mardi 13 janvier 2009

Gaza, ou l’hypocrisie inégalée


par Wafa Sultan
11 janvier 2009
article original sur aafaq.org
Traduit de l'arabe par Chawki Freïha pour pour mediarabe.info

La célèbre sociologue d’origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l’un des points de vue le plus cinglants concernant la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l’islam pour expliquer le conflit entre deux conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et du martyre. Elle s’appuie sur des exemples de l’histoire récente pour dénoncer une religion, une culture et une idéologie barbares... En voici les extraits les plus significatifs.

(…) Puisqu’il m’importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d’éviter la colère des troisièmes, je peux dire que le Hamas n’est qu’une sécrétion islamique terroriste dont le comportement irresponsable à l’égard de sa population l’empêche de se hisser au niveau du gouvernement.

Mais ceci est conforme à l’habitude, puisque, à travers l’histoire de l’islam, jamais une bande de criminels islamistes n’a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque les Juifs ne m’ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise. S’ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés et de quitter la région et de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c’est contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…

Avant la création de l’Etat d’Israël, l’histoire n’a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs, ni qu’un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d’exemples et de récits de conquêtes, de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s’ils ne trouvent pas un ennemi à tuer, ils s’entretuent entre eux.

Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son créateur, d’enseigner en même temps l’amour de la vie. La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu’ils doivent tuer ou être tués pour aller au Paradis ?

(…) Depuis le début de l’opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis pas concernée par ce qui s’y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui m’écrivent. Je suis convaincue que ce qui les motive n’est pas la condamnation de l’horreur, ni la condamnation de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces mêmes lecteurs se seraient manifestés à d’autres occasions où la vie était menacée.

Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent m’interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée. Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d’autres musulmans Algériens ces quinze dernières années, sans qu’aucun musulman ne s’en émeuve. Des femmes Algériennes violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient son Prophète avant qu’ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en 1983) sans qu’aucun musulman ne réagisse et sans qu’aucun ne me demande mon avis sur ces massacres étatiques. Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu’aucune manifestation ne soit organisée à travers le monde, et sans qu’on ne me demande mon avis. En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans, sans qu’un seul musulman ne dénonce ce crime. Saddam Hussein a enterré vivant plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus, sans qu’un seul musulman n’ose réagir et dénoncer ces crimes.

Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s’est fait exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d’innocents, sans que les médias ou les musulmans ne s’en émeuvent. Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d’une même famille palestinienne, accusés d’appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans le monde arabe, et sans qu’aucun lecteur ne m’écrive et ne m’envoie ses protestations.

Ainsi, la vie n’a pas de valeur pour le musulman. Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu’en soit la victime. Les Palestiniens et leurs soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer l’identité dues tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune manifestation n’aurait eu lieu.

(…) CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie : mais qu’on fait nos enfants pour être tués comme ça ? Mais qui sait. Peut-être qu’il s’agit de la même palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l’un de ses fils s’était fait exploser dans un restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et devenir martyrs.

Mais quand l’idéologie et l’endoctrinement sont d’une telle bassesse, il devient normal que cette palestinienne perde toute valeur à la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la même façon qu’ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes. Car, la mort est la même qu’elle qu’en soient les circonstances, et elle demeure rejetée, et au contraire, la vie mérite d’être vécue et pleurée.

Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance quand l’un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, et elle pleure quand les juifs tuent ses autres enfants ? Mais l’idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gazaouis alors qu’ils n’ont pas bougé le petit doigt pour les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?

(…) Après ce qui précède, je suis certaine que ceux qui m’écrivent et me demandent mon avis sur ce qui se passe à Gaza cherchent à me faire dire ce qu’ils peuvent utiliser pour m’incriminer et me condamner, ou pour me faire dire ce qu’ils ne peuvent exprimer eux-mêmes.

(…) Borhane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d’années ses bras, ses jambes et la vue dans l’explosion d’une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis s’est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l’espoir de sauver ce qui pouvait l’être. Lors d’un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des Etats-Unis s’est présenté en grande fourrure, et a qualifié Borhane de héros. Elle s’est adressée à ce bout de chair immobile et inerte : Borhane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer… Mais l’hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l’empêche d’envoyer ses propres enfants défendre la Palestine contre les Sionistes. Exactement à l’image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l’abri à Damas et à Beyrouth.

(…) La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie inégalé dans l’histoire récente de l’humanité. Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités d’opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le droit d’oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ? Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ? Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à Bagdad, pulvérisé par l’un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix et de la miséricorde ? Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l’égard des enfants de Gaza, puisque vous êtes responsables du pire.

(…) Essayons d’imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s’il possédait la technologie et les armes d’Israël ? Essayons d’imaginer ce que l’Iran aurait fait des sunnites de la région, s’il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre garanti.

(…) J’ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d’une conférence consacrée à la guerre contre le terrorisme. Il m’a dit : « toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N’ayant pas compris ses propos, je lui ai demandé des explications. Il m’a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal s’entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».

Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu’Israël contribue aujourd’hui, inconsciemment, au succès de l’islam. En s’attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination. Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu’aucun militaire israélien n’a eu à Gaza. Aussi, pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs : Allah Akbar, gloire à l’islam. Je n’ai jamais entendu qu’un juif ait écrit avec le sang d’un autre juif des slogans à la gloire du judaïsme. Je le dis avec un pincement au cœur : pour sauver l’humanité du terrorisme, il faut que le monde libre se retire et qu’il laisse les musulmans s’entretuer.

(…) Je me souviens quand j’étais étudiante à l’université d’Alep, et quand l’ancien ministre syrien de la Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d’hypocrisie, Tlass nous avait dit qu’« Israël craint la mort et la perte d’un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons beaucoup d’hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les deux conceptions et les deux camps, et le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du Hamas aujourd’hui.

Ainsi, l’extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du Hamas, la vie n’ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques soldats israéliens. Pour les islamistes, l’objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner le paradis. La vie n’a donc aucune valeur.

(…) Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n’aurait pas commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu’au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui préparer une vie meilleure, loin de l’idéologisation de la mort.

Les musulmans doivent commencer par se changer, pour prétendre changer la vie. Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C’est seulement quand ils y parviendront qu’ils n’auront plus d’ennemis. Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu’à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Aussi, jamais la terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre. Mais paradoxalement, c’est le peuple qui déteste le plus la vie. Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation et commenceront-ils à aimer la vie ?

© MediArabe.info

lundi 12 janvier 2009

Aux promeneurs du samedi et à leurs copains d’une certaine gauche


Par Mohamed Sifaoui

J'observe les esprits s'enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l'émotion l'emporte sur la raison. Je le comprends d'autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu'ils n'arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l'armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd'hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s'exhibent aujourd'hui la larme à l'œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu'un crime contre l'humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu'avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l'État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l'Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l'enfant de Gaza que pour l'enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l'idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l'indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d'Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d'être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D'autres se disaient encore que peut-être le GIA n'était finalement que le fruit d'un complot, d'une manipulation, que l'islamisme ne tuait point, nulle part. D'ailleurs, beaucoup continuent de penser que l'islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d'autres salauds ». Je crois même que c'est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d'islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d'antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m'étonne aussi - et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m'étonne dis-je comment peut-on s'émouvoir lorsqu'est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d'émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd'hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n'ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d'un attentat terroriste ? Pourquoi n'ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d'autres musulmans ? Pourquoi n'ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c'est pour écouter leurs lamentations disant qu'ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l'expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l'appartenance religieuse de l'autre belligérant, Israël en l'occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s'élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d'entre eux ne marchent pas parce qu'ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu'ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l'expression - que la plupart n'ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu'en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l'islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu'il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l'envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d'ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez...À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche...

Seul le Hamas est responsable de la guerre, seuls les Palestiniens peuvent y mettre fin

Par Ralph Peters*
Texte original en anglais sur le New York Post
Traduction française: Jean Szlamowicz pour l'UPJF

Israël n’a tué aucun civil dans la Bande de Gaza. Plus d’une centaine de civils ont péri et les bombes ou les obus israéliens ont peut-être causé leur mort mais ce n’est pas Israël qui les a tués. C’est le Hamas.

Il est temps d’en finir avec les mensonges. Les mensonges du Hamas. Ceux des Nations Unies. Et ceux des médias du monde qui hurlent « sauvez les terroristes ! ».

Il n’y a aucune équivalence morale entre les terroristes du Hamas et les soldats israéliens. Il faut choisir entre blanc ou noir : il n’y a pas de gris. Toute négociation est inutile.

Le Hamas est une machine à tuer les Juifs. Sa vocation est de détruire Israël. Sur quoi pourraient porter des négociations ?

Quand le Hamas ne peut pas tuer de Juifs, il se rabat volontiers sur les civils palestiniens qu’il met au milieu des tirs, vieillards, femmes et enfants. Le Hamas envoie ces innocents dans de soi-disant abris, puis, guide la frappe israélienne sur eux. Ça fait plaisir aux médias en manque de gros titres.

Le Hamas ne se bat pas avec des objectifs politiques en tête. Un « traité de paix » ne serait qu’un instrument dans leurs mains. Leur but ultime est la destruction totale d’Israël, au nom d’un dieu terroriste. A l’abri dans des bunkers enfouis, ou à Damas, les dirigeants palestiniens sont prêts à voir mourir un nombre illimité de leurs civils, ou même de terroristes de base.

Les vies ne sont pour eux qu’un instrument en vue d’une fin. Et les cadavres d’enfants sont le carburant de la propagande.

Tout ce que le Hamas devait faire pour qu’Israël ne lance pas une attaque de légitime défense était de ne pas lancer de roquettes sur Israël. Tout ce que le Hamas doit faire pour arrêter le conflit et épargner la population palestinienne, qu’il est censé représenter, est d’arrêter de tuer des Israéliens et de laisser Israël vivre en paix.

Ni l’une ni l’autre solution n’intéressent le Hamas.

Aujourd’hui, Israël doit continuer son attaque, causer le plus de dégâts possibles au Hamas avant qu’un nouveau président américain n’intervienne. Si Israël s’arrête maintenant, le Hamas pourra crier victoire juste parce qu’il a survécu, malgré ses pertes massives. Même s’il est impossible d’éliminer radicalement l’extrémisme, le seul espoir d’aboutir à une paix, même temporaire, même imparfaite, est de tuer chaque dirigeant terroriste enfoui dans son bunker de Gaza. Cette occasion ne se représentera peut-être jamais.

Et qu’on ne s’inquiète pas de créer un « vide du pouvoir » ! C’est aux Palestiniens de s’en débrouiller. Même l’anarchie vaut mieux pour Israël que le Hamas.

Dans leur grande majorité, les Israéliens, les Américains et les Occidentaux partagent un aveuglement commun : nous restons tragiquement prisonniers d’un modèle de terrorisme dépassé, celui de l’OLP d’Arafat, de l’IRA, des Brigades Rouges ou du Weather Underground. Mais malgré toute leur violence, ces organisations ne se pensaient pas envoyées par Dieu.

Les terroristes d’hier voulaient changer le monde. Ils étaient prêts à verser le sang pour leur cause et, dans des cas extrêmes, le leur aussi. Mais ils ne cherchaient pas la mort en soi. Ils préféraient vivre afin de voir ce que serait le monde meilleur auquel ils aspiraient.

Notre civilisation doit faire face aujourd’hui à des terroristes pour lesquels la mort est une promotion de carrière. Ils croient que tout acte au service de leur dieu est excusable. Et le cœur de leur croyance est que vous et moi, mécréants têtus que nous sommes, méritons la mort.

Leur effroyable dieu ne connaît pas de compromis. Le moindre atermoiement vaut trahison, tant leur dieu leur fait confiance. Et pourtant nous croyons (et même certains Israéliens le croient) qu’il est possible de passer des accords avec eux.

Dans sa recherche de paix, Israël a remis Gaza aux Palestiniens, un peuple qui n’avait jamais eu d’Etat à lui. En remerciement, Israël a reçu les roquettes de la terreur. Et les Palestiniens ont eu droit à la guerre de gangs.

La paix est la dernière des choses que les terroristes et les gangsters du Hamas puissent vouloir. La paix, c’est la fin de leur petit jeu. La paix, cela veut dire qu’ils ont déçu leur dieu. La paix, c’est la fin des prétextes pour faire la guerre. La paix ? Ils ne supporteraient pas ça six mois !

Cette guerre ira jusqu’au bout. Et nous avons peur d’admettre le sens de cette guerre.


ADDENDUM : CE QUI ATTEND GAZA

Tout ce qui se passe n’a rien à voir avec les péchés de l’Amérique ou l’intransigeance israélienne. Le problème est le mal dont souffre une civilisation, celle de l’islam moyen-oriental, et qui ne peut se soigner que de l’intérieur. Tant que les Arabes et les Iraniens n’auront pas décidé de se soigner, il nous faudra nous battre.

Au lieu de cela, nous voulons parlementer. Nous parvenons à nous convaincre, contre toute évidence, qu’en réalité nos ennemis veulent parler avec nous, qu’ils n’attendent que quelques bonnes raisons de le faire, des « incitations » (c’est comme ça que les diplomates appellent les pots-de-vin). Si notre président désigné croit véritablement, comme il le laisse entendre, qu’il est possible de négocier avec des terroristes guidés par la foi, sa naïveté est proprement terrifiante.

C’est certes compréhensible. Toute la carrière de Barack Obama repose sur les mots, pas sur les actes, sur sa force de persuasion, pas sur son pouvoir de décision. Mais tous ses caucus, débats, réunions de quartiers et poignées de mains en coulisses ne lui sont d’aucun secours comme préparation aux « négociations » avec des gens dont l’objectif obsessionnel est la destruction d’Israël — et la nôtre.

Si Obama reprend la même histoire démente du « processus de paix » que ses prédécesseurs, qu’il s’agisse de Jimmy « J’aime avoir un terroriste dans les bras » Carter, Bill Clinton, ou George W. Bush, il se fera dévorer avant de savoir qui l’a mordu.

Combien de fois faudra-t-il que des gouvernements différents refassent la même erreur de croire qu’au fond de chaque terroriste, tueur, ou seigneur de la guerre, il y a un brave type qui veut la paix avec la même ferveur que nous ? Les ennemis d’Israël ne veulent pas un traité qui leur soit avantageux : ils veulent détruire Israël.

C’est quoi que vous ne parvenez pas à comprendre là-dedans ? Ils ne nous le hurlent pas assez fort, peut-être ? Les ennemis d’Israël prêchent la haine du Juif depuis tellement longtemps que même les « modérés » n’arrivent pas à faire volte-face.

Et pourquoi la gauche internationale déteste-t-elle tant Israël ? Pourquoi tant d’entrain à se porter au secours du Hamas ?

Parce que, par son existence - qui doit tout au travail, à l’éducation et à la discipline -, Israël met à mal l’idée d’un peuple impuissant en proie à tous les maux. Israël n’a pas eu besoin de dizaines d’ONG condescendantes et de leur personnel d’accros au malheur.


Parce que les Européens sont encore tout honteux de la Shoah. Ils ont besoin de croire que les Israéliens sont des nazis avec une kippa.

Parce que, bien au chaud dans les cafés et sur les campus, ça fait "cool" de parler de « combattants de la liberté » au lieu de terroristes. On doit se sentir moins coupable quand on va demander du pognon à papa (ou à l’Etat). Et puis, tant qu’on n’a pas à vivre avec les terroristes, ça reste "cool", non ? (Cette dernière phrase n’est pas une citation empruntée à Caroline Kennedy).

Et puis, surtout parce que les racistes autodestructeurs les plus virulents du monde aujourd’hui sont les gauchistes de base. Vous en voulez la preuve ? Ils ont décidé qu’Israël était blanc et donc, consubstantiellement, un oppresseur. Israël est élevé au plus haut rang de notre civilisation et de nos codes juridiques — tout en se voyant refuser le droit à l’autodéfense. Mais, finalement, la gauche pense que les gens à la peau plus sombre sont inférieurs et qu’on ne peut pas exiger d’eux un comportement civilisé. Les gauchistes pensent que les mouvements terroristes, ou les dictateurs africains, doivent forcément se conduire de manière ignoble. C’est la version post-moderne, façon cappuccino avec de la mousse, d’une mentalité qui s’intéresse au sort du « gentil petit frère noir ».

Les pires ennemis des pays en développement sont les gauchistes qui refusent de leur appliquer les mêmes critères d’intégrité et les mêmes exigences de gouvernance qu’aux sociétés occidentales. Il est vrai que la gauche a besoin de l’échec des pays en voie de développement pour prouver que le système est férocement opposé à leur développement.

Or, un peuple pauvre, meurtri, assassiné, a réussi à créer de toutes pièces une démocratie à l’occidentale dans un terrain vague oriental. Voilà une chose qu’on ne lui pardonnera jamais.

Après 60 ans de conflits que les intraitables voisins d’Israël ne cessent de lui imposer, non seulement il n’existe pas la moindre « bonne » solution, mais, grâce à la mentalité du tout ou rien des terroristes islamistes, il n’y a même pas de « mauvaises » solutions (à moins d’y inclure le génocide nucléaire) susceptibles d’apporter une paix durable au Moyen-Orient.

Même l’élimination d’Israël ne suffirait pas. Les terroristes se battraient entre eux, tout en portant la guerre sur d’autres musulmans moins dévots qu’eux.

Tout ce que peut faire Israël, c’est se battre pour durer et s’acheter des intervalles d’accalmie avec le sang de ses enfants. En exigeant un cessez-le-feu prématuré et en insistant pour trouver une issue diplomatique, nous ne ferions que renforcer le monstre et affaiblir ceux qui nous défendent.

Et ne croyez pas un mot de la propagande prétendant que ce conflit rallie les Palestiniens de Gaza derrière le Hamas. Cela ne serait que davantage de condescendance envers le « gentil petit frère noir », comme si les Arabes étaient trop bêtes pour ignorer qui est responsable de tout cela, et qui fait durer la guerre à leurs dépens.

La population de Gaza ne porte peut-être pas les Israéliens dans son cœur mais elle regrette certainement le jour où elle a choisi un bulletin de vote en faveur du Hamas. Car c’est le Hamas qui l’assassine.

© The New York Post

* Ralph Peters est un officier de l’armée américaine à la retraite. Il est essayiste (Looking For Trouble: Adventures in a Broken World) et romancier (Bravo Romeo ; Flames of Heaven: A Novel of the End of the Soviet Union).

dimanche 11 janvier 2009

Huit ans et six mille roquettes

par Alain Legaret

Ces 8 dernières années, 6000 roquettes ont été lancées par les Palestiniens de Gaza sur les populations juives du sud d’Israël.

8 ans, c’est long. C’est presque disproportionné.

6000 roquettes, ça fait beaucoup. C’est certainement disproportionné.
Même si elles sont « artisanales ». Même si une fois en l’air, c’est comme si une main venait les détourner de leur trajectoire pour les diriger vers des espaces inhabités.

Pendant ces 8 ans et ces 6000 roquettes, Israël n’a pas répliqué. Pire, elle a même évacué Gaza complètement en 2005. Depuis 3 ans, il n’y a plus un seul Juif à Gaza !!
Gaza est purifiée !! Achtung !!
De quoi faire rougir de jalousie les Waffen SS !! C’est sur qu’eux ne bénéficiaient pas du support de l’ONU, du Vatican, de la Croix Rouge, de l’Unicef, de l’UNWRA, de centaines d’associations et des millions de dollars venus d’Amérique, d’Europe, des pays Arabes et des organisations internationales!!

Depuis des décennies, tout ce que ce monde compte de diplomates nous assène que la paix mondiale, que le paradis sur terre, que le Nirvana nous seront enfin accessibles lorsque « Israël aura évacué les territoires palestiniens occupés » (sic).
Tous ces supermen de la diplomatie se trompent.
La preuve qu’ils se trompent, c’est que depuis 3 ans que Gaza est purifiée des Juifs, les Palestiniens s’en servent non pas pour créer un état, mais comme base de lancement de missiles sur Israël.

Pendant ces 8 ans de bombardements palestiniens et ces 6000 roquettes, le monde se taisait.
Il a eu tout le temps d’intervenir pour faire cesser ces attaques et pourtant, il dormait.
Seul le bruit des chars israéliens l’a réveillé.

Après donc 8 ans de retenue et plus de 6000 roquettes, et face au silence de la communauté internationale, Israël a entrepris de protéger ses populations en lançant une offensive destinée à faire cesser les attaques palestiniennes. Avait-elle d’autres choix ?

Aujourd’hui, l’offensive de Tsahal fait la une de tous les médias.
Voici quelques titres cueillis au hasard :
« Israël une nouvelle fois accusé de bavures contre des civils » annonce LCI.
Bien sur que c’est la faute d’Israël. Quel journaliste aurait l’idée saugrenue d’oser reprocher aux Palestiniens l’utilisation régulière de boucliers humains ?

« Manifestations planétaires contre les frappes à Gaza » titre France-Info.
Allez, avec un peu d’effort, je suis sur qu’ils vont aussi réussir à dénicher quelques petits hommes verts portant des pancartes indiquant « Israël est coupable ».

Quel réveil soudain !!

Et pourtant, combien de fois pendant 8 ans, les 6000 roquettes palestiniennes lancées sur la population juive ont fait la une des medias ?
6000 fois ? 5000 fois ? 4000 fois ? 3000 ? 2000 ? 1000 ? 500 fois, non ?
100 fois ? Même pas ! 50 ? 20 ? 10 ? 5 ? Une fois ?
Non.

LA BONNE REPONSE EST : ZERO FOIS.
PENDANT 8 ANS, LES MEDIAS N’ONT JAMAIS FAIT LEUR UNE SUR LES 6000 ATTAQUES PALESTINIENNES VENANT DE GAZA SUR LES POPULATIONS JUIVES
.

Le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni hier et a voté une résolution instaurant un cessez-le-feu immédiat et le retrait israélien de Gaza.
Et pourtant, combien de fois pendant 8 ans et 6000 roquettes palestiniennes, le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni pour demander aux Palestiniens de cesser leurs attaques ?

6000 fois ? 5000 fois ? 4000 fois ? 3000 ? 2000 ? 1000 ? 500 fois, non ?
100 fois ? Même pas ! 50 ? 20 ? 10 ? 5 ? Une fois ?
Non plus.

LA BONNE REPONSE EST : ZERO FOIS
PENDANT 8 ANS, LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU N’A JAMAIS VOTE DE RESOLUTION POUR FAIRE CESSER LES 6000 ATTAQUES PALESTINIENNES VENANT DE GAZA SUR LES POPULATIONS JUIVES.

Aujourd’hui, les manifestations se sont multipliées dans le monde aux cris de « mort à Israël » ou encore « Israël assassin ». Des dizaines de milliers de personnes ont défilé à Londres, Barcelone, Paris, Copenhague, Athènes, Milan ou ailleurs.

Et pourtant, combien de personnes pendant 8 ans et 6000 roquettes palestiniennes, sont descendues dans la rue pour protester contre le bombardement des populations juives ?

100 000 personnes ? 50 000 ? 20 000 ? 10 000 personnes ?
5000 au moins, non ? Quoi, moins de 1000 ? 500 ? 200 ? 100 ? 50 ? 20 ? 10 ?
1 seule personne ? Même pas.

LA BONNE REPONSE EST : ZERO.
PENDANT 8 ANS, PERSONNE N’A MANIFESTE CONTRE LES 6000 ATTAQUES PALESTINIENNES VENANT DE GAZA SUR LES POPULATIONS JUIVES.


Pour la communauté internationale, les Juifs bombardés, c’est tout à fait normal.
Heureusement que ce sont des Israéliens, sinon on pourrait croire que c’est de l’antisémitisme.


Une riposte disproportionnée?

par Juda Mac Abey

"11h00 Beyrouth Le Hamas "rejette" la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, estimant qu'elle ne sert pas les intérêts du peuple palestinien, affirme un responsable du mouvement islamiste au Liban.
11h00 Oslo Six personnes dont cinq policiers sont blessées et 31 arrêtées à Oslo à la suite de l'attaque par un millier de protestataires pro-palestiniens d'une manifestation pro-israélienne.
10h00 Rome Un syndicat de commerçants provoque l'indignation en Italie en proposant de boycotter les commerces tenus par des Juifs à Rome pour protester contre les attaques israéliennes sur Gaza.
00h10 Tripoli Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi appelle les Arabes à aller combattre aux côtés des Palestiniens contre Israël
NOUVELOBS.COM | 10.01.2009 | 18:34 D'autres manifestations ont eu lieu à Strasbourg, Colmar, Besançon, Lorient, Saint-Brieuc, Caen, La Roche-sur-Yon, Laval, Albi, Auch, Agen, Angoulème, Pau, Roanne, Le Creusot ou encore Evry
"

En France et dans le monde, dans les médias et dans la rue, s’élève une clameur mondiale contre les massacres de Palestiniens commis par Israël : 800 morts, des enfants, des civils. L’horreur, l’indignation et la colère rassemble les peuples de la planète contre Israël, de Tripoli à Srinagar, de Belfort à La Roche-sur-Yon, de Beyrouth à Oslo, de Paris à Alger. Les pires ennemis se réconcilient pour crier vengeance, les bourgades tranquilles qui n’ont jamais vu de cortège défilent contre la barbarie israélienne.

Comment ne pas admirer ce sursaut exceptionnel du cœur et de la conscience planétaire contre sans doute la pire barbarie que la terre ait jamais portée ?

En effet :

- l’armée jordanienne massacre 10 000 palestiniens (« Septembre noir ») Combien de manifestants à Alger ?

- L’armée sri-lankaise vient de prendre la capitale des rebelles tamouls, pacifiquement sans doute et sans victimes civiles. Qui manifeste à Srinagar ?

- L’armée rouge occupe la Tchétchénie sans qu’aucun crime ne soit commis. Combien de manifestants à Beyrouth ?

- L’armée chinoise occupe le Tibet et pacifie la population, en toute humanité. Combien de manifestants à Belfort ?

- L’armée indonésienne occupe et pacifie tout aussi humainement le Timor oriental. Combien de manifestants à La Roche-sur-Yon ?

- L’armée soudanaise couvre le massacre de 800 000 civils au Darfour. Combien de manifestants à Nairobi ?

- Etc., etc.…

On accuse Israël de riposte disproportionnée. Peut-être.

Ne faut-il pas admettre ici une disproportion entre l’universalité de la condamnation d’Israël et le silence fracassant qui entoure tous les autres massacres à travers le monde ?

Qui expliquera ce deux poids deux mesures évident ?

Je ne vois qu’une explication : aux yeux du monde, la seule vraie victime universelle et éternelle est palestinienne ; et encore faut-il qu’elle soit tuée par Israël. Les millions d’autres victimes ne comptent pas, ou si peu, ni pour la rue, ni pour les médias, ni pour l’ONU.

Là est la vraie disproportion : dans cette unique condamnation planétaire comparée au silence ordinaire qui entoure les massacres…ailleurs.

L’explication est facile : derrière le sentiment et la conscience unilatérale, on retrouve la grande Internationale vert-brun-rouge qui mobilise à travers le monde la rue arabe à l’assaut de tout ce qui est Juif.

Islamistes, communistes, hommes de gauche, chrétiens généreux, humanitaires, anarchistes, néo-nazis : tous unis dans la chasse au Grand Ogre israélien et à ses suppôts Juifs dans le monde.

La mondialisation se fait aussi, hélas, dans la rue, et sur le modèle du terrorisme de la « rue arabe » importée en Europe. Et le Juif reste l’éternel bouc émissaire pour soulager colères et bonnes consciences frustrées.

Triste nouveau millénaire !

La routine à Gaza

Les jolies ambulances de l'ONU qui transportent des gentils Palestiniens en armes.
Si les soldats israéliens ripostent, qui sera accusé de bavure?



Des gentils civils palestiniens armés prenant délicatement des enfants pour se cacher derrière.
Si les soldats israéliens ripostent, qui sera accusé de bavure?



Des gentils civils palestiniens lançant des roquettes au pied d'une école pendant les heures de cours.
Si les soldats israéliens ripostent, qui sera accusé de massacre?


mercredi 31 décembre 2008

Kouchner, vous n’êtes pas le bienvenu

par Alain Legaret


On évoque ces dernières heures, la possible visite de Nicolas Sarkozy au Moyen-Orient afin de mettre un terme aux affrontements entre le Hamas et Israël.
Il souhaite certainement réitérer son succès lors de son voyage qui a permis de stopper la guerre entre la Russie et la Georgie en Août 2008.

D’après les rumeurs, son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner devrait être du voyage. Or si ce monsieur n’est pas coupable de ce qui se passe aujourd’hui dans le sud d’Israël et à Gaza, il en est en partie responsable.
Qu’il se rassure, il n’est pas seul. Il partage cette responsabilité avec tous les membres qui se réclament de la communauté internationale, qui se posent en hommes de bien, mais qui sont restés muets pendant des années, lorsque le Hamas lançait ses roquettes sur la population israélienne.
Si par miracle après plus de 5000 roquettes, il n’y a eu que peu de victimes, il n’empêche que la population juive du sud d’Israël était sous la menace permanente de ces attaques et devait régulièrement courir aux abris dans l’indifférence générale des nations.

Ce silence prolongé de la communauté internationale relève de la « non-assistance à personne en danger ». L’intervention qui n’eut jamais lieu alors, aurait eu pour effet de faire cesser les attaques palestiniennes, de soulager les civils, et d’éviter la riposte israélienne que nous connaissons aujourd’hui avec son cortège de morts des deux côtés.

Mais revenons à Bernard Kouchner car le ministre des affaires étrangères français nous a surpris par son approche particulière des souffrances israéliennes : A l’inaction, il rajoute le cynisme.

Lors d’un voyage qu’il a effectué en Israël en février 2008, il a tenu une conférence de presse au consulat de France de Jérusalem durant laquelle il réclamait avec insistance le passage de camions de ciments vers Gaza pour construire une station d’épuration.
Lorsque Olivier Rafowicz d’Infolive TV lui fit remarquer que « des camions humanitaires ont transporté des explosifs vers Gaza », Bernard Kouchner désinvolte, lui répondit en riant « Oui, ben, ça arrive de temps en temps, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise.. ».
Son rire se glaça et l’arrogance pris le relais quand le Directeur d’Infolive TV stupéfait lui lança «c’est quand même beaucoup d’humour pour une chose très grave pour Israël » (voir la vidéo)

Et il avait fichtrement raison Olivier Rafowicz !! Parce que si Bernard Kouchner avait pris au sérieux à cette époque la contrebande d’armes à destination de Gaza, il n’y aurait pas eu de roquettes, il n’y aurait pas eu de morts et il n’y aurait pas eu de riposte israélienne.

Monsieur Kouchner riait quand seuls les israéliens étaient visés. Le terrorisme contre les Juifs, ça l’amuse.

Par conséquent, la présence de ce personnage en Israël pour venir faire la morale à ses dirigeants et faire son numéro pour regretter les récents affrontements serait totalement indécente.

Nous ne pouvons prendre encore le risque de le voir pouffer devant les populations juives entassées dans les abris.

Quand le Hamas s’armait, Monsieur Kouchner riait, Eh bien qu’il danse maintenant.
Mais ailleurs.

mardi 30 décembre 2008

Liquider le Hamas, et après?

par Alain Legaret

Après de longs mois de retenue, Israël a fini par lancer samedi (27 décembre 2008) sa riposte aux tirs incessants de roquettes palestiniennes sur sa population.
A l’heure où sont écrites ces lignes, malgré le rappel de réservistes, aucune opération terrestre n’a encore commencé.

Depuis longtemps Tsahal n’avait pas été aussi efficace : un service de renseignements qui a bien fait son travail en amont, une campagne d’intoxication qui a permis de prendre le Hamas par surprise, et des tirs qui atteignent leurs cibles avec une précision inégalée.

On peut toutefois déplorer la perte de civils, mais dans une zone densément peuplée comme l’est la bande de Gaza, et malgré les rampes de lancement de roquettes et les dépôts d’armes qui côtoient volontairement les habitations, les dommages collatéraux restent jusque là "relativement" limités. Surtout que les Palestiniens n’ont jamais hésité à utiliser les civils, femmes et enfants de préférence, comme boucliers humains. S’ils pouvaient placer les hôpitaux, les écoles et les mosquées sur la trajectoire des tirs israéliens, ils le feraient.

D’autant qu’au fil des heures, l’offensive israélienne révèle de plus en plus clairement son objectif à savoir, la liquidation pure et simple du Hamas.
Il est évident aussi que la majeure partie de la communauté internationale dont un grand nombre de pays arabes, soutient cette action. Les condamnations quasi-automatiques dès qu’Israël entreprend de se défendre, se sont faites cette fois bien plus modérées qu’à l’habitude.
Seuls quelques coutumiers toujours prêts à saisir l’occasion qu’il leur est donné, sont sortis dans la rue pour crier "mort à Israël" parce qu’il leur est interdit de crier "mort aux Juifs".

De par son soutien au terrorisme aux cotés de l’Iran, du Hezbollah et de la Syrie, le mouvement Hamas dérange beaucoup de monde. Il est devenu la cible de tous ceux qui prônent une certaine stabilité, laissant toutefois aux Israéliens ou aux Américains le soin d’effectuer le sale boulot.
Le Syrien Bachar El Assad, ayant compris assez tôt que sa politique commençait à devenir périlleuse pour son pays, a choisi pour l’instant d’afficher un visage plus conciliant en entamant il y a quelques mois des négociations de paix avec Israël.

Une fois le Hamas liquidé et la Syrie postée dans ce rôle temporaire d’observateur, l’Iran et son satellite le Hezbollah seront alors complètement isolés sur la scène internationale sans même les Palestiniens pour pouvoir attendrir les gauches du monde entier.

Car il est évident aussi que le Fatah de Mahmoud Abbas se frotte les mains de l’offensive israélienne visant à supprimer son dangereux rival le Hamas. Il sera le premier à récolter les fruits de ces violences pour asseoir sa position de leader sur tous les Arabes palestiniens.

Enfin, le gouvernement Kadima aura alors les mains libres pour réaliser son rêve du "petit Israël", en vidant de ses Juifs le Golan, la Judée, la Samarie ainsi qu’une partie de Jérusalem pour créer sur cette terre, pour la toute première fois dans l'histoire, un pays arabe.

Ce sont des plans. La réalité peut être différente.

dimanche 28 décembre 2008

Né pour tuer

(Suite à la multiplication de tirs de roquettes à partir de Gaza et à la risposte israélienne d'hier, remise en ligne de ce texte publié une première fois sur le site de Primo Europe en septembre 2003)

"Nous tendons notre main en signe de paix et de bon voisinage à tous les États qui nous entourent et à leurs peuples, et nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L’Etat d’Israël est prêt à apporter sa contribution au progrès du Proche-Orient dans son ensemble."

C’était le 14 mai 1948, David Ben Gourion lisait la déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël. Le lendemain, les armées arabes attaquaient le jeune état à peine né, pour jeter les juifs à la mer.

Aujourd’hui, plus de 55 ans après, Israël envoie des satellites dans l’espace, tandis que ses voisins continuent à vouloir jeter les juifs à la mer.

Pauvres juifs ! Toujours à espérer avoir un état comme un autre, alors qu’on est même allé jusqu’à inventer un peuple de toute pièce pour détruire Israël.

Car c’est bien en négation de l’Etat d’Israël, que le fameux peuple palestinien a vu le jour. En effet, je mets au défi quiconque de me raconter l’histoire de ce peuple. Les Palestiniens eux-mêmes en sont incapables. Ils se définissent comme étant :

"l'ensemble des habitants arabes de la Palestine mandataire (Mandat britannique 1922-1948) ainsi que leurs descendants". (http://www.palestine-france.com/palestine/indexpm.htm)

Définition évidemment postérieure à la création de l’Etat d’Israël. En effet, je vois mal les Palestiniens dire : « allez, dépêchez-vous de vous inscrire. En 1948 on clôt la liste ! Vous pourrez alors bénéficier des indemnités chômage à vie, payées par l’ONU ».

C’est à dire que l’équipe des All Blacks, créée en 1905 est antérieure aux Palestiniens. Marilyn Monroe est plus vieille qu’eux. Même moi, j’ai plus d’histoire que ce peuple !!

Il n’est pas étonnant de constater alors que le sol prétendument palestinien regorge de vestiges du peuple présumé colon, et ne révèle rien sur les aïeux du soi-disant peuple légitime auto-proclamé.

Déjà en 1948, ils criaient les juifs à la mer ! Et pourtant, il n’y avait pas de territoires occupés, pas de colonies, pas de réfugiés palestiniens, pas d’incursions de Tsahal, pas de Sharon. La bande de Gaza était occupée par l’Egypte tandis que la Judée, la Samarie ainsi que Jérusalem étaient eux, annexées par la Jordanie.

Les Palestiniens ont-ils alors réclamé Ramallah, Gaza ou même Jérusalem aux Egyptiens et aux Jordaniens? Non, ils étaient complètement indifférents à ces territoires. Même les représentants palestiniens estiment que « la Cisjordanie [alors sous domination jordanienne] n’était pas occupée avant 1967. » *

Ils n’en avaient même rien à faire de Jérusalem. Ce qu’ils ont toujours recherché, c’est de tuer les juifs et s’approprier ce qui leur appartient.

Celui qui ne sait pas ça ne comprendra jamais rien au conflit actuel.

Quelque chose a-t-il changé depuis 1948 ? Oui, Israël envoie des satellites dans l’espace.

Et puis, on peut constater un comportement étrange chez les Palestiniens: la mort d’un des leurs suscite tantôt des scènes de joie, tantôt des scènes de colère.

Quand un Palestinien meurt en fauchant la vie de plusieurs juifs, ils sont heureux. Ils distribuent des sucreries et la rue est le théâtre de réjouissances.

Par contre, quand il meurt seul, ils crient à la vengeance, ils pleurent et montrent le grand malheur qui s’abat sur eux et sur lequel s’apitoient les antisémites du monde entier.

Comment la douleur des Palestiniens peut alors être crédible ?

Est-ce que la mort de juifs efface soudain la souffrance due à la perte d’un des leurs ?

Bien entendu quand on sait que ce peuple a été créé de toute pièce pour détruire Israël.

Tel un enfant qui exulte de joie lorsque son pétard explose et qui ressent tristesse et colère quand le pétard ne fonctionne pas, le Palestinien considère que sa vocation est de tuer du juif. Quitte à sauter avec. Tout autre destin ne peut être que gâchis.

Comment dès lors coexister avec quelqu’un qui préfère tuer plutôt que vivre ?

Comment faire la paix avec quelqu’un qui est né pour vous détruire ?

Alain Legaret

*Note : Leila Shahid, sur France 2 le 30 novembre 2002, nous apprenait que la Cisjordanie n‘était pas occupée avant 1967. Notez qu’elle dit « Cisjordanie » et non pas « Judée Samarie », car ça ferait désordre quand on revendique l’appartenance du territoire. Pourtant, dans le plan de partage de l’Onu [en 1947], on parle encore de Judée Samarie : la Cisjordanie y est inconnue. Par la suite, le terme fut largement repris par ceux qui dénient au peuple juif son retour sur la terre qui porte son nom.

Sur le même sujet : Gaza, une sacrée bande , L’antisémitisme, responsable des derniers combats à Gaza

dimanche 21 décembre 2008

Reproduction des textes originaux autorisée avec le lien et la mention suivante: © copyright Le Monde à l'Endroit