mardi 30 janvier 2007

La dernière trouvaille du Hezbollah: les ballons israéliens au gaz toxique !!

Un lâcher de ballons en Israël a provoqué la panique au Liban le 28 janvier. Les ballons servaient à une promotion publicitaire. Lâchés à la frontière nord, le vent les a emportés jusqu’à Tyr et Nabatiya, où des habitants auraient été hospitalisés, en affirmant avoir respiré un gaz sortant des ballons.

L’Orient Le Jour cite l’ambassadeur italien Gabriele Cecchia, reçu hier à Beyrouth par le secrétaire général du palais Bustros, Hicham Dimachkiyé, pour une visite protocolaire : “Interrogé sur les ballons de gaz lancés par Israël au Liban-Sud, Gabriele Cecchia, qui était dans la région la veille, a évoqué « un spectacle » en Israël qui serait à l’origine de la présence de ces ballons, soulignant qu’il ne dispose pas d’éléments pouvant infirmer ou confirmer la présence de gaz toxiques. « Dans tous les cas, cette question est du ressort de la Finul ; elle seule a les prérogatives nécessaires pour la traiter », a-t-il affirmé.”
L’agence de presse israélienne Guysen précisait que les forces de la Finul avaient vérifié l’information qui s’est révélée infondée.
Et voilà comment un banal lâcher de ballons publicitaire se voit transformé en attaque aux gaz toxiques par les bons soins de la propagande du Hezbollah.
Plus grave, cette monstrueuse intox est relayée comme “l’affaire des ballons” dans certains media et suscite des questions orientées au “point presse” du Quai d’Orsay:
« Des ballons israéliens toxiques ont été lancés au sud du Liban où plusieurs personnes ont été hospitalisées après avoir inhalé leur contenu » (affirmation sans aucun autre fondement que les délires du Hezbollah)
« Considérez-vous cela comme une violation de la résolution 1701 et du droit humanitaire à laquelle le Conseil de sécurité doit réagir ? » (on part donc du principe que c’est vrai...!)
« L’armée israélienne a assuré qu’il s’agissait d’une campagne simplement publicitaire. Croyez-vous à cet argument israélien ? » (l’armée israélienne ne peut couvrir cette horreur que par des mensonges)
Réponse:
« Faute d’informations précises, pour l’heure, sur la nature exacte de ces ballons qui ont été retrouvés au sud Liban, il m’est impossible de me prononcer » en ajoutant « Je note que les forces de la FINUL analysent actuellement des échantillons prélevés sur ces ballons. En fonction des résultats de ces analyses, il conviendra de voir quelles éventuelles conséquences pourraient être tirées ».
J’espère seulement que les résultats des “analyses” seront publiés et qu’il sera fait autant de bruit sur l’inocuité de ces ballons publicitaires que sur cette “affaire” montée de toutes pièces. À une date aussi proche de la commémoration de la Shoah, la perversité tendant à faire croire que les Israéliens pourraient utiliser des gaz toxiques n’a décidément plus de limites !

Ballons toxiques suite
Ou comment créer une psychose:
Détail intéressant: on y apprend tout de même qu’il s’agit “selon les media israéliens” d’une campagne publicitaire pour le journal Ha’ir...

Notez le F-16 et le drapeau israélien en illustration. LibaNews ne précise pas si ce sont les chasseurs bombardiers qui ont été utilisés pour le lâcher de ballons !

Les commentaires qui figurent sur les réactions des lecteurs sont à hurler de rire:

Rédigé par: frenchy le 27 janvier 2007 à 17:40 A titre vraiment perso. Je ne pense pas que ces ballons contenait des matériaux toxiques encore un piege ou on tombe droit dedans, par contre je pense qu'il font des essais avec tout leurs matériels sophistiqués et électroniques et ça c'est pas bon du tout.c'est le calme avant la tempete.

Rédigé par: hihi le 27 janvier 2007 à 19:04 C'est une partie du terrorisme Israelien. Je n'ai jamais vu une armée aussi lache, qui vise la population civile en envoyant ces ballons. Pour les personnes qui trouvent cette information etrange, il n'y a vraiment pas quoi ce casser la tete, ce sont des actes de terrorisme pur et simple. Comme les bombes a sous munition.

Allez on en rajoute un:

Rédigé par: capino le 30 janvier 2007 à 11:40 Moua je sai que lé juif y sont males faisans. Les balons, cé le maime coup que les matza au sang des nouvo né chrétien. Cé un crime rituelle terroriste sioniste et anti-arabe. Cé kom ça qu’ils vont nous éliminé !

Le pire, c’est tout de même la réaction des “diplomates”, qu’ils soient français, belges ou italiens: ils attendent les “résultats des analyses” avant de se prononcer.. Ben ouais, on ne sait jamais, hein !

Albert CAPINO

Un "résumé" éloquent du "Monde"

Raid israélien après un attentat-suicide à Eilat
Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur hier soir après quatre jours d'affrontements entre le Hamas et le Fatah, Tsahal a mené ce matin un raid contre un tunnel creusé entre Gaza et Israël. Cette attaque, qui rompt la trêve instaurée fin novembre, intervient après la mort de trois Israéliens tués par un kamikaze dans une boulangerie d'Eilat. L'attentat a été revendiqué par le Djihad islamique et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au président Abbas. Washington soupçonne Israël d'avoir utilisé au Liban des bombes à sous-munitions de fabrication US.


Si on lit bien cette news LeMonde/AFP, ce sont le Djihad islamique et les brigades Al Aqsa qui revendiquent les 3 morts d’un attentat commis en Israël, mais, c’est bien Israël
  • qui rompt la “trêve”
  • qui détruit un tunnel (on se demande bien pourquoi)
  • qui est soupçonné d’avoir utilisé des sous-munitions au Liban (on voit bien le rapport direct avec l’attentat...)

Bref, une fois de plus, si l’Etat hébreu se défend des attaques menées contre ses civils, la rédaction des dépêches du “Monde” ou de l’AFP trouvera toujours un moyen de le présenter comme coupable...

de vouloir vivre ?

Albert CAPINO

lundi 29 janvier 2007

Traduction? Vous avez dit rupture?

La campagne présidentielle va bientôt devoir s’accompagner de sous-titres...

Ou bien Marie-Ségo-Becassine ne sait pas débrayer et passe systématiquement de la 1ère à la marche arrière, ou bien, elle plagie Sarko.
"Nou ké cassé ça": un député PS de Guadeloupe dénonce une traduction inexacte.
"C'est faire preuve d'ignorance et d'inculture crasse que de faire croire que le mot +kacé sa+ en créole veut dire +casser la République+ alors que cela veut dire +changer les choses+", écrit le dirigeant PS ultramarin.
Un petit coup de griffe à l’UMP en passant (la meilleure défense étant l’attaque):
"l'UMP ne connaît rien aux départements antillo-guyanais" Il estime "scandaleux que l'UMP qui, cinq ans durant, a abandonné l'Outremer, qui a tout cassé au sens premier du terme et tout abîmé, n'a pas financé le logement social, a fait perdre 600 millions d'euros au budget de l'Outremer et, pour tout dire, pratiqué un cartiérisme honteux et un largage insidieux, s'en prenne aujourd'hui à Ségolène Royal".
Hou! Les méchants-pas-beaux qui osent s’en prendre à l’égérie du PS ! Tiens: même l’AFP s’y met en donnant sa propre traduction.
Selon le journaliste de l'AFP en poste depuis de nombreuses années en Guadeloupe, l'expression créole "nous ké cassé ça" peut être traduite par "nous allons changer ça" et, dans son acception la plus extrême, par "nous allons entrer en rupture".
Rupture ? Vous avez dit rupture ? Ce n’est pas Sarko qui parle de “rupture” ? Dans un cas comme dans l’autre, c’est une bien piètre performance. Ferait bien mieux de se mettre au tambour.
Nou ké cassé tam tam ?
Albert CAPINO

jeudi 11 janvier 2007

Le Monde: la presse en lambeaux

Aujourd’hui, je vous fais faire des économies de temps et d’argent.
Je vais la jouer prétentieux, genre grand journal de référence qui s’octroie le luxe d’écrire des grosses bêtises tout en faisant sérieux.

Ainsi, grands veinards, vous n’aurez pas à supporter la prose du reportage paru dans le journal Le Monde du 11 janvier 2007, article que vous pourrez retrouver si vous êtes vraiment masochiste et que vous y tenez absolument, en cliquant sur ce lien . Faites vite tout de même, car d’ici peu, l’accès au texte sera payant et je vous assure, je vais vous le faire en plus court et gratuit !

Le titre de l’article: "les deux Palestine: l’unité en lambeaux".

Déjà, voir deux Palestine d’entrée pourrait indiquer que l’auteur, Monsieur Benjamin Barthe, n’était pas très sobre au moment ou il a pris sa plume, ce qui constituerait à son endroit des circonstances atténuantes.

Donc, le texte pour occuper ceux qui ont un long trajet en métro et qui veulent paraître intelligents, peut se résumer en quelques mots : "les méchants Israéliens et les gentils Palestiniens".
Voilà, c’est dit, c’est résumé en moins de temps qu’il n’en faut pour arriver à la prochaine station, et vous pouvez maintenant prendre votre crayon et vous concentrer sur votre sudoku si vous ne souhaitez pas que l'intelligence ne soit qu'affaire d'apparence.

Pour ceux qui pensent que j’exagère, je me permets de citer une phrase extraordinaire de notre grand penseur du Monde: "les Palestiniens ont, pour ainsi dire, élu les représentants du Hamas pour appliquer le programme du Fatah".

Il a osé l'écrire et ils ont osé le publier. Que ne faut-il pas sortir comme inepties et je suis poli, pour déculpabiliser ses petits protégés !

En suivant le raisonnement de Monsieur Benjamin Barthe, on comprend, bon sang mais c’est bien sûr, que Jacques Chirac a été élu, pour ainsi dire, pour appliquer le programme de Jean-Marie Le Pen et que si on veut voir appliquer le programme de Ségolène, il faut voter pour Sarkozy.

Quand les références cèdent de la sorte, c’est tout un pays qui plonge.

Peut-être bien que la presse aussi aurait besoin d’un petit coup de kärcher.

Alain Legaret

lundi 1 janvier 2007

Le premier janvier

Il n’y a pas si longtemps encore, tout calendrier édité jusque dans les années 1960 indiquait que la "Circoncision" était l’événement célébré au premier janvier, soit huit jours exactement après la fête de Noël.
Mieux que ça, le début de l’année a été fixé ce jour en particulier, justement parce qu’il commémorait l’entrée de l’enfant de Bethlehem dans l’alliance hébraïque.

Cette précision ne laissait aucune place au doute quant à la judéité de Jésus.

Mais voilà. Lorsque la religion ne fit plus recette, la fête de Noël est devenue celle de la gastronomie et des cadeaux, tandis que le premier janvier fut rebaptisé "Jour de l’an".

La brèche étant ouverte, certaines belles âmes militantes ou devenues très perméables au marketing proche oriental, ont trouvé le moment opportun pour tenter d’avancer que Jésus était......Palestinien.

Rien n’est trop gros face à une Europe jusque là judéo-chrétienne qui décide, afin d’acheter la paix sociale, de s’inventer des racines musulmanes.

Exceptionnellement, la fête de l’Aïd-el-Kebir coïncide avec ce début d’année 2007.

Espérons que cela ne donnera pas d’idée à nos Daladier de service pour venir rebaptiser le Jour de l’an.

Bonne année.

Alain Legaret

mardi 26 décembre 2006

Le monde est fraternité


Dou-houce nuit, be-helle nuit...

Ben oui : vous ne saviez pas ?

Il suffit qu’Ehoud et Mme Olmert aient reçu Abbas dans leur chez eux (au fait, Jérusalem, est-ce bien chez eux ?), pour que cette image d’Epinal fasse couler du miel dans toutes les rédactions.
C’est le « miracle de Noël » ! Même Michel Sabah y va de sa petite ritournelle, de retour du tombeau de Rachel en “terre palestinienne”…
Olmert propose d’envoyer un acompte de 100 millions de $ au Fatah, des armes automatiques à ses troupes (vous savez: celles qui ne tuent que les membres du Hamas, pas les Juifs...), Peretz parle de libérer Barghouti, mais pas un mot sur les soldats israéliens captifs, la cessation des tirs de Qassam sur Sdérot, la reconnaissance d’Israël, l’abandon de la violence et l’acceptation des négociations antérieures (notamment la renonciation définitive à l’asphyxie que provoquerait inévitablement le “retour des réfugiés et de leurs descendants”).
Pendant les offres de Noël (la Syrie parle maintenant de paix), les livraisons continuent (celles des missiles au Hezbollah), Assad est allé faire son petit shopping à Moscou (un demi-milliard de $ quand même…) et construit des « villages » à la frontière sur le modèle breveté par Nasrallah (nids de missiles sous habitations), agrémentés des derniers engins russes anti-chars (Kornet et Metis).

Les « sanctions » du Conseil de sécurité n’ont pas tout à fait eu l’effet escompté sur le petit Führer de Téhéran : ce dernier a décidé d’augmenter sa capacité en centrifugeuses et de doubler leur production en vue d’enrichir de l’uranium (mais non, Mahmoud : les sanctions c’est pour que tu di-mi-nues !).
Allez : profitez-en vite, la braderie de Noël, l’état de grâce, ça ne dure qu’un temps.
Après, il faut souffrir pendant 2.000 ans (demandez à J. de Nazareth : si c’était à refaire…) Allez: joyeux Noël !
Albert CAPINO

vendredi 15 décembre 2006

Olmert et le nucléaire israélien

Cette semaine lors d'une interview à la télévision allemande, Ehud Olmert aurait laissé transpirer que son pays disposait de l'arme nucléaire. Beaucoup se posent des questions à propos de ce "lapsus". Les pays arabes, quant à eux, ont réagi violemment.

Ce qui est clair en tout cas, c'est qu'Israël est le seul pays où la population ne doit pas confier les secrets d'état au chef du gouvernement car il est capable de les répéter à tout le monde.

mardi 5 décembre 2006

Nouvelle donne au Moyen-Orient et dans les pays du Sud

L’Iran d’Ahmadinejad a beau proclamer qu’il a signé le traité de non prolifération et compte le respecter, il en est déjà à proposer aux « pays amis » de partager ses connaissances sur la technologie nucléaire avec eux.
Jusqu’à présent, la France a feint d’ignorer les conséquences en dehors des applications « civiles » de ces technologies, en gardant une attitude d’apaisement et de neutralité bienveillante.
L’Algérie maintenant ?
À l’instar de l’Iran, 4è producteur mondial de pétrole, quel besoin l’Algérie aurait-elle de se nucléariser ? Qu’en est-il exactement de l’Algérie ?
Ce grand producteur de gaz, qui fournit aujourd’hui 11% des besoins en gaz de l’Europe, couvrira 40% de ce marché en 2015.
En 2009, l’Algérie prévoit d’exporter de l’électricité vers l’Europe.
Les deux gazoducs qui relieront l’Algérie et l’Europe, Medgaz et Galsi, seront complétés chacun par la pose de lignes de communication en fibre optique et de câbles afin de transporter de l’électricité produite en Algérie vers le marché européen, selon le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil.
Ce discours sur le développement économique algérien prend toutefois une tonalité plus inquiétante depuis la nouvelle déclaration du petit Führer de Téhéran, au cours de laquelle le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que son pays était prêt à partager avec Alger son expertise dans le domaine nucléaire.
Nouvelle donne
Une nouvelle carte du monde géopolitique est donc en train de se dessiner.
Au Moyen-orient, une volonté pan-islamiste dirigée par l’Iran étend sa zone d’influence avec l’aide de la Syrie, du Hezbollah au Sud-Liban, et du Hamas dans les territoires palestiniens.
Par ailleurs, le rapprochement Irano-Irakien est la cerise sur le gâteau : l’Iran émerge comme une puissance régionale incontournable. Et ce sont les Américains qui en font doublement les frais : ils y ont perdu plus de 2.000 hommes et investi près de 550 milliards de dollars en trois ans.
En Amérique du Sud, la gauche “progressiste” gagne du terrain et l’on voit l’avènement de nouveaux Castro au Venezuela, au Pérou, en Bolivie, en Equateur. La Colombie et surtout le Mexique sont également agités de graves soubresauts.
Un prêté pour un rendu: marché de dupes ?
De son côté, le Département d’Etat Américain semble manquer de cohérence. Il vient de lever les sanctions à l’encontre de l’avionneur russe Sukhoi, qui va pouvoir livrer 24 appareils pour constituer la nouvelle force aérienne vénézuélienne en remplacement de ses F-16. Mais peut-être cette décision n’est-elle pas étrangère à un marchandage: faisant suite à une déclaration de Sergei Lavrov qui allait jusqu’à soutenir vendredi dernier des sanctions contre l’Iran, le ministre russe de la défense, Sergei Ivanov, n’a-t-il pas demandé le 3 décembre à Téhéran de stopper son programme d’enrichissement d’uranium afin que des pourparlers puissent reprendre ?D’après les dernières informations qui ont filtré, Moscou serait prêt à se joindre aux sanctions préconisées par les autres membres des six réunis aujourd’hui 5 décembre à Paris, à l’exception toutefois du bannissement des déplacements pour les dignitaires iraniens, du gel des avoirs à l’étranger. Les Russes seraient toutefois d’accord pour que des mesures soient prises en vue d’empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires et des missiles balistiques, à condition, bien entendu, d’éviter toute mention de la centrale de Busheir: celle-ci n’est destinée qu’à des applications “civiles”...
Dans le même temps, le domaine sous la responsabilité de Condoleeza Rice subit de plus en plus d’assauts sur le plan intérieur pour sa politique en Irak. Les conclusions de la commission Baker/Hamilton préconisent l’ouverture d’un dialogue direct avec la Syrie et l’Iran à l’inverse des néo-conservateurs qui prônent la fermeté. Une question importante n’a pas encore reçu de réponse: la levée récente de sanctions concerne-t-elle aussi la société russe Rosoboronexport ? Le Département d’Etat ne précise pas s’il maintient sa décision prise à l’encontre de cette société, dans le cadre de “l’acte de non prolifération iranien” datant de 2000. L’industrie russe fait l’objet d’une demande de clarification sur l’exportation d’équipements vers l’Iran, frappés par une restriction en raison de leur “caractère lié à des armes de destruction massive”. [Jane’s Defence Industry Digest du 29.11.2006]
Et l’UE ?
En Europe, le Président Français a mis sur pieds une alliance avec les chefs des gouvernements Italien et Espagnol, pour un dialogue qui va dans un sens « apaisant », favorisant l’islamisme rampant, au contraire des positions de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, réalistes et bien décidés à y résister.
Le « dialogue » Nord-Sud risque fort de prendre une tournure résolument différente si, dans quelques années, devait s’instaurer un nouveau round de négociations avec des pays dont le régime se radicalise. Cela devient d’autant plus inquiétant si les Etats-Unis, tout comme l’UE, ne se préoccupent pas dès maintenant de les empêcher de se doter de vecteurs nucléaires capables d’atteindre à l’avenir Washington depuis Caracas et Paris depuis Alger. Cette menace risque de ne pas être utopique dans le cas où la seule réponse apportée à la nouvelle donne iranienne demeurait la politique de “l’apaisement”.
D’où l’importance fondamentale de l’attitude qu’il convient d’adopter face aux ambitions nucléaires d’Ahmadinejad. Cruciale pour notre avenir, elle est loin de ne concerner que le devenir de « l’entité sioniste »…
Albert CAPINO

lundi 4 décembre 2006

Ségolène au Liban : le PS a trouvé son champion

Quand Ségolène Royal a remporté les primaires au PS, j’ai éprouvé un soulagement.

En effet, compte tenu du climat d’antisiomitisme et de république bananière qui règne dans l'hexagone, il est préférable qu’un président qui étouffe les affaires, touche des pots-de-vin même pas français ou qui consomme sept cents euros par jour de "frais de bouche", ne soit pas juif.

Après la prestation de Ségolène au Liban, il est clair que le Parti Socialiste s’est enfin trouvé un leader à son image qui, en l’état actuel des choses, peut le mener à la victoire.

C’est comme ça. On commence par rencontrer beaucoup de monde, faire tous les plateaux de télévision, écouter les gens sans toujours les comprendre, dire des paroles simples qui font plaisir à ceux qu'on a en face, et une fois élu(e), on se retrouve à vendre des TGVs et des Mirages à des pays exotiques, ou encore à proposer des matelas sur un stand de la Foire de Paris.

A ce jeu, Ségolène a toutes les chances de gagner.

Car elle est mignonne. Elle est très mignonne et tellement consensuelle.

C’est Madame de Fontenay qui va être contente.

Alain Legaret

mardi 28 novembre 2006

Russie: le retour

La Russie est de retour sur la scène internationale et ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Achèvement de la centrale de Busheir en Iran, livraison de 29 Tor M-1 qui risquent fort de verouiller le ciel Iranien à des attaques aériennes, élimination d’opposants et de journalistes: bref, Poutine nous rappelle les heures les plus sombres du KGB. Il faut dire qu’il en est issu, on ne doit donc pas s’en étonner.

Pire encore, ce n’est pas sans en avoir conscience qu’il joue avec le feu: une déclaration du commandant en chef des forces aériennes russes va dans le sens des craintes occidentales.

Vladimir Mikhailov a notamment déclaré mercredi que “l’utilisation de missiles nucléaires par des Etats voyous est une menace réelle, avec une probabilité qui augmente de la part de pays instables, dont le régime n’est pas démocratique. Les Etats Unis, la Russie et l’Europe ont à craindre de ces pays, ainsi que d’organisations terroristes ayant accès à ces technologies”.

Etonnant quand on sait que la Russie arme ces pays/organisations.

Leur raisonnement serait-il: “quitte à les armer, autant que ce soit nous. En attendant, on leur pompe des $$$ et au moins, nous connaîtrons les forces de nos adversaires lorsque nous devrons les combattre le moment venu. ” ? Ou bien le calcul est-il de penser neutraliser l’axe Iran/Syrie/Hezbollah/Hamas en leur apportant un soutien ?

À ce jeu dangereux, personne n’est sûr de gagner. Mais les Russes ne sont-ils pas les inventeurs de la roulette qui porte leur nom ? Ils ont prouvé par le passé qu’ils n’étaient pas à quelques millions de vies près.

Albert CAPINO
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