mardi 1 juillet 2008
Liban II: la guerre perdue de l'Etat d'Israël
Samir Kuntar a été condamné par un tribunal israélien à une peine cumulée de 542 ans pour avoir massacré la famille Haran lors d’une opération terroriste à Naharya en 1979, au cours de laquelle il fracassa avec grande délectation, la tête de la jeune Einat âgée de 4 ans sur les rochers longeant la mer.
Aucun gouvernement précédent n’a jamais envisagé sérieusement la libération de ce monstre qui n’éprouve aucun remord à offrir de jeunes enfants en sacrifice à son dieu.
Arrive alors le gouvernement Olmert qui en récompense pour ses actes de bravoure, décide de réduire sa peine de 542 à seulement 29 ans et de libérer celui qui sera bientôt reçu en héros chez les adorateurs d’Allah.
Il ne sera pas le seul à être relâché, mais d’autres prisonniers en pleine santé suivront son chemin vers la liberté retrouvée.
Sans surprise de dernière minute, cette libération devrait avoir lieu prochainement dans le cadre d’un accord passé avec la milice chiite - libanaise, qui prévoit qu’Israël récupère en échange les dépouilles des soldats Ehud Goldwasser et Eldad Reguev enlevés vivants le 12 juillet 2006 lors d’un attaque du Hezbollah sur le territoire israélien.
Au-delà de la nécessité de récupérer le corps d’un être cher pour pouvoir en faire le deuil, la loi juive veut qu’il soit enterré conformément à la tradition. Les familles Goldwasser et Reguev pourront ainsi rendre hommage et pleurer leur défunt.
L’intention est louable mais pourquoi diable en payer un prix si élevé ? N’est-ce pas donner carte blanche à l’assassinat de Juifs puisqu’en tuant leurs otages, les assassins obtiennent maintenant plus que ce que tous les gouvernements précédents d’Israël étaient prêts à donner pour récupérer ses citoyens vivants ?
En fait, quand je parle d’assassinat d’otages, c’est pour préserver les âmes sensibles.
Car en réalité, quand on sait les tortures ayant entraîné la mort qui ont été infligées au Juif Ilan Halimi par des jeunes soumis à l’influence de la presse française, on peut imaginer ce que peut donner le traitement opéré sur des soldats israéliens par des miliciens chauffés aux délicats sermons des mosquées libanaises.
Cette décision du gouvernement Olmert est lourde de conséquences. Tsahal devra-t-elle envisager de distribuer à ses soldats des doses de cyanure à ingurgiter en cas de danger pour éviter de mourir dans les pires atrocités puisque la barbarie sur les soldats juifs est maintenant récompensée par Israël ?
Mais revenons à ce 12 juillet 2006. Les hommes du Hezbollah tuent 8 soldats israéliens et enlèvent Ehud et Eldad. Le gouvernement Olmert lance alors des représailles ayant pour objectif de chasser le Hezbollah du sud Liban et de ramener les otages quitte à devoir "retourner chaque pierre du pays du cèdre pour les retrouver".
Mais voilà. 31 jours, c’est beaucoup trop long pour la mémoire défaillante du parti Kadima, puisque le gouvernement israélien approuve le 11 août un cessez le feu dans lequel est complètement ignoré le sort de ses soldats otages. Mais pourquoi ont-ils donc fait la guerre ? Ils ne s’en souviennent plus vraiment.
Mais ce n’est pas tout. Après donc un mois de combats où les soldats de Tsahal sont envoyés sur le front, certains sans vivres et d’autres sans munitions, le gouvernement Kadima lance enfin une offensive d’envergure sur les positions du Hezbollah. Sauf qu’il vient encore d’oublier le cessez le feu qu’il a approuvé voilà quelques heures, et qui doit rentrer en vigueur le lundi 14 août au matin, soit trois jours plus tard.
Les moyens sont enfin là mais le temps n’y est plus : Kadima vient d’inventer le concept de la guerre que l’on perd tout seul.
Ce serait comique si ce n’était pas triste. Combien de morts pour rien ! Un tel niveau d’incompétence n’avait encore jamais été atteint en Israël.
Ah, si seulement on avait osé faire la guerre pour la gagner, Hassan Nasrallah aurait rejoint l’enfer des martyrs tandis qu’Eldad et Ehud seraient peut être revenus en Israël non pas dans de sinistres boites, mais fiers, debout, et escortés par l’unité de Tsahal qui les aurait libérés.
La commission Winograd chargée d’enquêter sur la gestion de ce conflit désastreux, a relevé quelques anomalies mais rien de bien compromettant qui pourrait nuire à la carrière d’Ehud Olmert car elle l’a regardé comme un homme pouvant amener la paix dans la région.
Drôle de motivation pour produire des conclusions complaisantes avec ceux sur qui on est censé enquêter.
Bien sûr que c’est un homme de paix ! Pour plaire aux nations, il a fait des habitants du Gush Katif des réfugiés dans leur propre pays, il expulse les juifs de chez eux, il démolie leurs maisons, il lance sa police montée sur les récalcitrants, il envoie les soldats au casse-pipe, il disloque la terre d’Israël si chèrement acquise pour obtenir quoi en retour ? Le mépris et les larmes. Aucun ennemi d’Israël ne pouvait en espérer autant.
Si aujourd’hui en France, le mot "jeune" est devenu synonyme de "sauvage", en Israël le mot "paix" devient synonyme de "capitulation".
Avec l’assassinat des soldats Goldwasser et Reguev et la libération prochaine de Samir Kuntar la victoire du Hezbollah s’annonce totale. Comble du raffinement, le mouvement chiite s’est même payé le luxe de faire coïncider l’échange des corps israéliens contre son héros pratiquement à la date anniversaire de l’enlèvement des soldats.
"La dernière guerre d’Israël sera celle qu’elle perdra" avait dit Ben Gurion.
Olmert a réussi à le faire mentir.
Sans doute, le vieux lion n’imaginait jamais qu’un jour, l’état juif serait aux mains de dirigeants si peu attachés à la terre d’Israël qu’ils l’abandonneraient avec autant de facilité, si peu soucieux de leurs concitoyens qu’ils récompenseraient ceux qui les assassinent.
Jusque là Israël était fière des exploits de son espion Elie Cohen qui avait infiltré les plus hautes sphères de Syrie, mais le Hezbollah a réussi l’incroyable tour de force de faire en sorte que les dirigeants fatigués d’Israël exaucent le moindre de ses souhaits.
Pour aller au bout de cette mauvaise farce et devant tant de largesses de la part des responsables israéliens actuels, il ne reste plus au parti Kadima, agrégat sans goût ni saveur de personnalités politiques sans convictions et dont la préoccupation essentielle est de conserver leur part de pouvoir, que d’envisager l’intégration officielle en son sein de fidèles du Hezbollah.
Il aurait au moins une petite chance de sortir vainqueur de la prochaine guerre vers laquelle sa paix de dupes nous entraîne.
Heureusement pour nous que les fous d’Allah ne sont pas si fous pour s’embarrasser d’une telle bande de losers.
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dimanche 29 juin 2008
Sarkozy en Israël: entre sincérité et compromis
Commençons tout d’abord par un bref retour sur la visite de George W Bush en Israël que nous pouvons synthétiser ainsi :
Bush croit en Dieu,
Olmert croit en Bush,
Nétanyahou croit en lui. Dommage car ses paroles justes sont étouffées sous un nuage de suffisance.
Poursuivons par un bref survol de la visite de Nicolas Sarkozy en Israël :
Carla a su ravir le cœur des Israéliens,
Sarkozy n’a pas convaincu,
On a pu vérifier une fois de plus que long est le chemin pour gagner la confiance, mais qu’un instant suffit pour la perdre.
Et pourtant, je persiste à croire que le Président Sarkozy est une grande chance pour la France, et qu’il peut l’être aussi pour le monde.
N’oublions pas qu’il y a seulement 6 ans, suite à des décennies d’une politique catastrophique des dirigeants de gauche comme de droite, Le Pen arrivait au second tour des élections présidentielles parce qu’il était le seul à cette époque à oser parler vrai sur l’état de la France, même si son discours était assaisonné au poison.
Et pourtant, les sondages n’ont rien vu venir car en France, la vérité fait peur. On préfère se voiler la face.
Et puis est arrivé le Sarkozy nouveau qui en exprimant tout haut ses convictions, a réussi à reléguer naturellement Le Pen aux oubliettes.
Depuis qu’il a pris ses fonctions comme Président de la République, il s’applique à relancer le moteur du pays après des années où l’on croyait qu’il suffisait d’être passager pour que le bus avance.
Côté émotion aussi, il produit français. Plus besoin d’aller chercher en Angleterre ou à Monaco pour assouvir sa soif de frasques amoureuses que tout le monde critique mais dont tout le monde raffole en cachette. Comment expliquer sinon que les ventes de la presse people soient en progression constante, + 8% en 2008?
Sarkozy est une révolution pour la France. Il va vite, il est jeune et ne le cache pas, il bouleverse complètement les règles vieillottes de ses prédécesseurs.
Pourtant, sa tâche est rude car il doit renverser la vapeur de 40 ans de dérive de la vie politique française.
Je pense que cette dérive à commencé dès 1967, lorsque le Général De gaulle a abandonné la morale pour ses intérêts. Lorsqu’il a lâché Israël pour initier la fameuse politique arabe de la France, politique qui fut reprise par tous ses successeurs.
On dit que « les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Mais est-ce que protéger ses intérêts doit être dénué de morale ?
Je vais aller encore plus loin au risque de surprendre, mais je suis aussi convaincu que De Gaulle a largement été à l’origine du soulèvement de mai 68. En effet, quelques mois plus tôt, et seulement 22 ans après la fin de la collaboration française aux horreurs nazies, De Gaulle décidait de lâcher la jeune démocratie israélienne pour lui préférer le pétrole et le marché arabe, ses despotes et ses dictatures. Loin de toute éthique, le Général mal inspiré envoya alors au peuple français un message en ces termes : « au diable la morale, je fais ce qui est bien pour moi » qui fut l’idée fédératrice sur laquelle reposa tout l’esprit de mai 68 et qui fait des ravages encore de nos jours.
Et c’est à cet esprit corrompu que Sarkozy s’attaque par des notions simples : qu’il suffit de travailler pour ne plus être chômeur, qu’il est aberrant de penser qu’en travaillant moins on va gagner plus, que lorsqu’on agresse une vieille femme, c’est la vieille femme qui est la victime, que le terrorisme ne s’explique pas, il se combat, etc.…
Mais voilà. Cela ne plait pas à tout le monde. Surtout à l’establishment en place.
Quand on donne un coup de pied dans la fourmilière, il n’est pas surprenant que les fourmis ne soient pas contentes, même si c’est pour leur bien.
Dans un pays où par tradition s’applique l’adage « quand on veut mener le peuple, il faut le suivre », il n’est pas étonnant que la presse sentant son pouvoir absolu de faiseuse d’opinion menacé, a largement attaqué le nouveau chef de l’état français.
C’est comme ça qu’après un an au pouvoir, Sarkozy ne bénéficie plus que de 33% d’opinions favorables. Et c’est là où le bas blesse.
Car soudain, le Président et son entourage sont saisis du doute : et si on faisait fausse route ? Et si on allait trop vite ? Et si, et si ?
Le doute s’installant, les convictions s’envolent : le discours se fait plus consensuel, moins convaincant, et remet la France dans sa position traditionnelle du « cul entre deux chaises. »
C’est ainsi que malgré son amitié sincère pour Israël, Sarkozy a raté son récent voyage dans l’Etat Juif en tenant des propos dans la lignée de ceux de ses prédécesseurs, histoire de ménager la chèvre et le chou.
Pourtant, il n’a aucune raison de douter. 40 années de fausse route ne se corrigent pas en seulement 12 mois.
Etre crédité d’un tiers d’opinions favorables quand on a entrepris de remettre la France sur les rails, c’est énorme. Surtout quand toute la journée, d'autres martèlent aux Français « les ratés du Président. »
Il dispose encore de 4 ans devant lui pour changer les esprits soumis à l’emprise néfaste des faiseurs d’opinions pour qui tous les coups sont permis. Ceux qui ont profité de mai 68 pour prendre le pouvoir, et qui s’y accrochent désespérément. Ceux qui font râler les Français sur leur quotidien mais qui critiquent toute réforme, laissant la France dans cet immobilisme qui leur convient bien.
« Il faut rechercher le bien du peuple et non satisfaire à ses désirs », disait David Ben Gurion
Ainsi s’exprime la sagesse des grands hommes qui font l’histoire.
Le doute a toujours été le principal ennemi des hommes de conviction.
J’espère que Nicolas Sarkozy saura le dissiper et reprendre rapidement son combat pour éloigner la France de ses démons qui la rongent depuis des décennies, et ceci, sans tomber dans le piège des sondages favorables à la France qui freine.
J’espère qu’il reviendra bientôt en Israël pour y tenir cette fois les propos d’un ami véritable, sûr de lui, mais pas dominateur.
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lundi 16 juin 2008
Petite histoire d’orientation
Il y a quelques temps, je me rendais sur un site d’information en ligne d’une chaîne de télévision publique, non pas pour avoir des nouvelles bien entendu, mais pour savoir comment ces dernières étaient retranscrites par nos journalistes présumés.
Je lis donc:
sans plus de précisions.
Encore une belle image qui alimente le mythe « des pierres contre des chars», « du faible contre le fort », « du pauvre contre le riche » si cher à nos amis en quête de clichés pour entretenir la haine et par conséquent, leur gagne-pain.
Je reprends donc les dépêches originales d’agences de presse sur lesquelles, en fait, deux versions s’opposent : d’après les sources palestiniennes d’une part, il lançait des pierres, mais d’après les sources israéliennes, il était armé. Tiens donc. Pourquoi le journaliste a-t-il cru bon d’omettre complètement la version israélienne, pour présenter la version palestinienne comme un fait avéré ?
Je contacte donc le rédacteur en chef et nous regardons ensemble les dépêches des agences de presse à partir desquelles a été tirée l’information. « Ah oui, me dit-il, vous avez raison, nous allons corriger. »
Satisfait d’avoir affaire à un homme honnête, j’attends patiemment la nouvelle mouture. Elle ne tarde pas à arriver. Cinq minutes après je lis :
« un Palestinien a été tué alors qu’il lançait des pierres. L’armée israélienne affirme qu’il était armé »
Je contacte à nouveau mon interlocuteur pour lui signaler que la nouvelle version est encore pire que la précédente.
« Ah, bon ? Pourquoi ? Les deux versions figurent maintenant ? Qu’est ce qui ne va pas ? » Me rétorque-t-il.
Je commence à me demander sérieusement s’il le fait exprès ou s’il le fait exprès (la répétition n’est pas une erreur: elle est tout à fait volontaire. Elle agit comme un décontractant devant ce qui m’apparaît de plus en plus comme de la mauvaise foi).
Lui laissant toujours le bénéfice du doute, j’entreprends de lui compléter les cours d'objectivité qu’il a certainement du rater quand il suivait l’école de journalisme.
« Mais Monsieur, lui dis-je, quand vous écrivez qu’il jetait des pierres sans mentionner votre source en l’occurrence palestinienne, le journaliste objectif que vous êtes sensé être, entérine cette version comme étant la vérité. Par conséquent, la présentation de la version contradictoire israélienne devient forcement un mensonge. »
Là, tout en restant poli, il me fait comprendre que je pinaille, que lui et son équipe essaient d’aller au plus bref, que les deux versions sont maintenant présentes, que leur présentation, à son sens, est identique, et que je devrais en quelque sorte, lui lâcher les baskets.
A ce moment là, je n’ai plus de doute : il le fait bien exprès.
J’ose alors une dernière requête: « Monsieur, puisque vous estimez que la présentation des versions est identique, je vous propose un compromis que nous satisfera tous les deux. Pourquoi n’écrivez-vous pas:
Après un bref silence, il se souvient soudain qu’il a une réunion urgente et qu’il doit clore notre conversation.
« Certainement une réunion d’orientation », songeais-je.
La version défavorable à l’état juif restera inchangée.
Certes, ce n’est pas grand-chose.
Une goutte d’eau viciée dans la mer n’a jamais tué personne, mais une mer de gouttes d’eau viciée peut à la longue affecter les capacités de discernement de populations entières.
C’est ainsi qu’à force de boire la tasse, 59% des Européens considéraient Israël comme la « menace la plus sérieuse pour la paix dans le monde ».
Alain Legaret
vendredi 30 mai 2008
1967: et la lumière fut?
Non, 1967 n'est pas l'année de la création du monde.
En échange de la paix, les Arabes palestiniens "modérés" affirment vouloir "récupérer la totalité de leurs territoires" conquis par Israël en 1967 à savoir: la Judée-Samarie (appelée Cisjordanie par les révisionnistes), Gaza et Jérusalem Est.
Pourtant, avant 1967, l’ensemble de ces territoires étaient arabes, en l'occurrence, égyptiens et jordaniens (en réalité, ils n'ont jamais été palestiniens, contrairement au mythe largement entretenu par les mêmes révisionnistes pour justifier le "vol de terres" par les Juifs). Donc en toute logique, pour créer "leur état sur leurs territoires" comme l'aiment à le revendiquer les Arabes palestiniens, ils auraient du s'en prendre alors à l'Egypte et à la Jordanie. Que nenni!
Car ils étaient déjà à l'époque, uniquement occupés à s’attaquer aux Juifs de Jérusalem ouest, de Tel-Aviv, de Haïfa, enfin partout où il leur était possible d'en tuer un maximum, exactement comme ils le font aujourd'hui.
A la lumière de ces données vérifiables par tout un chacun, mais étrangement ignorées par la communauté internationale, il est illusoire de penser que donner aux Arabes palestiniens les territoires qu’ils réclament aujourd’hui, mettra un terme à leurs attaques. Et pourtant, cela fera bientôt cinquante ans que cette exigence sert de base à toutes les tentatives qui sont ou ont été faites, au règlement du conflit, avec évidemment le succès que l’on sait.
« Les territoires contre la paix », martèlent sans cesse les amnésiques qui ont aussi oublié comment la seconde guerre mondiale a commencé.
Alain Legaret
lundi 17 mars 2008
Israël a peur de l’opinion mondiale
Washingtontimes.com
15 mars 2008 - Adaptation française de Sentinelle 5768 ©
Alors que les ennemis d’Israël considèrent le problème de la Palestine, l’Etat juif, avec le premier ministre le plus faible et le plus impopulaire de son histoire, et une armée qui a échoué dans la seconde guerre du Liban, se trouve en chute libre politique, militaire et dans ses relations publiques. Son armée n’intimide pas ni ne défait ses ennemis. Malgré des éliminations ciblées répétées, des barrages et des incursions, les terroristes continuent d’envoyer à leur gré des roquettes et des missiles sur Israël. La raison majeure, selon leur opinion et la mienne, est la peur paralysante d’Israël d’une opinion mondiale négative, et de provoquer des victimes civiles ennemies. Comme Fouad Ajami de l’Université John Hopkins l’a observé, le terroriste : « travaille toujours avec toutes les ficelles de la société qui le couvre ».
Aussi, si l’Etat juif ne maîtrise pas ses craintes et n’inflige pas plus, et non pas moins, de dommages collatéraux sur les lieux d’où provient la terreur, il mourra sûrement.
Ceux qui veulent la destruction d’Israël et y travaillent ne se réduisent pas du fait du meurtre de civils innocents. Ainsi, ils ne sont pas impressionnés par la politique défaillante d’Israël visant à limiter en s’excusant de telles victimes, puis en quêtant le pardon de la part d’un monde qui cache son antisémitisme politiquement incorrect derrière un antisionisme politiquement correct.
Les ennemis seraient plus impressionnés si Israël suivait l’adage de son ancien Chef d’Etat Major Général, le Lt Général David Eleazar. Après un raid de commando en 1973 à Beyrouth, durant lequel une italienne âgée de 70 ans fut tuée, le Lt Général Eleazar exprima ses regrets mais ajouta : « Israël ne s’en tiendra pas aux règles d’une guerre partielle ; les guerres ne sont pas gagnées avec une défense puissante ».
Les ennemis d’Israël se souviennent, même si les dirigeants d’Israël l’ont oublié, que l’Allemagne, l’Italie et le Japon se sont rendus en 1945 uniquement parce que la puissance alliée les a écrasés, et leur a fait perdre la volonté de combattre et d’être dirigés par des perdants, politiques et militaires. Les ennemis d’Israël se souviennent, même si ses chefs politiques et militaires l’ont oublié, que les puissance de l’Axe ont été défaites uniquement parce que les puissances alliées leurs ont appliqué une force supérieure, lentement, mais soutenue au cours de plusieurs années très sanglantes.
Et les ennemis d’Israël se souviennent, même si les dirigeants politiques et militaires d’Israël l’ont oublié, qu’éviter des victimes civiles chez l’ennemi n’a jamais été un sérieux problème pour l’Amérique de Frank Delano Roosevelt, la Russie de Joseph Staline, ou la Grande Bretagne de Winston Churchill.
Israël doit aussi cesser de devenir fou furieux quand l’un de ses soldats ou civils est enlevé. Cela arrive à la guerre. Il doit cesser de libérer des centaines ou des milliers de combattants ennemis contre un ou deux de ses citoyens.
Suivant tous les calculs, il est légitime de sacrifier un soldat pour en sauver 10, 10 pour en sauver des centaines, des centaines pour en sauver des milliers, et des milliers pour en sauver des millions. Du fait de la symbiose entre la victoire et les victimes civiles, Israël doit aussi appliquer ce principe à ses victimes civiles. Au cours de la guerre d’indépendance en 1948, pour établir leur Etat, au moins un pour cent de la population d’Israël – alors de 650.000 – ont donné leur vie. Mais aujourd’hui, alors que la population d’Israël est dix fois plus importante, ses dirigeants se trompent en croyant que les Israéliens ne sauraient pas endurer un pourcentage bien inférieur de morts pour préserver leur Etat.
Les Israéliens doivent cesser de s’inquiéter de l’opinion mondiale. La seule opinion qui compte, et uniquement dans la mesure où elle ne menace pas l’existence d’Israël, est celle de la communauté juive de Diaspora et l’opinion américaine. Pendant la Guerre au Liban en 2006, les Américains, depuis le Président Bush jusqu’à l’homme et à la femme de la rue, espéraient et priaient pour que les Israéliens soient beaucoup plus audacieux qu’ils ne l’étaient et l’emportent victorieusement. Pour survivre, Israël devra combattre selon les règles de ses voisins. La première règle est : « Ne laisse jamais la peur de victimes surpasser ton évaluation militaire ». La deuxième règle est : « Si tu ne remportes pas la victoire sur ces voisins, tu perds, et tu le mérites ».
Edward Bernard Glick, author of "Between Israel and Death," is a professor emeritus of political science at Temple University.
jeudi 13 mars 2008
Des moralistes si indulgents
Quand on tue intentionnellement des civils à Madrid, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Bali, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Beslan, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Louxor, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Londres, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Casablanca, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Djerba, c’est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Moscou, c’est du terrorisme.
Mais quand on tue intentionnellement des civils à Jérusalem, pour des organes de presse comme Libération ou encore Le Monde, ç’est soudain de l’activisme.
C’est vrai qu’assassiner des adolescents juifs en train d’étudier, était aussi considéré par les nazis comme un acte de guerre.
Même le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas condamné cet attentat du 6 mars dernier à Jérusalem où un terroriste palestinien a ouvert le feu dans la bibliothèque d’une école talmudique pour y tuer un maximum d’élèves.
Malheureusement cette complaisance ne nous surprend même plus, mais reste tout de même riche en enseignements :
En effet, quand les moralistes sont aussi conciliants avec la barbarie, devenir leur bouc émissaire représente un véritable gage de respectabilité.
Alain Legaret
13 mars 2008
mardi 4 mars 2008
L’antisémitisme, responsable des derniers combats à Gaza
Depuis, les villes israéliennes limitrophes de ce territoire sont constamment bombardées.
Pour tenter de mettre fin à cette situation, l’armée israélienne a pénétré de nouveau dans la bande de Gaza samedi 1er mars 2008.
Immédiatement, le concert des Nations s’est fait entendre pour condamner Israël.
Hommes politiques, responsables de tel organisme officiel et de telle organisation internationale, grands spécialistes et petits journalistes tous unis dans la condamnation unanime de l’Etat Juif. Du seul Etat Juif au monde.
Les voilà qui sortent enfin de leur torpeur. Mais où étaient-ils tous ces épris de paix lorsque pendant plus de deux ans, les habitants de Sdérot étaient bombardés quotidiennement?
Pourquoi aucune voix n’est venue perturber le fracas régulier des missiles palestiniens frappant les maisons et les écoles israéliennes depuis 2005 jusqu’à 2008 ?
Est-ce qu’une situation dans laquelle les Juifs, hommes, femmes, et enfants, sont pris pour cible jour après jour est une situation normale à leurs yeux au point que nul journaliste n’en parle, que nul homme politique ne proteste, que nul responsable de tel organisme officiel ou de telle organisation internationale ne demande que cessent ces tirs sur la population juive ?
Pourquoi toutes ces personnes bien intentionnées ont-elles observé un silence de plus de deux ans quand seuls les Juifs étaient visés ?
Comment les mêmes osent-ils aujourd’hui se lever sans honte aucune, pour condamner en chœur la riposte israélienne alors que durant plus de deux longues années, ils n’ont rien dit ou fait pour dénoncer ou faire stopper les missiles tirés à partir de Gaza ?
Le Juif doit–il accepter d’être assassiné dans le silence des Nations sans que rien ne soit tenté pour le sauver?
Est-il encore si difficile pour le monde de se défaire de ses vieilles habitudes ?
Alain Legaret
4 mars 2008
vendredi 29 février 2008
Yes Comment
En riposte, une roquette palestinienne tirée dans le Sud d’Israël a fait une victime. »
Journal Télévisé de 20H de TF1 du 27 février 2008.
jeudi 28 février 2008
Kadima doit disparaitre קדימה צריכה להתפרק
יצאנו מעזה, קיבלנו קסמים על הדרום
היום הממשלה רוצה לתת חלק מירושלים הבירה כי הם חושבים שמרכז הארץ יותר מדי שקט .
תוצאות מדיניות קדימה הן ברורות : להכנע לטרור, לתת את ארץ ישראל לערבים ולתת ליהודים למות
הם לא מביאים שלום אלא בושה מוות ומילחמות בכל החזיתות
On est sorti du Liban, le Nord du pays a été bombardé de Katiouchas.
On est sorti de Gaza, le Sud du pays a été bombardé de Kassams.
Aujourd’hui, le gouvernement veut donner une partie de la capitale Jérusalem parce qu’il considère que le centre du pays est trop tranquille.
Les résultats de la politique de Kadima sont clairs : la soumission au terrorisme, la terre d’Israël aux Arabes, et la mort pour les Juifs.
Ils n’amènent pas la paix mais la honte, la mort et la guerre sur tous les fronts.
Alain Legaret
vendredi 15 février 2008
Yes Comment
Les sondages en Espagne ne veulent rien dire. On sait très bien depuis les élections qui ont mené au pouvoir Zapatero, que ce sont les islamistes qui décident de la politique du pays.
Jusqu'à nouvel ordre...