-israélien, parue dans le numéro de Yom Haatzmaout (jour de l'indépendance) de l’hebdomadaire tel-avivien. Une réponse particulièrement brillante et réaliste, qui n'a pas pris une ride !

L’auteur arabo-israélien, connu pour l’égalité de sa plume, écrivait:

«Mesdames et Messieurs, le moment est venu, en ce jour de fête,
de reconnaître avec une totale franchise,
sans sentiment de honte, ni en baissant les yeux,
que toute cette affaire s’est mal terminée.
L’aventure sioniste s’est soldée par un échec total".


Réponse de Yossi Lapid

"Shamas, mon ami,

Le sionisme est la plus grande "success story" du 20e siècle.

- Cinquante ans après la défaite de Hitler et du Mufti de Jérusalem, le sionisme vit et prospère, au coeur du Moyen-Orient, dans un Etat de 4 millions et demi de Juifs, dont la survie pouvait faire doute, à un moment donné.
- La langue hébraïque (une des merveilles du sionisme) a fait l’union des Sabras [Israéliens nés dans le pays] et des réfugiés des camps, des Séfarades et des Juifs d’Orient et d’Occident.
- En un demi-siècle et en partant pratiquement de zéro, les sionistes ont forgé un Etat qui lance ses propres satellites dans l’espace et approvisionne la marine américaine en avions-espions sans pilote.
- Un Etat qui exporte des progiciels compliqués et enseigne aux Latino-Américains comment faire pousser des melons.
- Un Etat qui exporte tous les mois des produits, pour une valeur de plus d’un milliard de dollars, vers l’Europe occidentale, les Etats-Unis et même le Japon.
- Une démocratie exemplaire, où les ministres craignent les contrôles de comptes et où les juges ne craignent que Dieu.
- Un Etat qui a produit une armée considérée comme l’une des meilleures du monde.
- Un Etat où il y a peu de crimes de sang, mais beaucoup de bons concerts.
- Où les fidèles de toutes les religions jouissent de la liberté de culte, et où les non-croyants sont également les bienvenus.
- 10% des citoyens du pays sont de nouveaux immigrants.
- 89% estiment que, malgré toutes les difficultés (et l’Agence Juive), c’est un pays où il fait bon vivre.

Voilà un Etat où un Anton Shamas est libre, un jour de fête nationale [israélienne], de publier une virulente attaque contre tout ce qui est cher aux Juifs vivant dans ce pays.

Shamas sera peut-être capable de nous pardonner tout cela.
Mais ce qu’il ne peut pas supporter, c’est le fait que,
présentés à la lumière des réalisations du sionisme,
les échecs arabes apparaissent si humiliants et déprimants.

- Combien y-a-t-il de Palestiniens, mon ami ? un million ? deux ? trois ?
- Et combien d’Etats arabes t’entourent ? - Vingt ? Vingt pays de rois et de dictateurs, de terreur et d’effusion de sang. Il n’existe pas une seule démocratie arabe avec liberté d’expression et droits civiques.
- Tu nous parle de l’échec de l’Etat d’Israël. Comparé à qui, à quoi ? - A l’Algérie ? A l’Egypte ? A l’Irak ?
- Combien y a-t-il d’Arabes entre l’Océan Atlantique et le Golfe Persique ? - Cent millions ? Deux cents millions ? Et combien y a-t-il de musulmans ? - Un milliard ! et ils prient tous le même Allah, au nom du même prophète, Mahomet.

Et tous, tant qu’ils sont, ils ne peuvent pas résoudre le problème des égouts à Gaza!

Depuis 47 ans, vous vous êtes préparés à l’indépendance palestinienne, et pourtant vous ne vous êtes toujours pas mis à ramasser les ordures ménagères à Jéricho.

Malgré tout le pétrole du monde, vous n’êtes pas parvenus à mobiliser la fraternité arabe nécessaire pour construire l’hôpital, à Deir El Balah.

Et tous les robinets en or massif d’Arabie Saoudite et tous les jacuzzis du Koweït ne suffisent pas à fournir de l’eau potable à Jabalyia.

Ceci dit, mon ami - tu le sais bien, n’est-ce pas ? - si un million de Juifs vivaient à Gaza, cette ville deviendrait un paradis sur terre. A ce moment-là, les ouvriers palestiniens feraient la queue à Erez pour y travailler.

S’il y avait dans le monde un milliard de croyants juifs, les Juifs de Gaza n’auraient pas besoin d’aumônes onusiennes. Les Juifs du monde prendraient soin des Juifs de Gaza, et Gaza serait depuis longtemps la perle de la Méditerranée.

Allons, tu sais tout cela, Anton Shamas, et c’est bien ce qui t’exaspère.
C’est l’envie qui te dévore et qui t’égare.
Ainsi, vois-tu, le moment est venu de conclure avec une totale franchise,
sans sentiment de honte, ni en baissant les yeux:
cela n’a pas marché, toute cette affaire.
L’aventure palestinienne s’est soldée par un échec total."


* Yossi Lapid, écrivain, journaliste et leader de Shinoui (= en hébreu, ’changement’), parti réformateur centriste.

samedi 16 septembre 2006

Les colères ciblées du monde musulman


Après les caricatures de Mahomet, voici maintenant les propos du Pape qui révoltent le «monde musulman» dixit certains médias.

Je trouve cette réaction des Musulmans très curieuse mais pas surprenante.

En effet, dès que se présente l’opportunité de dénoncer les occidentaux, ils savent se lever en masse pour manifester leur colère.

Par contre, lorsque des barbares islamistes se servent d’Allah et du Coran comme signature d’actes sanguinaires empreints de bestialité et de cruauté sorties d'un autre âge, ils ne réagissent nullement. Et pourtant, ce ne sont pas les occasions qui leur manquent.

L’honneur européen faisant parti depuis longtemps des mythes, nous assistons encore, comme pour l’affaire des caricatures, à des excuses occidentales, excuses papales cette fois-ci.

Moi qui ne suis ni Pape, Dieu merci, ni journaliste, encore mieux, j'aimerai pouvoir croire à l’existence d’une pareille réprobation de ces mêmes Musulmans afin de dénoncer avec autant de conviction, leurs coreligionnaires qui insultent leur croyance de façon disproportionnée.
Ils paraitront ainsi un peu plus crédibles quant à leur indignation sélective.

Alors ils pourront aussi s'excuser à leur tour, et ce ne serait pas de trop, de toutes les injures, mensonges, discours haineux, et appels aux meurtres de Juifs et de Chrétiens qui résonnent régulièrement dans leurs rues, dans leurs médias et dans leurs mosquées.

Alors ils pourront s’excuser aussi des massacres perpétrés au nom d’Allah, massacres réels volontaires et intentionnels de civils innocents, hommes femmes et enfants, à New-York et au Darfour, en passant par la Tchétchénie, l’Inde, l’Algérie, l’Irak, Jérusalem, Madrid, Casablanca, Bali, Londres et j’en passe, qui ensanglantent régulièrement la planète.

Oui, alors ils pourront s’excuser aussi de la lâcheté dans l’exécution d’otages ligotés et sans défense, poussant même le sadisme jusqu’à filmer le charcutage de certains d’entre eux, et je pense entre autres à Nick Berg, ou à Eugène Amstrong dont je n’oublierai jamais le cri d’agonie de la « bête » que l’on égorge au nom d’Allah, ce dieu devenu synonyme de barbarie et de répulsion.

Enfin, je m’adresse à ces nombreux Musulmans qui se sont offusqués aux propos du Pape ou aux caricatures du prophète: messieurs, (puisque mesdames sont à la maison ou sorties et exhibées qu’en fonction de leur talent de pleureuses) Osez balayer devant votre porte ! Indignez-vous haut et fort des vrais faiseurs de tort. Ceux sont d’abord les vôtres qui salissent votre Dieu et votre Coran. Les caricatures et le discours du Pape ne sont que des réactions face à votre passivité et à leurs actes, et vous le savez parfaitement.

Et arrêtez d’utiliser tout ce qui vous tombe entre les mains pour assener un coup supplémentaire dans cette guerre de religion que vous menez à un occident qui en grande partie ne cesse de tendre l’autre joue de peur de vous regarder en face.

Oui, arrêtez de vouloir imposer votre religion par la force. D’autres ont déjà essayé avant vous, sans succès. Car malgré la complaisance de l’Europe, toujours prête à dérouler le tapis rouge aux tyrans, vous ne réussirez pas. Votre entreprise aussi est vouée à l’échec.
Pourquoi?

Parce qu’une croyance ne s’impose pas par la contrainte.
Parce qu’on adhère à une religion par la sérénité qu’elle dégage et non par la peur qu’elle engendre.

Et l’Islam que vous proposez est exactement tout le contraire. Un Islam où l’amour est absent mais où la terreur est permanente. Un Islam qui accuse continuellement, sans jamais se remettre en question. Un Islam dégoutant, violent et abject. Un Islam prétentieux basé sur l’intimidation, le mensonge, la haine, la mort et la destruction. Ce n’est pas la religion de Dieu, c’est la religion de Satan.

Alors, si vous êtes vraiment modérés comme se plaisent à le dire beaucoup de ceux qui vous sont déjà soumis, montrez-le maintenant et prouvez moi que j’ai tort !
J’en serai le premier heureux.

Alain Legaret
16 septembre 2006

mardi 5 septembre 2006

La FINUL arrive au Sud-Liban....

...on est sauvé !!



Et pendant ce temps, l'Iran continue inlassablement à gagner du temps ouvertement et sans aucun complexe puisque la communauté internationale, somme toute, se satisfait pleinement de cette situation:

D'un côté, Kofi Annan et l'ONU se sont trouvés une occupation au sud-Liban et tentent de rassembler leurs troupes et libérer les soldats enlevés, l'os à ronger "Hezbollah" ayant produit son effet à merveille.

Tandis que de l'autre côté, les diplomates du monde entier se plaisent à tomber volontiers dans le piège sans cesse renouvelé au fil du temps et au fil des développements de la bombe, de la solution pacifique.

Chacun sait que c'est reculer pour mieux sauter. Sauf qu'en Israël directement visé par l'horreur, on en a assez de sauter.

Après tout, pense-t-on ailleurs, Shoah I a déjà eu beaucoup de succès. Shoah II avec en plus les effets spéciaux, ce devrait être un vrai triomphe!

Devinez qui va devoir s'y coller in extremis pour éviter de voir jouer ce très mauvais film?

Alain Legaret
05 septembre 2006