lundi 12 janvier 2009

Seul le Hamas est responsable de la guerre, seuls les Palestiniens peuvent y mettre fin

Par Ralph Peters*
Texte original en anglais sur le New York Post
Traduction française: Jean Szlamowicz pour l'UPJF

Israël n’a tué aucun civil dans la Bande de Gaza. Plus d’une centaine de civils ont péri et les bombes ou les obus israéliens ont peut-être causé leur mort mais ce n’est pas Israël qui les a tués. C’est le Hamas.

Il est temps d’en finir avec les mensonges. Les mensonges du Hamas. Ceux des Nations Unies. Et ceux des médias du monde qui hurlent « sauvez les terroristes ! ».

Il n’y a aucune équivalence morale entre les terroristes du Hamas et les soldats israéliens. Il faut choisir entre blanc ou noir : il n’y a pas de gris. Toute négociation est inutile.

Le Hamas est une machine à tuer les Juifs. Sa vocation est de détruire Israël. Sur quoi pourraient porter des négociations ?

Quand le Hamas ne peut pas tuer de Juifs, il se rabat volontiers sur les civils palestiniens qu’il met au milieu des tirs, vieillards, femmes et enfants. Le Hamas envoie ces innocents dans de soi-disant abris, puis, guide la frappe israélienne sur eux. Ça fait plaisir aux médias en manque de gros titres.

Le Hamas ne se bat pas avec des objectifs politiques en tête. Un « traité de paix » ne serait qu’un instrument dans leurs mains. Leur but ultime est la destruction totale d’Israël, au nom d’un dieu terroriste. A l’abri dans des bunkers enfouis, ou à Damas, les dirigeants palestiniens sont prêts à voir mourir un nombre illimité de leurs civils, ou même de terroristes de base.

Les vies ne sont pour eux qu’un instrument en vue d’une fin. Et les cadavres d’enfants sont le carburant de la propagande.

Tout ce que le Hamas devait faire pour qu’Israël ne lance pas une attaque de légitime défense était de ne pas lancer de roquettes sur Israël. Tout ce que le Hamas doit faire pour arrêter le conflit et épargner la population palestinienne, qu’il est censé représenter, est d’arrêter de tuer des Israéliens et de laisser Israël vivre en paix.

Ni l’une ni l’autre solution n’intéressent le Hamas.

Aujourd’hui, Israël doit continuer son attaque, causer le plus de dégâts possibles au Hamas avant qu’un nouveau président américain n’intervienne. Si Israël s’arrête maintenant, le Hamas pourra crier victoire juste parce qu’il a survécu, malgré ses pertes massives. Même s’il est impossible d’éliminer radicalement l’extrémisme, le seul espoir d’aboutir à une paix, même temporaire, même imparfaite, est de tuer chaque dirigeant terroriste enfoui dans son bunker de Gaza. Cette occasion ne se représentera peut-être jamais.

Et qu’on ne s’inquiète pas de créer un « vide du pouvoir » ! C’est aux Palestiniens de s’en débrouiller. Même l’anarchie vaut mieux pour Israël que le Hamas.

Dans leur grande majorité, les Israéliens, les Américains et les Occidentaux partagent un aveuglement commun : nous restons tragiquement prisonniers d’un modèle de terrorisme dépassé, celui de l’OLP d’Arafat, de l’IRA, des Brigades Rouges ou du Weather Underground. Mais malgré toute leur violence, ces organisations ne se pensaient pas envoyées par Dieu.

Les terroristes d’hier voulaient changer le monde. Ils étaient prêts à verser le sang pour leur cause et, dans des cas extrêmes, le leur aussi. Mais ils ne cherchaient pas la mort en soi. Ils préféraient vivre afin de voir ce que serait le monde meilleur auquel ils aspiraient.

Notre civilisation doit faire face aujourd’hui à des terroristes pour lesquels la mort est une promotion de carrière. Ils croient que tout acte au service de leur dieu est excusable. Et le cœur de leur croyance est que vous et moi, mécréants têtus que nous sommes, méritons la mort.

Leur effroyable dieu ne connaît pas de compromis. Le moindre atermoiement vaut trahison, tant leur dieu leur fait confiance. Et pourtant nous croyons (et même certains Israéliens le croient) qu’il est possible de passer des accords avec eux.

Dans sa recherche de paix, Israël a remis Gaza aux Palestiniens, un peuple qui n’avait jamais eu d’Etat à lui. En remerciement, Israël a reçu les roquettes de la terreur. Et les Palestiniens ont eu droit à la guerre de gangs.

La paix est la dernière des choses que les terroristes et les gangsters du Hamas puissent vouloir. La paix, c’est la fin de leur petit jeu. La paix, cela veut dire qu’ils ont déçu leur dieu. La paix, c’est la fin des prétextes pour faire la guerre. La paix ? Ils ne supporteraient pas ça six mois !

Cette guerre ira jusqu’au bout. Et nous avons peur d’admettre le sens de cette guerre.


ADDENDUM : CE QUI ATTEND GAZA

Tout ce qui se passe n’a rien à voir avec les péchés de l’Amérique ou l’intransigeance israélienne. Le problème est le mal dont souffre une civilisation, celle de l’islam moyen-oriental, et qui ne peut se soigner que de l’intérieur. Tant que les Arabes et les Iraniens n’auront pas décidé de se soigner, il nous faudra nous battre.

Au lieu de cela, nous voulons parlementer. Nous parvenons à nous convaincre, contre toute évidence, qu’en réalité nos ennemis veulent parler avec nous, qu’ils n’attendent que quelques bonnes raisons de le faire, des « incitations » (c’est comme ça que les diplomates appellent les pots-de-vin). Si notre président désigné croit véritablement, comme il le laisse entendre, qu’il est possible de négocier avec des terroristes guidés par la foi, sa naïveté est proprement terrifiante.

C’est certes compréhensible. Toute la carrière de Barack Obama repose sur les mots, pas sur les actes, sur sa force de persuasion, pas sur son pouvoir de décision. Mais tous ses caucus, débats, réunions de quartiers et poignées de mains en coulisses ne lui sont d’aucun secours comme préparation aux « négociations » avec des gens dont l’objectif obsessionnel est la destruction d’Israël — et la nôtre.

Si Obama reprend la même histoire démente du « processus de paix » que ses prédécesseurs, qu’il s’agisse de Jimmy « J’aime avoir un terroriste dans les bras » Carter, Bill Clinton, ou George W. Bush, il se fera dévorer avant de savoir qui l’a mordu.

Combien de fois faudra-t-il que des gouvernements différents refassent la même erreur de croire qu’au fond de chaque terroriste, tueur, ou seigneur de la guerre, il y a un brave type qui veut la paix avec la même ferveur que nous ? Les ennemis d’Israël ne veulent pas un traité qui leur soit avantageux : ils veulent détruire Israël.

C’est quoi que vous ne parvenez pas à comprendre là-dedans ? Ils ne nous le hurlent pas assez fort, peut-être ? Les ennemis d’Israël prêchent la haine du Juif depuis tellement longtemps que même les « modérés » n’arrivent pas à faire volte-face.

Et pourquoi la gauche internationale déteste-t-elle tant Israël ? Pourquoi tant d’entrain à se porter au secours du Hamas ?

Parce que, par son existence - qui doit tout au travail, à l’éducation et à la discipline -, Israël met à mal l’idée d’un peuple impuissant en proie à tous les maux. Israël n’a pas eu besoin de dizaines d’ONG condescendantes et de leur personnel d’accros au malheur.


Parce que les Européens sont encore tout honteux de la Shoah. Ils ont besoin de croire que les Israéliens sont des nazis avec une kippa.

Parce que, bien au chaud dans les cafés et sur les campus, ça fait "cool" de parler de « combattants de la liberté » au lieu de terroristes. On doit se sentir moins coupable quand on va demander du pognon à papa (ou à l’Etat). Et puis, tant qu’on n’a pas à vivre avec les terroristes, ça reste "cool", non ? (Cette dernière phrase n’est pas une citation empruntée à Caroline Kennedy).

Et puis, surtout parce que les racistes autodestructeurs les plus virulents du monde aujourd’hui sont les gauchistes de base. Vous en voulez la preuve ? Ils ont décidé qu’Israël était blanc et donc, consubstantiellement, un oppresseur. Israël est élevé au plus haut rang de notre civilisation et de nos codes juridiques — tout en se voyant refuser le droit à l’autodéfense. Mais, finalement, la gauche pense que les gens à la peau plus sombre sont inférieurs et qu’on ne peut pas exiger d’eux un comportement civilisé. Les gauchistes pensent que les mouvements terroristes, ou les dictateurs africains, doivent forcément se conduire de manière ignoble. C’est la version post-moderne, façon cappuccino avec de la mousse, d’une mentalité qui s’intéresse au sort du « gentil petit frère noir ».

Les pires ennemis des pays en développement sont les gauchistes qui refusent de leur appliquer les mêmes critères d’intégrité et les mêmes exigences de gouvernance qu’aux sociétés occidentales. Il est vrai que la gauche a besoin de l’échec des pays en voie de développement pour prouver que le système est férocement opposé à leur développement.

Or, un peuple pauvre, meurtri, assassiné, a réussi à créer de toutes pièces une démocratie à l’occidentale dans un terrain vague oriental. Voilà une chose qu’on ne lui pardonnera jamais.

Après 60 ans de conflits que les intraitables voisins d’Israël ne cessent de lui imposer, non seulement il n’existe pas la moindre « bonne » solution, mais, grâce à la mentalité du tout ou rien des terroristes islamistes, il n’y a même pas de « mauvaises » solutions (à moins d’y inclure le génocide nucléaire) susceptibles d’apporter une paix durable au Moyen-Orient.

Même l’élimination d’Israël ne suffirait pas. Les terroristes se battraient entre eux, tout en portant la guerre sur d’autres musulmans moins dévots qu’eux.

Tout ce que peut faire Israël, c’est se battre pour durer et s’acheter des intervalles d’accalmie avec le sang de ses enfants. En exigeant un cessez-le-feu prématuré et en insistant pour trouver une issue diplomatique, nous ne ferions que renforcer le monstre et affaiblir ceux qui nous défendent.

Et ne croyez pas un mot de la propagande prétendant que ce conflit rallie les Palestiniens de Gaza derrière le Hamas. Cela ne serait que davantage de condescendance envers le « gentil petit frère noir », comme si les Arabes étaient trop bêtes pour ignorer qui est responsable de tout cela, et qui fait durer la guerre à leurs dépens.

La population de Gaza ne porte peut-être pas les Israéliens dans son cœur mais elle regrette certainement le jour où elle a choisi un bulletin de vote en faveur du Hamas. Car c’est le Hamas qui l’assassine.

© The New York Post

* Ralph Peters est un officier de l’armée américaine à la retraite. Il est essayiste (Looking For Trouble: Adventures in a Broken World) et romancier (Bravo Romeo ; Flames of Heaven: A Novel of the End of the Soviet Union).

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Lettre aux Juifs

(1) Les prophètes s’emploient à montrer que le Fils de l’homme est le Maître de justice, le Schilo, dont la parole est parole de Dieu, et qu’il est plus grand que son prédécesseur, qui est Moïse. Aussi, écoutez-moi, vous les Juifs ! Depuis les écritures de Moïse, que vos chefs religieux ne peuvent saisir dans le sens spirituel, vous êtes à l’origine de beaucoup de troubles dans le monde. Pour cela et à cause de vos sectes, vous n’êtes point de mes brebis. Cependant j’invite à mon souper ceux qui, parmi vous, ont l’habit de noces, qui est la circoncision du cœur couvrant l’homme de dignité. Ce sont là les vêtements d’Aaron, les vêtements que mon frère Moïse m’a préparés pour que l’on me reconnaisse et que j’emmène dans le royaume tous ceux que le Père me donne.

Celui qui croit en moi dit Jésus, croit, non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit celui qui m’a envoyé. Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est point moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour.

Nous sommes dans ce fameux dernier jour. Si donc vous n’avez point cru Jésus depuis deux mille ans, parce qu’il est le personnage du sauveur aujourd’hui, croyez en ce sauveur quand il est là.

(2) Celui qui m’a envoyé me demande de vous montrer ce qui vous a toujours échappé, afin que je sauve le peu d’élus qui se trouvent au milieu de vous, et aussi pour que le monde entier entende. Voici donc le sens de la prophétie : Dieu créa d’abord les astres de la famille solaire, puis le monde. Dès le matin, Il envoya son premier témoin (Moïse) pour faire connaître Sa loi et que les peuples vivent par elle. Mais les hommes, trop jeunes encore sur terre pour comprendre, rejetèrent Dieu et sa loi. Alors le monde alla seul et se perdit. Et ce soir où il est arrivé à son terme, Dieu appelle son fils qui se présente à ses disciples (aux circoncis de cœur) pour les conduire dans toute la vérité et les sauver des ténèbres et de la mort.

(3) Contrairement à ce que vous croyez fermement, sachez qu’Abraham Isaac et Jacob, ne sont point trois hommes, mais les figures de la trinité. Car on vient du Père (représenté par Abraham), on passe par son fils qui est sacrifié (représenté par Isaac) et on reçoit le Saint-Esprit (représenté par Jacob et sa victoire sur les ténèbres) qui est le seul esprit par lequel l’homme puisse vivre sans se détruire. Ces simples paroles sont l’explication exacte de toute la prophétie.

(4) C’est pourquoi, il va de soi que lorsque l’oint de Jacob (d’Israël) arrive, il assemble les élus autour de son nom, chacun dans son pays, parce que le monde est fini ce jour-là. Les élus sont l’or d’Ophir avec lequel je bâtis le temple éternel. A cette occasion, entendez ce qu’est le temple, et qu’ophir n’est nullement un pays où Salomon trouve l’or avec lequel il le bâtit. Non, comme l’or représente la pureté de la matière, l’or d’Ophir représente la pureté de l’esprit. Le Saint-Esprit est cette pureté et cet or d’Ophir avec lequel je bâtis le temple, parce qu’il n’existe aucun autre or avec lequel il puisse être bâti.

(5) Ne pensez pas alors que la circoncision qui vous concerne, vous les Juifs, puisse vous élire pour le royaume qui arrive, parce qu’elle avait seulement pour objet de vous rappeler cinq fois par jour la loi de Moïse que l’on doit pratiquer pour devenir saint, c’est-à-dire ce que vous entendez par Juif véritable. En ayant pour but de faire devenir saint d’esprit, elle ne vous fait pas enfants d’Abraham pour autant ; car le véritable Juif est celui qui, circoncis de cœur, est semblable aux agneaux. Il n’y a point d’autre noblesse que la noblesse du cœur de l’agneau. Et il n’y a point d’autre sorte de Juif, ni d’autre salut venant des Juifs.

(6) Vous auriez dû lire et retenir cette parole de Paul qui l’explique clairement :

Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement ; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.

Voilà les véritables enfants d’Abraham, ceux qui sont appelés les hébreux !

(7) Mais en vérité, que l’on soit Juif, païen ou autre, cela importe peu à mes yeux, car tous ces termes prennent fin en ma présence. Ce qui importe au soir du monde, c’est seulement que l’on comprenne la vérité ; parce qu’elle fera revenir chacun de ses croyances qui n’ont rien à voir avec la prophétie et son accomplissement qui se fait avec moi. On peut être païen par ignorance et ne point le rester, mal circoncis et se parfaire avec la connaissance ; l’essentiel étant de s’éduquer et de revenir à Dieu d’un cœur pur pour entrer dans son royaume et la vie éternelle.

(8) Je n’ai donc rien contre vous les Juifs ; car, comme beaucoup de peuples, vous fûtes endoctrinés dans le mauvais sens par vos propres sectes. Mais contrairement à ce que vous croyez, je m’offre en sacrifice à cause des Véritables qui souffrent et gémissent dans ce monde pris de folie. C’est pour eux que je me livre à la mort, parce qu’ils comprennent que le règne de l’homme s’achève pour laisser la place au règne de Dieu. Maintenant, peuple hébreu, tu sais pourquoi il est écrit en diverses langues sur la croix de Jésus : Roi des Juifs.

(9) Plus vous lisez Moïse à la hâte, moins vous le comprenez, parce qu’on ne peut le saisir qu’en méditant sur l’esprit de ce qu’il a écrit. Ne l’ayant point fait, vous apprenez seulement aujourd’hui que vous ne pouvez être les descendants corporels d’Abraham qui ne put avoir d’enfants de cette sorte. Pareillement, il vous apparaît aussi que ni vous ni vos voisins ne pouvez être les descendants de Sem, l’un des fils de Noé, parce que seul le monde d’aujourd’hui est le monde de Noé. Et comme ce fut dit, son arche, faite de trois parties, n’est point un navire mais ce livre : le livre de vie de l’agneau, fait de trois parties. C’est cela l’arche qui sauve, en venant chercher dans le monde ceux que Dieu veut épargner dans sa fureur.

(10) Est-ce difficile de voir qu’après le désastre Dieu promet formellement à Noé qu’il ne frappera plus jamais le monde ? Si donc l’Écriture annonce toujours cette fin du monde corrompu, c’est parce que le monde d’aujourd’hui, dans lequel l’homme a à peine dix mille ans d’existence, est le monde de Noé. C’est pourquoi Jésus prévint le monde, en disant que ce qui se produit au jour de Noé se produira pareillement au jour du Fils de l’homme. Cela, parce que le monde qui est fort jeune sur notre jeune Terre ne peut être détruit deux fois, mais une seule fois ; car après le passage d’Emmanuel, les hommes, connaissant toute la vérité, ne peuvent plus bâtir un monde pouvant à nouveau être détruit.

(11) Mais en ne comprenant pas ce qui est écrit sur Noé et ses fils, vous serez forcément contre ceux qui prennent part à la résurrection que j’opère sur eux. Et vous serez pareillement contre les enfants de Sion, si vous ne savez pas davantage entendre ce que j’ai dit sur cette montagne et ceux qu’elle enfante derrière moi. Cette montagne est aussi appelée la montagne des oliviers, parce que les deux oliviers qui donnent leurs fruits sont Moïse et Emmanuel. Veillez donc à vos pensées et, pour votre salut, sachez m’écouter.

(12) Il est incontestable que Moïse était un hébreu que Dieu se choisit du milieu de votre peuple pour qu’il écrive Sa volonté : la loi et la prophétie. Pour cela, Moïse prit en référence tous les pays qu’il avait sous la main, avec les villes, les villages et ceux qui y habitent. C’est pourquoi, ce qu’il a écrit est à entendre selon l’esprit et non selon la lettre.

(13) Il apparaît donc aujourd’hui, au soir du monde, que vous êtes les imitations des Véritables, tant par votre circoncision que par vos croyances erronées qui vous rendent arrogants envers le reste du monde. Car, en proclamant partout et de tout temps que vous êtes le peuple élu (celui de la promesse faite à Abraham, Isaac et Jacob), vous dites forcément aux autres peuples qu’ils sont résiduels sur la Terre ! Étonnez-vous alors qu’à leurs yeux vous soyez toujours un peuple à combattre... Vous offensez Dieu qui créa toute l’humanité et vous m’offensez ! Car ce sont tous les circoncis de cœur du monde entier qui sont ses enfants bien-aimés auxquels Il promit la Terre entière.

(14) Les va-et-vient de la Terre nous montreront que les hommes noirs furent créés les premiers, puis les hommes bruns, puis les jaunes et les blancs en dernier. Ce sont là les quatre couleurs de l’humanité, qui sont les quatre colonnes du temple étendu sur toute la face de la Terre : les quatre générations successives créées par Dieu, qui demeureront toujours. Il n’existe aucun autre temple dans lequel Dieu habite.

(15) Mais il est déjà écrit que c’est la quatrième génération (la génération blanche) qui a de la haine pour Dieu ; parce que, se croyant au-dessus de l’Éternel qui a tout créé, elle détruit Ses œuvres et amène la fin du monde. C’est pourquoi Moïse et Emmanuel sont pris parmi les peuples de cette dernière génération, et le sont pour qu’elle soit domptée une fois pour toutes et cesse d’imposer ses règles au reste du monde qui n’a pu lui résister.

(16) On ne peut savoir ce qu’est ce monde qui a rejeté Dieu, qu’en sachant qu’il va être détruit. En effet, après les Égyptiens, ce furent les hébreux, puis les grecs, puis les romains qui, avec leurs armées de soldats, civilisèrent le monde. C’est-à-dire qu’ils obligèrent de gré ou de force les hommes à se conformer à leurs pensées. C’est pourquoi les hommes ne savent toujours pas qui ils sont, d’où ils viennent, où ils vont ; et ignorent ce qu’ils font et ce que seront les mondes à venir. Ils ont les ténèbres pour lumière ; car, vous les Juifs, vous les avez tous induits en erreur dès après la venue de Moïse.

(17) Pour qu’il puisse saisir les Écritures qui l’annoncent, celui que vous attendez ne peut sortir du pays où elles furent faites, parce qu’il lui faut du recul pour les comprendre. C’est pourquoi il est écrit que lorsque le Christ viendra, personne ne saura d’où il sort. Comme vous cependant, je suis né près de la grande mer, non à côté de vous mais sur l’autre bord. De là, je voie Moïse et toute votre histoire mieux que vous ne les voyez vous-mêmes. C’est pourquoi je dis que vous n’êtes pas le peuple de la promesse. Vous êtes un peuple semblable aux autres peuples du monde, mais un peuple qui est devenu le plus orgueilleux d’entre tous à cause de l’hypocrisie de vos chefs religieux.

(18) N’êtes-vous point certains de tout ce que je dis ? Dieu protège ses enfants, l’Écriture en témoigne. Or, vous a-t-il protégé, vous les Juifs, lorsque cet homme malade faillit tous vous exterminer ? Dieu ne laisse point son peuple bien-aimé aller à l’holocauste, car il ne l’a point créé pour qu’il soit éliminé. Vous pouvez voir qu’il en est bien ainsi, lorsque Dieu retint le bras d’Abraham, après lui avoir demandé de sacrifier son fils Isaac pour l’éprouver. Pourquoi alors ne retint-il pas pareillement le bras de ce fou qui vous exterminait ? Ne dites-vous pas être, comme Isaac, les enfants d’Abraham ?

(19) Ce fils de Satan a agi ainsi à votre égard, parce qu’il fit, lui et sa nation, comme vous ! Croyant fermement être envoyé du ciel, comme il le prétendait pour pouvoir régner sur le monde entier, il pensait être l’élu sortant d’une race supérieure. Et il le fit croire aisément à son peuple qui, alors, se voyait déjà régner sur la Terre entière... Voulant ardemment (comme les romains) s’étendre sur tous les pays, vous ne pouviez que lui faire de l’ombre ! C’est pourquoi, après que vous ayez irrité les romains qui vous dispersèrent dans toutes leurs provinces en leur temps, lui vous ramassa dernièrement pour vous exterminer. A la suite de quoi, vous, les rescapés, vous êtes assemblés partiellement pour assurer votre défense. Mais un fils de Satan peut-il être la cause du rassemblement du peuple élu ? Ne serait-ce pas plutôt le véritable fils de Dieu qui l’assemble, juste avant la fin ? Sur cela aussi il vous faut méditer et répondre.

(20) Pauvres Juifs, vous ne savez jamais ce que vous faites ! Depuis mon enfance je suis rempli de compassion à votre égard, car vos bergers vous emmènent toujours aux abattoirs ! Avec vos croyances insensées, vous êtes aussi à l’origine de l’infâme église romaine et d’autres religions encore, parce que les peuples ne voulaient point être en reste devant vous qui prétendiez être le peuple de Dieu. Ainsi, vous avez fait peu de cas de l’humanité. Vous avez offensé Dieu qui, alors, ferma les yeux sur ce qui vous est arrivé, pour que le monde entier comprenne qui est son peuple.

(21) L’enseignement de vos sectes séculaires, et notamment celui des pharisiens qui est toujours dispensé sur vos têtes, fut le plus grand poison de l’humanité qui ne peut plus s’en remettre. Vos chefs religieux vous trompent ! Vous n’êtes point le peuple d’Israël, car l’Israël de Dieu je le suis, moi, qui vous parle. Mais en faisant croire que vous étiez ce peuple, vous avez alors pu vous infiltrer dans les classes dirigeantes et régner sur beaucoup de pays. De la sorte, le monde fut conduit dans le mensonge, et s’achèvera dans la fournaise à laquelle vous n’êtes point étrangers. Voilà pourquoi vous avez mis Jésus sur la croix !

(22) Si vous m’entendez et faites repentance, plusieurs d’entre vous seront sauvés, sinon vous périrez ; car la fureur de Dieu, dirigée contre vous, est sans pareille aujourd’hui, et l’est parce que vous l’avez trompé. En effet, Dieu porta ses regards sur votre nation dans les temps antiques et vous fit beaucoup d’honneur en y suscitant Moïse, comme il fait en ce jour beaucoup d’honneur à la nation dans laquelle il m’appelle aujourd’hui. Mais vous avez trompé sa confiance, vous l’avez offensé. Vous avez transgressé sa loi. Vous avez fondu le veau d’or et êtes devenus les plus riches du monde. Vous n’avez fait aucun cas de ses préceptes et aucun cas de l’humanité, et vous êtes devenus pires que ceux qui vous exterminaient. Alors, aujourd’hui, vous ne pouvez plus comprendre pourquoi Moïse brisa les tables de la loi au pied de la montagne, lorsqu’il vous vit faire ce veau qui devint le dieu des hommes !

(23) Vous êtes responsables des maux qui frappent le monde, ainsi que des ténèbres qui le recouvrent, et de sa fin. Tel est votre jugement dans ce dernier jour ; et vous êtes jugés par la parole de Jésus. En cela aussi, vous avez offensé Dieu, car vous n’avez point cru en Jésus. Mais plusieurs d’entre vous diront que j’ai un démon, car il est nécessaire que l’Écriture s’accomplisse aussi dans ce sens. Néanmoins tout ce que je dis est entièrement véritable, sinon je me tairais.

(24) Sachez que Moïse a écrit non pour vous seuls, mais pour le monde entier ; et cela dans un langage que nul au monde ne peut comprendre si ce n’est celui qu’il annonce. C’est pourquoi je dis qu’Abraham Isaac et Jacob sont mon être. Abraham parce que toute la Terre m’est remise, Isaac parce que je suis sacrifié au dernier jour, Jacob parce que j’ai lutté contre les ténèbres et que j’en suis sorti victorieux. En raison ce cela, je suis l’Israël de Dieu. Et quelle que soit leur race et leur couleur de peau, tous ceux qui prendront part à la résurrection que j’opère sur eux seront mon peuple, le peuple d’Israël que j’assemble autour de mon nom pour le sauver. Je parle des circoncis de cœur du monde entier, peuple Juif, n’en soit point jaloux...

(25) A la manière de Melchisédech, je viens du fond des âges et avant même que les âges existent sur la Terre qui n’était point encore créée. C’est pourquoi ce monde, parmi les mondes du ciel, ne peut être un mystère pour moi. Aussi, vous les Juifs, vous ne pouviez passer inaperçus à mes yeux. Descendez donc de vos hauteurs et repentez-vous, sinon il en est fait de vous. Pour votre salut, je vous conseille de vous fondre avec vos voisins ; ce sont vos frères originels qui, comme vous, sont circoncis par la main de l’homme. Dites-leur pour moi et pour eux qu’aujourd’hui, au soir du monde, il n’y a plus de Juifs, ni d’autres religions qui ne sont que perversions de l’esprit et vieilleries de ce monde, qui prennent fin en présence du Schilo.

(26) Quittez donc vos chefs religieux, ces épouvantails à oiseaux, ils vous conduisent encore au désastre ! Suivez-moi plutôt dans le royaume si tant est qu’il vous inspire, car là il n’y aura plus de sectes et leurs traditions, plus de veau d’or, plus d’autorités ni de puissances de domination sur les hommes. Dieu seul régnera sur toutes les familles des tribus réunies autour de sa loi.

(27) Depuis l’antiquité, vos sectes vous firent troubler les eaux avec vos pieds. Et la pensée de ce que vos parents souffrirent, il n’y a pas si longtemps, m’attire des larmes. Mais les innocents qui périrent à cause de vos chefs religieux et de ce fou qui voulut vous exterminer, reviendront sur Terre en leur temps, comme tous ceux qui disparurent dans l’effroi créé par d’autres religions. La Terre est un vaisseau qui emporte les âmes jusqu’au cœur de la Roue, et les âmes innocentes retrouveront plusieurs fois un nouveau corps de chair pour vivre tout ce long chemin de vie. C’est pourquoi je dis que vos morts reverront le Soleil.

(28) Visitée dans les temps antiques, Jérusalem aurait dû devenir la capitale des nations, le modèle des cités de l’homme. Mais elle est devenue la capitale des religions qui s’y établirent. En ce sens, elle est comme une tumeur dans le monde. Elle sera donc détruite, effacée cette fois de la Terre. Ha, peuple Juif, tu ne sais qu’aviver mes douleurs. Mais Dieu ne laissera pas impuni ceux qui, parmi vous, prirent son nom en vain et vous conduisirent au désastre. Non, Dieu ne les oublie point, ni n’oublie vos victimes innocentes. Suivez-moi alors en toute confiance si vous entendez ma voix ; car je suis votre ami et non votre ennemi, et le seul véritable ami que vous ne puissiez jamais avoir sur cette Terre.

(29) Je vous pardonne votre orgueil démesuré, parce qu’en étant trompés par vos chefs de sectes vous n’avez jamais su ce que vous faisiez. Je vous pardonne de bon cœur et d’autant plus volontiers qu’il fallait que ce monde croie ce qu’il ne doit plus croire et pratique ce qui ne doit plus être pratiqué ; sans quoi l’aurore n’aurait jamais pu se lever. Dieu m’exauce toujours, peuple Juif. C’est pourquoi vous êtes pardonnés de l’animosité que vous avez témoignée envers son fils et du peu d’égards que vous avez eu envers les autres peuples du monde. Humiliez-vous, et vous garderez la vie.

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